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La gauche n’est plus ce qu’elle était

Les catégories sociales que la gauche défendait ont fondu : le profil de l’économie change, les usines ferment, se délocalisent, le prolétariat s’est en partie transporté sous d’autres cieux. Les classes pauvres votent de moins en moins pour la gauche à qui il reste les descendants d’immigrés, ce qui pousse justement les démunis « de souche » à voter ailleurs.

C’est qu’il faut avoir les moyens pour être de gauche ou « progressistes » ou écologistes. De quoi vivent les « zadistes » ? Les participants à « Nuit debout » passaient des heures à discuter place de la République, même la journée. Pour celui qui travaille cela ne devait pas être facile, à moins de ne pas travailler ou peu ou d’être entretenu.

La gauche ne défend plus des gens, sauf de façon ponctuelle lorsqu’ils sont menacés de licenciement. Elle ne défend plus le peuple mais des idées transmutées en valeurs affirmées comme universelles. Mais dont le bon peuple se fiche un peu ; en HLM, et souvent au chômage, il a d’autres problèmes.

Curieusement ces idées elles-mêmes sont contradictoires.

D’un côté les « progressistes » luttent pour abolir les différences corporelles :

D’abord, entre les sexes. Le sexe biologique étant un « présupposé », le choix du sexe va de soi. Ce qui tend à supprimer une valeur qui, pour une fois, paraissait solide.

Ensuite, entre les orientations sexuelles, ce qui me semble plus sensé.

Enfin, entre les caractères morphologiques distinctifs des individus, comme on l’a vu récemment où un noir (ce qui n’a, bon dieu, rien de péjoratif) est devenu un « individu à la peau de couleur noire », précaution oratoire finalement méprisante.

D’un autre côté les intellectuels qui se disent de gauche défendent les différences idéologiques et de moeurs :

La diversité enrichissante, le multiculturalisme, le communautarisme, les vêtements distinctifs recouvrant le corps honteux des femmes. Et toujours dans le paradoxe, ils défendent l’islam au nom des droits de l’homme et de la femme, alors que cette religion en est la négation.

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S
La gauche continue de penser que la radicalisation islamique s'explique par les inégalités. Elle qui brandit les Valeurs de la République à chaque occasion, même la plus futile, ne lève jamais l'étendard quand il s'agit de l'importation massive de populations hostiles aux valeurs occidentales.
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S
L' utopie reste toujours plus belle et désirable que la triste réalité...<br /> Une actuelle est de croire qu'en se frappant la poitrine au nom d'un repentir des actions passées de nos aïeux, le Coeur des tenants de la r a t p que nous subissons plus ou moins volontairement, en sera automatiquement attendri. Eux sont d' ailleurs automatiquement supposés n' avoir eu que des aïeux irréprochables...
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C
Je partage le constat. Je crois que la gauche telle qu'elle est aujourd'hui est condamnée à disparaître puisque le monde tel qu'elle l'imagine et le souhaite ( industrialisé, salarié, productiviste, individualiste, angélique et donneuse de leçon à la fois) est en train de disparaître.<br /> Mais une autre lui succédera, n'en doutons pas. Reste à savoir à quoi elle ressemblera.
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L
Ils ont fait quelques petites transformation, mais tout le monde n'en a pas profiter...<br /> Par contre pour ce qui concerne les idées, ils ont toujours voulu (et continuent) imposer les leurs, jamais de gré mais de force!
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P
L'idéologie de la gauche qui se soucie des travailleurs (en réalité des salariés par opposition aux patrons) a fait de ces avantages des privilèges. Quelle différence entre un salarié d'EDF et un ouvrier agricole! Pour ne pas parler de la différence entre ce même électricien et un artisan qui est à son compte. Je le vois tous les jours avec ceux qui travaillent chez moi. L'un d'eux a un genou enflé et ne va pas voir le médecin car il n'a pas le temps de passer une demi-journée dans sa salle d'attente et perdre ainsi une demi-journée de revenu.<br /> Vous connaissez mieux que moi la condition des médecins libéraux qui, pour certains, ont déjà fait leurs trente-cinq heures hebdomadaires le mardi soir. Mais ils ne sont pas salariés, ce ne sont donc pas des travailleurs au sens où la gauche l'entend. Et, si ce ne sont pas des travailleurs, ce sont des privilégiés.
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P
Je ne suis pas loin de penser comme Livia. Les idées généreuses sont devenues des bons sentiments, l'espoir d'un avenir meilleur s'est transformé en défense des avantages acquis. Il ne reste que le pire: créer l'homme nouveau.
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L
La gauche a toujours été une catastrophe pour les pays qui ont eu la sottise de leur donner du pouvoir!
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