Photo de JORGE SAENZ / AFP
La course dite « du Dakar » qui se déroule en ce moment (38ème édition, s’il vous plait) en Amérique du Sud a, en une seule semaine, un palmarès déjà bien fourni avec le score enviable de dix blessés, dont trois graves (dès le prologue, ce qui est remarquable), et un mort fraîchement épinglé puisqu’il date du 9 janvier.
Rassurez-vous les pilotes sont sains et saufs, il ne s’agit que d’habitants de ces contrées perdues.
Le trophée mortellement percuté par une auto conduite par le Français Lionel Baud était un Bolivien de 63 ans qui se trouvait sur la piste au kilomètre 82 de la « spéciale » du jour, la bien nommée. Cet étourdi (je ne parle pas du pilote) semblait ignorer que des allumés s’amusaient à faire tourner inutilement des moteurs à explosion non loin de chez lui, à foncer le plus vite possible avec leurs bolides dont ils sont si fiers, en soulevant des nuages de poussière comme des queues de comète, en s’efforçant de polluer le plus possible, et en dépensant un maximum d’énergie pour un intérêt nul.
Non ! Ce n’est pas raisonnable.