J’avoue que cette affiche annonçant l’exposition « Chrétiens d’Orient, 2000 ans d’histoire » m’a mis mal à l’aise. Non pas en raison de l’hommage qui leur est rendu mais parce que cet hommage a lieu dans l’enceinte de l’Institut du monde arabe et qu’il ressemble bigrement à une couronne mortuaire déposée par un assassin sur la tombe de sa victime.
On pourrait même dire qu’il y a une certaine indécence à retracer l’histoire de ces chrétiens dans un établissement consacré au monde arabe alors que les musulmans achèvent aujourd’hui de les chasser du Moyen Orient et de massacrer ceux qui restent.
Une tragédie qui dure depuis des décennies, que le monde regarde avec une certaine indifférence alors qu’il se scandalise bruyamment de celle des musulmans de Birmanie. Je suppose que le pape qui demandait plus ou moins aux chrétiens d’Orient de tendre l’autre joue va peut-être pleurer (s’il ne l’a pas déjà fait) sur le sort des Rohingyas (voir « La nouvelle »).