Ces accords ont transporté, en quelque sorte, la frontière franco-anglaise en France, les contrôles devant s’effectuer à l’entrée du tunnel sous la Manche.
Il se trouve que les clandestins veulent tous rejoindre l’Angleterre, et ceux qui ne peuvent pas y parvenir restent sur le sol français alors, qu'inversement, peu veulent rejoindre la France à partir du Royaume-Uni.
Les bidonvilles ainsi créées risquent fort de se pérenniser et de constituer à la longue de nouveaux quartiers des agglomérations voisines car les migrations, qui seront sans doute aggravées dans l'avenir par le réchauffement climatique, ne sont pas près de cesser.
Ces accords apparaissent ainsi à l’usage très défavorables à la France quand on voit ce qui se passe sur le littoral du nord.
On comprend la déclaration de Sarkozy :
"Je demande l'ouverture d'un centre de traitement des demandes d'asile pour tous ceux qui sont à Calais en Angleterre, de manière à ce que les Anglais fassent le travail qui les concerne"… « Qu’ils (les britanniques) organiseront des charters pour renvoyer chez eux les gens dont ils ne veulent pas."
L’ennui est que celui qui a signé en Février 2003 ces accords en tant que ministre de l’intérieur est justement Nicolas Sarkozy…
