A l'occasion de la visite en Italie du président iranien Hassan Rohani en ce début de semaine, le musée du Capitole de Rome a caché toutes ses statues représentant des sculptures de nus.
Je ne pense pas qu’à son âge ce vieux monsieur soit frustré au point d’avoir un rhumatisme de désir devant une statue sans voile. Mais il aurait pu être accompagné de quelques jeunes gens frustrés par une société à la fois pudibonde et obsédée par le sexe et qui ne seraient peut- être pas restés de marbre devant ces femmes au cœur de pierre.
Les Italiens ont préféré jouer la prudence, car imaginons un instant que ces jeunes gens frustrés aient confondu ces femmes parfaites avec des poupées gonflables ? Un accident est si vite arrivé.
Dans une société où les sexes sont séparés, où l’on ne touche pas une femme si elle n’est pas la vôtre, où la femme est impure, méprisée, recouverte de noir de la tête aux pieds dans l’espace public, inaccessible à moins de la violer, on pourrait aisément conclure que si la femme est utilisée pour la procréation, les hommes n’aiment vraiment que les hommes et ne se retrouvent qu’avec des hommes qui, s’ils ne sont pas mariés, sont aussi frustrés les uns que les autres.
On peut donc s’étonner que l’homosexualité entre hommes soient condamnée, alors qu’elle devrait aller de soi.*
Encore que…
* Les attributs du mâle ne manquent cependant pas d'émouvoir les Iraniens si l'on en croit cet extrait d'un article du Monde de Philippe Ridet : "Mais l'emballage, lit-on sur le site de La Repubblica, aurait pu être plus drastique encore. Les autorités iraniennes auraient également tiqué à la vue de la statue équestre en bronze de Marc-Aurèle devant laquelle devait se tenir la conférence de presse conjointe Renzi-Rohani. Ce ne sont pas tant les cuisses nues de l'empereur-philosophe qui posaient problème que les attributs du cheval. Manquait-il de planches pour recouvrir ce chef-d'œuvre de quatre mètres de haut ? Finalement la conférence de presse a été déplacée de quelques mètres."