Pour la 19ème édition du protocole de « Alerte enlèvement », le message décrivit le père ayant enlevé l’enfant comme étant de « race noire ». Ce qui souleva des protestations (sur les réseaux socialement chatouilleux), car, comme chacun le sait, les races n’existent pas dans l’humanité, seules les associations antiracistes existent, l’appellation « antiraciste » ne les prive cependant pas d'objectif.
Devant l’impair commis dans la précipitation, le ministère de la Justice rectifia le tir en publiant un nouveau message, mais en utilisant cette fois l’expression : « individu à la peau noire » en précisant ensuite de « couleur noire », afin d’éviter toute confusion. En effet « peau noire » pouvait être celle d’un charbonnier, alors que la peau est ici intrinsèquement noire.
Pourquoi ne pas avoir dit que le père était un noir, comme on dit un blanc, et il existe bien un « Conseil représentatif des associations noires de France ».
L’hypocrisie du politiquement correct finit, certes, dans le ridicule, mais aussi par aller à l’encontre de son but en maniant l’évitement jusqu’à la stupidité comme de s’interdire de parler de corde dans la maison d’un pendu.
Nous avons hérité du « politiquement correct » des USA, et curieusement dans ce pays on parle couramment (en particulier dans les articles scientifiques) de race caucasienne ou de race noire. Il n’y a aucune honte d’appartenir à l’une ou à l’autre de ces catégories.