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Avis de disparition

 

A vrai dire, cette disparition est déjà ancienne, et elle avait même été signalée il y a au moins vingt ans par Jean-François Revel, qui fut un observateur lucide et caustique de nos travers. Il avait constaté dans ses mémoires la disparition du flemmard dans les salles de classe. Cet élève nonchalant qui se mettait volontiers à l’abri au fond de la classe en tentant de se faire oublier près du radiateur, regardant voler les mouches et écoutant tomber la pluie plutôt que la voix du professeur.

Le flemmard d’antan n’était pas spécialement fier de l'être, il savait bien qu’il ne faisait pas ce qu’il aurait fallu pour être au niveau des autres. Il était seulement en réserve de la République, prêt à la réintégrer pour peu qu’on le pousse un peu.

Par un glissement subtil que permet le langage du « politiquement correct » : le flemmard responsable de sa flemme n’existe plus, il est remplacé, comme l’avait observé Revel, par l’élève « en échec scolaire », « fléau anonyme qui s’abat sur le malheureux comme la pluie ou la rougeole ». Le paresseux (en admettant qu’il n’est pas idiot) n’est plus responsable de sa paresse et de son échec, c’est l’école et ses enseignants qui en sont responsables, pour ne pas dire l’ensemble de la société à qui incombe de toute évidence le résultat des études.

Le flemmard d’antan ne revendiquait rien, sinon qu’on lui fiche la paix, l’élève frappé injustement par « l’échec scolaire », se moque des premiers de la classe, mais revendique la réussite comme un droit, parfois violemment, et si ce n’est pas lui, ce sont ses parents qui ne comprennent pas pourquoi leur génial enfant ne réussit pas sans travailler.

Avis de disparition

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C
Je partage ce constat. J'ajouterais juste un détail : le cancre nouvelle version a une peur bleue de son père qui n'hésite pas à menacer de le renvoyer au bled s'il n'a pas de meilleur résultat.<br /> Le véritable fléau, c'est le cancre avec une maman monoparentale inculte, analphabète, sans aucune autorité, totalement soumise à son ado qui est "l'homme de la famille" et qui n'hésite pas à agresser physiquement tous ceux  qui manquent de respect à "son homme".
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P
Pour répondre à votre réponse, les enfants asiatiques arrivés récemment ne souffrent pas à l'évidence de ces handicaps social, familial et culturel. mais je m'arrêterai là. On devine aisément pourquoi.
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S
C'est la faute à la société.<br /> Le boulet racailleur est là jusqu'à 16 ans. Il traite le bon élève de bouffon. Et oblige l'instit à négocier, et non à instruire.<br /> En ce qui concerne la société, peut-être bien que l'EdNaze produit ce qu'on lui demande de produire.<br /> De mon temps, on sélectionnait. Le primaire, les meilleurs élèves étaient présentés au concours d'entrée en 6ème. Les moins bons, mais sachant lire, écrire et compter, étaient présentés au certif. Les cancres, contents, allaient en apprentissage.<br /> Le collège, puis le lycée, fournissaient les étudiants des facs. Le brevet et le premier bac fournissaient les employés de bureau. Avec le certif, on pouvait postuler aux emplois subalternes des entreprises et administrations. Et l'apprentissage permettait aux heureux cancres de trouver des emplois qualifiés dans l'industrie.<br /> C'était les années de plein emploi. Les femmes à la maison, donc 50% de moins sur le marché de l'emploi.<br /> Puis on a dit que la sélection n'était qu'un pourvoyeur de main d'œuvre pour le patronat exploiteur. L'EdNaze produit de l'égalité. Résultat :  France : 25e/65 au dernier classement PISA. Devant la Grèce. Quand même. Et le bobo contourne la carte scolaire. Tout en donnant des leçons de vivre-ensemble.<br />  
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P
Dans la plupart des cas, le flemmard pouvait mais ne voulait pas.<br /> Celui qui est en échec scolaire souffre souvent d'un gros handicap social; familial et culturel quand ce n'est pas -en plus- linguistique.
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L
Même les flemmards ne sont plus ce qu'ils étaient, cependant vous aurez des pauvres gens un peu faibles de la tige ou alors trop rouges qui vous demanderons de prendre en pitié les cancres qui menacent pourtant l'éducation nationale tout entière !<br /> Tout change, mais pas en bien!
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