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Nous nous ouvrons au monde

 

Nous nous ouvrons au mondeIl fut un temps où les Européens et notamment les Français et les Anglais prenaient des risques, affrontaient climats malsains, maladies inconnues et hostilité pour créer des colonies de par le monde.

Ce temps périlleux est heureusement passé. A présent les colonies viennent à nous. Elles viennent nous enrichir à domicile.

La France a non seulement la chance de récupérer des contingents francophones de ses anciennes colonies africaines avec lesquelles elle continue à tisser des liens étroits, mais également de bénéficier, sans se déplacer, de colonies où elle avait regretté jadis de ne pas pouvoir s’installer en raison de la concurrence avec la Grande-Bretagne.

C’est ainsi que nous nous ouvrons au monde en éparpillant de petites colonies dans l’hexagone, les Anglais n’en voulant plus, de Syriens, d'Irakiens, de Pakistanais, d’Afghans, de Somaliens, d’Erythréens, et même de Soudanais qui semblent vouloir s’attacher à nous.

Comme quoi, le monde est bien défait.

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P
Il reste le fait principal: aux colonies (comme on disait à l'époque) le blanc était le roi, les autochtones étaient dans la majorité des cas traités en inférieurs "racialement parlant" et mal traités. Et ce par la plupart des Européens présents sur place. Cela laisse des traces dans les mentalités.
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S
Pour le cynisme, que le médecin se rassure, les initiatives sanitaires occidentales n'ont pas encore tout à fait, mais presque, anéanti la médecine traditionnelle (médecins-feuilles). L'OMS s'en est alarmé, et on dépêche des chercheurs recueillir les savoirs ancestraux rebaptisés "ethnopharmacologie". Des fois qu'il y ait un nouveau Taxotère à exploiter. 
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D
Les ONG ont remplacé la charité de jadis avec les mêmes effets pervers. Je suis navré d'approuver votre dernière phrase. L'humanisme se retourne contre les humains.
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C
Ben alors ? maintenant, en voyant votre fatalisme envers l'immigration massive, je ne comprend pas votre réaction négative à l'aide au Tiers Monde. On dépense de toute façon beaucoup d'argent pour accueillir  et entretenir les migrants chez nous. Pourquoi ne pas payer pour qu'il reste chez eux ? Que les dictateurs s'enrichissent, c'est un problème mais s'ils réussissent à endiguer cette émigration massive dommageable aussi pour l'avenir de leurs pays, ce serait tout bénèf pour nous.  <br /> Après tout, il n'y avait pas de "migrants" syriens et libyens  avec des Bachar et des Kadhafi  tout puissants. <br /> En tout état de cause, la mondialisation, les flux migratoires, c'est nous qui les avons imposé au monde, pas les Africains. On ne peut pas retourner en arrière. On ne peut pas répondre indéfiniment non à tout et leur demander de rester crever chez eux sans dire un mot. C'est au plus fort de prendre l'initiative. <br /> Je pense que les solutions devraient venir très rapidement car les excès "islamistes" mettent bien en évidence qu'en matière d'immigration, il y a bien un "seuil de tolérance" ( vieille notion abandonnée à tort) à ne pas dépasser.
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P
La dialectique du fort et du faible. Si ces migrants arrivaient armés et voulaient nous envahir par la force aussi méritants qu'ils puissent être (affamés, persécutés, menacés de mort), nous les repousserions. C'est leur faiblesse qui fait leur force. Faiblesse dont ils usent et abusent. Et c'est notre force qui fait notre faiblesse.
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P
Dans ce domaine, la morale arrive après l'intérêt. A part les missionnaires qui se croyaient le devoir d'évangéliser les habitants des autres continents pour leur bien, les colonisateurs ont, en premier lieu, été animés par leur intérêt. Mais ils ont aussi cru en leur mission civilisatrice au nom d'une prétendue supériorité qu'ils mesuraient à l'aune de leurs propres critères. Ils ont certes exploité et asservi les populations locales et se sont approprié les ressources naturelles mais ils ont construit des routes, édifié des villes, apporté ce qu'ils pensaient être "les bienfaits du progrès". Ils auraient pu se contenter d'exploiter des gisements et d'en emporter le minerai, d'abattre des forêts pour en envoyer le bois en Europe et d'aller chercher des esclaves en Afrique pour les faire travailler en Amérique en laissant les populations locales dans l'état où elles se trouvaient.<br /> En fait, ils auraient pu faire ce que les Africains d'aujourd'hui reprochent aux Chinois.<br /> Que les Africains ou les peuples de certains pays d'Asie aient le sentiment d'avoir été perdants est une autre histoire.<br /> Comme est une autre histoire le génocide des Amérindiens. Génocide qui, selon certains, se poursuit de nos jours de manière moins violente mais réelle.<br /> La morale, je l'ai dit au début, n'a que peu à faire ici. Tout est question de rapport de force. Quel que soit l'emballage moral qu'on met autour du problème posé par les migrants, il faut admettre qu'ils sont les plus forts et qu'aucun gouvernement n'est en mesure de les empêcher de venir chez nous (les expulsions ne sont que peanuts en regard de l'afflux de migrants), de même que l'empire romain agonisant ne pouvait pas endiguer la venue des barbares qu'il a longtemps contenu sur le limes quand les légions étaient invaincues.
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C
Le post scriptum sur l'aide à l'Afrique était accessoire.<br /> Mon propos principal était que, vu de l'extérieur, la "race blanche" qui n'occupait au départ qu'UN continent sur cinq en a conquis DEUX autres  et les a peuplé en remplaçant  les populations autochtones. <br /> On peut donc trouver assez drôle  que parmi ceux qui ont si allègrement "remplacé" les autres, on en trouve certains qui crient leur peur panique d'être eux-mêmes "remplacés". <br /> PS : je ne crois pas du tout au grand remplacement. Je m'amuse juste des ironies de l'Histoire.
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C
L'Europe n'a pas fait que coloniser et décoloniser. Elle s'est appropriée par la force  (et a accessoirement peuplé) deux continents supplémentaires (l'Amérique et l'Océanie). <br /> Sans tomber dans la repentance historique, on peut au moins comprendre que les intellectuels du Tiers Monde l'ont mauvaise en nous entendant dire aujourd'hui " nous ne pouvons pas accueillir toute la misère du monde". <br />  <br /> PS : je précise (pour ne pas être mal compris)  que ma position générale et à long terme est que nous avons le devoir non pas de recevoir toute la misère du monde, mais au moins d'utiliser une partie de notre richesse pour aider les pays pauvres et inciter leur population à rester et a travailler chez eux. 
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S
Ils nous prennent pour des gros pleins de bière faciles à berner. Des cons. Et c'est ce que nous sommes. Bons et cons. Et quand ils n'arrivent pas à nous berner, ils utilisent la menace et l'intimidation. Et ça marche, on s'écrase, d'autant que les assos antiracistes nous culpabilisent. Responsables et coupables. Repentir ! Repentir ! On se fait tout petits, accablés par tant de reproches.
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L
 <br /> C'est exactement ce que je reproche à nos ancêtres d'être aller là-bas et d'en avoir (déjà à l'époque) ramenés chez nous, qui bientôt ne sera plus chez nous si nous ne prenons pas  des mesures à "l'anglaise)!<br /> Mais quel provocateur vous faites !
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S
Je pense que nous avons, peut-être indirectement et par inadvertance, colonisé le Pakistan, l'Erythrée, voire le Congo belge ? Nous les avons colonisé moralement. Ils sont donc en droit de nous faire le coup de la colonisation à rebours. On révolte ceux qu'on a semés.
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