« Je serai d’une détermination absolue, je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes,… Ne cédez rien, ni aux égoïstes, ni aux pessimistes, ni aux extrémistes. Je ne veux pas que dans quinze ans, un autre président dise “c’est pire encore”.
Cette déclaration de Macron a été faite hier devant la communauté française de Grèce. Je suppose que les commentaires ne vont pas manquer. Pour ma part, j’aurais trois remarques à faire :
D'abord, le président Macron devrait suivre l’exemple de ses prédécesseurs et éviter de parler - comme il semble en prendre l’habitude - de politique intérieure française à l’étranger et toujours pour tancer ses compatriotes. Qu’il sache que ce qu’il dit en dehors de la France arrive tout de même aux oreilles des Français et que ceux-ci n’aiment pas trop que l’on se foute de leur gueule devant des étrangers.
Ensuite, tout intelligent qu’il prétend être, on ne saurait être plus maladroit que d’insulter les opposants à ses réformes car une telle sortie ne peut que les mobiliser et accroître leur nombre. Certes, il n’utilise pas la langue de bois mais en la maniant de cette façon il risque de faire une fausse route.
Enfin, il compte rester longtemps à l’Elysée puisqu’il évoque une perspective de 15 ans pour « un autre président ». Mais de bourde en bourde, on finit par s'embourber.