Non, il ne s’agit pas de conserver son hymen pour trouver un mari dans les contrées où la virginité est un passeport exigé pour le mariage, là où les hommes ne veulent que des femmes à l’état neuf et non pas d’occasion.
Il s’agit de la proposition de la mairie de la bonne ville d’Uthukela, 670 000 habitants au sud-est de l’Afrique du Sud, de n’offrir des bourses d’études qu’aux jeunes filles vierges qui s’engagent à le rester pendant leur scolarité afin qu’elles se concentrent sur leurs études, en évitant les grossesses précoces, et la propagation du SIDA. L’abstinence ne concerne évidemment pas les hommes, pas du tout par sexisme, qu’allez-vous penser, mais, sans doute, parce que leur virginité est difficile à contrôler.
Et le maire de déclarer aux futures postulantes (car les études sont très chères en Afrique du Sud) : « Pour nous, c’est une manière de vous remercier pour votre pureté (drôle d’endroit pour la placer) et vous pouvez continuer à vous protéger les trois prochaines années, jusqu’à l’obtention de votre diplôme ou de votre certificat d’études ». En précisant que les bourses d’étude seront renouvelées tous les ans «si l’enfant est en capacité de fournir un certificat qui prouve qu’elle est encore vierge ».
En Afrique du Sud, les tests de virginité sont encore légaux dans un des pays où les viols et les agressions sexuelles sont les plus nombreux. Selon une étude de 2009 du Medical Research Council (MRC), seule une agression sexuelle sur 13 serait déclarée. On peut donc estimer que pour la seule ville d’Uthukela il y a eu l’an dernier environ 8000 agressions sexuelles (648 cas déclarés). Non seulement ces jeunes filles auront subi un viol mais leur bourse leur sera en outre supprimée, ce qui les empêchera probablement de continuer leurs études. (Source : Libération.fr).
Je ne pense pas que ces jeunes filles pourront trouver une consolation de la perte de leur hymen, en leur permettant en son absence de suivre une mode en vogue aux USA qui consiste à s’introduire dans le vagin de petites bourses en tissu remplies d'herbes variées. Elles sont vendues sous forme de "pack de deux mois", pour un prix allant de 85 à 480 dollars ! Ces sachets sont censés prévenir l’endométriose, les problèmes ovariens, calmer les contractions vaginales, ou nettoyer l’utérus, dans le cadre de cures « détox » (c’est plutôt le cerveau de ces dames qui devrait suivre une cure de « détox »). Les publicités font état de solutions naturelles (Ah ! la nature a bon dos et le bio aussi). L’une d’elles annonce que ces bourses peuvent même être utilisées pour lutter contre un rhume, façon originale de prévenir les éternuements. (Source : egora)
On peut donc en conclure, contrairement à ce que je pensais, que l’hymen est bien un indice de pureté, puisque certaines éprouvent le besoin, après l’avoir perdu, de placer ces bourses intra-vaginales pour la récupérer en suivant une cure intime de purification.