Marine Tondelier est très en colère car dans le dernier sondage IFOP testant la popularité des éventuels postulants à la prochaine présidentielle ne figure aucun écologiste. J’ignore la raison pour laquelle cet institut de sondage n’en a pas fait figurer, mais il m’en vient une à l’esprit : dans le parti dit écologiste présidée par Mme Tondelier, il n’a trouvé aucune personnalité préoccupée par l’écologie que ce parti prétend défendre et soucieux de délivrer un message dans ce sens dans les médias. Par contre, il aurait pu trouver sans difficulté un sympathisant de l’islamisme et/ou des palestiniens, même proches du Hamas, sans doute en raison des préoccupations éco-féministes de ces derniers.
Illustration : Giovanna Garzoni : « Une tranche de pastèque »
Il roule des mécaniques dans le monde, il fait le généreux sans un sou en poche. Il finit par devenir ridicule et les autres le regardent avec un petit sourire en coin. Quand il va rentrer à la maison, il risque de se prendre une rouste, d'ailleurs sa famille ne veut même plus le voir.
Je pense qu’il serait imprudent que Donald Trump confie sa santé à son ministre de la Santé, le rejeton de la dynastie décadente des Kennedy, dont les croyances plutôt ésotériques ne sont pas rassurantes. S’il veut recevoir en bonne forme le Nobel de la paix, je conseillerais à Mr Trump de moins fréquenter les terrains de golf sur lesquels il passe au moins autant de temps qu’à gouverner.
Or, les terrains de golf font l'objet de traitements pesticides intensifs au niveau du practice et des fairways. De plus, aux Etats-Unis, l’usage des pesticides sur ces terrains est très répandu et pourrait être jusqu’à 15 fois supérieur à celui observé en Europe
Une étude cas-témoins : Rochester Epidemiology Project de 1991 à 2015, a été réalisée dans le but de déterminer l’impact de l’exposition aux pesticides sur139 terrains de golf. Elle a montré qu’il existe une association entre un lieu de résidence à proximité d’un terrain de golf et le risque de maladie de Parkinson (qui dépend d’une prédisposition génétique et de l’environnement). Plus la distance entre habitation et golf est réduite, plus le risque augmente. Ce risque est majoré pour ceux vivant dans les 1 à 3 miles alentours et tend à diminuer quand la distance séparant l’habitation du terrain augmente. Le risque de maladie de Parkinson diminue de 9 % à chaque accroissement d’un mile de l’éloignement avec un terrain de golf, et ce jusqu’à une distance de 18 miles. Le risque était augmenté à 126 % en cas d’habitation à proximité immédiate, dans la zone d’un mile, en comparaison avec celui des résidents vivant au-delà de 6 miles. La même association est retrouvée chez les individus vivant dans des zones où l’alimentation en eau côtoie un terrain de golf ou provient d’eaux souterraines pouvant être contaminées par des pesticides.
Je sais, Mr Trump, que cela va être dur d’abandonner votre sport, Ô combien favori, mais je vous aurais prévenu.
Illustration : Affiche de Amaury Dubois
Source : Krzyzanowski B, Mullan AF, Dorsey ER, et al. Proximity to Golf Courses and Risk of Parkinson Disease. JAMA Netw Open. 2025 May 1;8(5):e259198. doi: 10.1001/jamanetworkopen.2025.9198. (rapporté par le Journal international de Médecine)
« Constitue une association de malfaiteurs tout groupement formé ou toute entente établie en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, d'un ou plusieurs crimes ou délits punis d'au moins cinq ans d'emprisonnement. » Article 450-1 du Code pénal
Un ancien président de la République française vient d’être condamné pour « association de malfaiteurs », ce qui constitue à la fois pour la France une honte et la preuve de l’indépendance de la Justice dans notre pays, à moins qu’il s’agisse de son esprit de vengeance, ce qui, dans ce cas, doublerait la honte. A vrai dire, n’ayant pas connaissance du dossier et totalement incompétent pour le juger, j’ignore quels délits méritant 5 ans de prison étaient en préparation ou commis par ce groupement forcément politique mené par Nicolas Sarkozy.
Ce qui me fait penser qu’un parti politique est également une association, un groupement d’individus soutenus par des complices que sont leurs militants, s’entendant pour préparer ou commettre des faits, trop souvent des méfaits, c’est à dire des actes nuisibles, qui, sans tomber sous le coup de la loi, peuvent avoir des conséquences bien plus dramatiques pour la population que les faits délictueux dont est accusé Nicolas Sarkozy.
Ces deux dessins résument bien le fait que la victoire idéologique inattendue du Hamas après la promotion de sa barbarie du 7 octobre 2023 et sa responsabilité dans le massacre voulue de son peuple est supérieure à sa défaite attendue sur le terrain.
Ce tableau a été peint (1530-1540) par Rosso Florentino, peintre florentin, qui fut invité en 1530 à la cour de François 1er pour devenir le peintre du roi. Il représente l'accouplement de Jupiter sous la forme d'un cygne et de Léda qui, après cet exploit, pondit des oeufs dont naîtront la belle Hélène et Castor et Pollux. Comme on le sait Jupiter prisait beaucoup l'adultère animalier, j'avoue que j'ignore si c'est pour surprendre la victime de sa sexualité débordante ou pour se cacher de son épouse Junon. Léda parait endormie, ce qui laisse penser qu'elle fut droguée avant d'être violée et que cette triste pratique ne date pas d'aujourd'hui. La position de son sein me gêne un peu, il semble unique et central et la position de la main n'est guère naturelle. A partir de la taille, le corps est celui d'un athlète musclé. Or Michel-Ange est intervenu dans cette représentation et il avait le goût des hommes bien bâtis.
J'hésite. Dois-je commander une poupée en peluche Labubu qui fait le bonheur de beaucoup de gens fort connus, apparemment normalement constitués, et accroître la fortune colossale d'un communiste chinois ?
Ou acheter une tétine pour adulte qui commence à avoir du succès ?
Vous me direz que je peux prendre les deux : bercer une poupée en peluche tout en suçant une tétine.
« À l'avenir, chacun aura droit à 15 minutes de célébrité mondiale » avait dit Andy Warhol dans les années 60 du siècle dernier. La question est : comment y parvenir ? Les vecteurs aujourd’hui ne manquent pas, c’est le contenu à transmettre qui doit être soigneusement choisi pour que « ça prenne ».
Un certain Zucman vient de nous montrer que, sans être bien brillant, il suffit d’inventer un impôt nouveau pour que l’on parle de vous. Soulignons qu’inventer un impôt est à la portée de n’importe qui, même d’un débile mental et que votre nom est toujours associé à une taxe nouvelle. C’est donc une façon aisée de passer à la postérité même quand votre trouvaille n’est pas appliquée car on ne manque pas d’en discuter longuement, autant en fonction de sa position idéologique qu’en fonction de sa pertinence. Un autre avantage dans ce cas précis est que Zucman passe aussi pour un bienfaiteur, à l'égal de Robin des bois, car proposer un impôt touchant uniquement les riches est approuvé par tous ceux qui ne le sont pas, c’est à dire la majorité des Français dont un des traits dominants est la jalousie. Le Français a tendance à envier ce que son voisin possède et qu’il ne possède pas, qu’il s’agisse d’une maison, d’une voiture ou d’une femme pour un homme ou d’un homme pour une femme, une simplification, je sais, critiquable mais qui m’évite d’entrer dans la configuration inextricable des genres.
La devise de la France ne comporte-telle pas le mot « égalité » ? Le Français oublie volontiers qu’une égalité en droit n’est pas un droit à avoir la même chose que les autres, mais prendre un peu de ce que les autres ont, quelle qu’en soit la façon, n’est pas pour lui déplaire.
Illustration : Van Gogh : « La loterie nationale »
Ce matin sur la petite lucarne, un dirigeant syndical a trouvé la solution pour sortir le pays du marasme dans lequel il s’enfonce. J’ignore de quel syndicat il s’agit car désigné par des initiales dont je ne connais pas la signification, ayant renoncé à retenir les acronymes qui farcissent abondamment le langage administratif et scientifique. Bref, ce monsieur a sorti le fruit de ses réflexions : la France doit s’apaiser. Original.
Pour ma part, je n’ai jamais connu la France apaisée. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le pays a connu l’équivalent d’une guerre civile succédant à une défaite cuisante. Les Français qui avaient pactisé avec l’envahisseur lui fournissant police et milice pour lutter contre les Français qui voulaient s’en libérer, la majorité attendant que ça se passe. Les fameuses « trente glorieuses » ont connu les déchirements de la Guerre d’Algérie, la révolte estudiantine de jeunes plus turbulents que nécessiteux de Mai 68, avec bien sûr le déroulement régulier et attendu des grèves et des manifestations jusqu’à celles hebdomadaires des gilets jaunes et celles provoquées par le virus de la covid-19. Alors l’apaisement avec un pays divisé en trois, dont les représentants irresponsables se chamaillent, certains d’entre eux n’étant là que pour faire tanguer une barque en train de sombrer, n’arrivera qu’au fond de l’eau.
Cet article de Tristane Banon paru dans Franc-Tireur du 17/09/25 montre à quel point la religion islamique peut devenir folle et inhumaine pour ses propres fidèles. Mais que deviendront les mâles Talibans quand le bétail femelle, en voie d'extermination, sera devenu rare ? Vont-ils légaliser le viol collectif ou s'enculer en couronne ?
« Selon un sondage publié ce lundi par le prestigieux Washington Post, un parent américain sur six hésite à faire vacciner ses enfants, y compris avec les vaccins obligatoires. Les parents les plus réticents sont les blancs, républicains, très religieux et ayant moins de 35 ans. Selon les commentateurs, cette hausse de la méfiance vaccinale est due à l’offensive antivaccin menée par le ministre de la Santé Robert Kennedy. Le 3 septembre dernier, l’Etat conservateur de Floride a ainsi annoncé la fin prochaine de toute obligation vaccinale pour les enfants ». (Journal International de Médecine, le 16/09/25)
Cet entrefilet illustre le mal que peut faire un seul homme. Les historiens voient les choses de haut et perçoivent les évolutions globales. Et pourtant, c’est souvent un seul homme, faisant caca-pipi comme tout le monde, qui peut bouleverser le destin de populations entières. Il est inutile de citer tous les dirigeants qui ont modifié et qui modifient encore le destin d’un pays ou du monde. Et voilà qu’un farfelu qui dit avoir eu un ver dans le cerveau, affirmant n’importe quoi à propos des vaccins sans la moindre preuve, va permettre la réapparition de maladies infectieuses redoutables qui décimaient jadis les familles. Peut-être, qu’après tout, cherche-t-il une façon de passer dans l’histoire.
Ajoutons cependant que si cinq couples sur six font vacciner leurs enfants, Les enfants du sixième couple ont moins de risque d’attraper une maladie infectieuse contagieuse. L’actrice Adjani s’était vantée il y a quelques années que ses enfants n’avaient jamais eu de maladie infantile sérieuse alors qu’elle affirmait de ne pas les avoir fait vacciner, ce qui est fort possible puisque tous les autres enfants étaient vaccinés et n’étaient donc pas contagieux. Mais en Floride où l'on annonce la fin prochaine de toute obligation vaccinale, cette protection communautaire sera doute moindre et les parents prendront la responsabilité de protéger ou non leurs enfants, lourde responsabilité personnelle qui était jusqu'à présent endossée par l'Etat.
Il faut tout de même dire aux « antivax » que la vaccination peut être efficace au point de faire disparaître une maladie infectieuse mortelle comme la variole contre laquelle on ne vaccine même plus les enfants.
Sous l’effet de la lessive à la Trump, la plus grande démocratie du monde continue à se rétrécir, et on se demande s’il ne va pas rester que des lambeaux du patchwork étatsunien. L’administration Trump nettoie peu à peu tous les responsables qui font taches sur le tissu d’autosatisfactions du patron, jusqu’à faire des trous dans l’étoffe du pays. Les Américains qui n’aiment pas la couleur dominante actuelle risquent fort d’être lessivés. Ce fut le cas jadis avec le maccarthysme, et sous l’administration démocrate de la lessive wokiste, en particulier dans les universités, c’est aujourd’hui le cas avec l’administration de la nouvelle lessive à la Trump sur l’ensemble du tissu social.
C’est ainsi que ceux qui n’appréciaient pas les propos pro-armes, anti-avortement, anti-migrants de Charlie Kirk qui fut récemment assassiné, risquent d’être nettoyés. Dans une démocratie, que l’on soit d’accord ou pas avec les propos de ce conservateur plutôt extrémiste, il avait le droit de les exprimer, mais ceux qui ont des opinons contraires devraient pouvoir également le faire et dire publiquement qu’ils n’admiraient aucunement cet individu, même s’il a été tué pour ses idées, qu’ils le trouvaient même exécrable, que cette victime n’était pas un héros au point de lui consacrer une minute de silence pour lui rendre hommage dans une assemblée comme celle de l’UE.
On a vu rétrécir la liberté d’expression aux USA avec la lessive wokiste, elle risque d’être achevée avec le lavage à la Trump qui, un peu corrosif, pénètre dans les fils des réseaux sociaux pour extraire ceux qui ne pleurent pas le « martyr » du Trumpisme afin de les signaler à leurs employeurs, en engageant fermement ces derniers à les licencier, et certains s’empressent de dégraisser ce personnel rétif pour ne pas être mouillés eux-mêmes. Make America Small.
Illustration : Paul Gauguin « Les lavandières »
Pour revenir à la politique française j'ajoute cette publication piquée sur Facebook
René Magritte : "Le magicien ou le sorcier ou l'autoportrait à 4 mains"
"En déplacement à Mâcon en Saône-et-Loire, le nouveau Premier ministre, Sébastien Lecornu, a promis de bâtir un réseau « France santé » pour proposer à chacun une offre de soins à moins de 30 minutes de chez soi, à la manière de France services"
Je me permets de rapporter ici la chronique de Sophia Aram publiée dans Le Point le 10/09/25 :
« L’histoire commence comme une blague : deux députés LFI, Aymeric Caron et Rima Hassan, s’accusent mutuellement de ne pas être assez antisionistes…
A priori, le crêpage de keffieh entre Rima Hassan et Aymeric Caron n'aurait dû susciter chez moi qu'un intérêt aussi mesuré que l'estime que je porte à ces deux députés exploitant la douleur des Gazaouis pour occuper leurs mandats et terroriser tout contradicteur. Il n'y avait rien d'étonnant non plus à ce que deux des éléments parmi les plus agressifs de la meute Insoumise (qui en compte un certain nombre) finissent par s'entre-déchirer. Mais voilà, quand on est face à une injustice, il faut prendre ses responsabilités, la mienne est de soutenir Aymeric Caron sans détour.
Et quelle injustice ! Il est vraiment trop injuste de reprocher à Caron de réduire la « question palestinienne à Netanyahou » et d'occulter le « vrai sujet » de la « colonisation israélienne » qui, selon Rima Hassan, le Hamas et la plupart des mollahs, commencerait à la création d'Israël en 1948. Comme si Abou Aymeric n'était pas assez « antisioniste »… Lui qui se donne un mal de djihadiste à vomir sa haine d'Israël sur les réseaux sociaux avec la frénésie d'un adolescent submergé par la détestation d'un Occident coupable de l'avoir trop bien nourri. J'ai beau chercher, je ne vois pas comment Caron pourrait faire plus pour la propagation de la haine d'Israël à moins d'enfiler un bandeau du Hamas et de parader dans les rues de Versailles avec une kalachnikov et un treillis ajusté.
Le deuxième angle d'attaque décliné par Rima Hassan (dans une interview plus longue que le film Titanic) tient en une formule : La Palestine, c'est moi ! Et force est de reconnaître que, pour se différencier de Caron et lui retirer toute légitimité sur le sujet, Lady Gaza ne laisse rien au hasard. Il y a d'abord sa pratique de l'islam, « refuge dans les moments difficiles », et sa considération pour « l'éthique du halal » et l'abattage rituel, présenté comme un « respect de l'animal sacrifié à l'abri du regard des autres ». Une sorte de droit à être abattu dans la douleur, et donc sans étourdissement. Un commentaire, Aymeric ?
Mais il y a surtout ses « origines palestiniennes », qu'elle « a le droit de convoquer » à longueur d'interviews malgré le fait qu'elle soit née en Syrie d'un père né en Syrie et d'une mère… née en Syrie. Ce qui semble lui suffire pour justifier ses obsessions et pour délégitimer tout mâle blanc de plus de 50 ans qui aurait des velléités de venir la concurrencer dans son entreprise d'import-export du conflit israélo-palestinien. Peu importe la taille du fil qui la relie à Gaza – que ni elle ni ses parents n'ont connu –, puisque le sang qui coule dans ses veines est palestinien. Voilà ce qui la différencie d'Abou Aymeric al-Versailly. Car, voyez-vous, pour Hassan, c'est bien le droit du sang qui légitime sa parole et disqualifie celle de Caron. L'ethno-militantisme de Rima Hassan est bel et bien un totalitarisme, qui n'a rien à envier à la doctrine d'identitaires d'extrême droite comme Alain de Benoist.
Un totalitarisme ethnoreligieux légitimant le recours au terrorisme, faisant la promotion des Frères musulmans et surtout capable de soutenir sans ciller que « le Hamas a raison d'affirmer qu'Israël n'a pas vocation à exister ». Une idéologie totalitaire ne reconnaissant aucune légitimité à la présence juive au Moyen-Orient ni aujourd'hui ni jamais, quitte à affirmer que « Jésus était palestinien ! ». Ce qui serait comique s'il ne s'agissait pas de moderniser jusqu'à l'absurde le trope antisémite du « peuple déicide » qui, ayant déjà fait ses preuves dans la justification de l'éradication des Juifs, devrait pouvoir reprendre du service pour éradiquer Israël. »
Le Courier international nous donne une idée (par médias interposés) de ce que pensent les étrangers de l’actuelle situation en France.
Le verdict du journal The Times de la « perfide Albion » est pour le moins ironique en rapprochant la chute de Bayrou et de ses prédécesseurs aux guillotinés de la Révolution Française : « Tel un aristocrate ébouriffé traîné dans une charrette vers la Place de la Concorde, il ne pouvait douter du sort qui l’attendait ». Macron recherche la prochaine tête à couper. L’ironie s’étend évidemment au « Bloquons tout » nihiliste auquel doivent participer les « syndicats merveilleusement irréformés », et cela pour protester contre une austérité qui n’existe pas. J’ajoute que si les Français continuent comme ça, elle risque fort de survenir.
Un journal viennois insiste sur la trahison des députés (13) du camp de Bayrou qui ne lui ont pas accordé la confiance.
Un journal des Pays-Bas compare la dette de la France à celle des Pays-Bas et de l’Allemagne et constate que la France arrive largement en tête et se demande comment elle pourrait faire pour la réduire. Nous aussi.
Le CNN Portugal écrit que la distribution des tendances politiques, dont la montée du populisme, s’observe ailleurs en Europe mais parait plus théâtrale en France et ajoute que la « démocratie française est fatiguée ». Il n’y a pas qu’elle.
Le Devoir du Canada raille sur la consommation excessive de Premiers ministres par Macron, une usure rapide qui compromet déjà la durée de vie du prochain
C’est des USA que nous vient une tonalité de gauche radicale puisque le New-York Times se demande pourquoi le gouvernement français ne taxe pas davantage les riches notamment par la taxe Zucman. Une taxe qui touche le patrimoine et donc l’outil de travail des entrepreneurs, ce qui pourrait mettre en difficulté les entreprises qui seraient ainsi plus facilement rachetées par les Américains. On est plus sournoisement dans le MAGA que dans la gauche.
Les plus méprisants paraissent être les marchés européens dont les indices sont « en hausse prudente », indiquant ainsi qu’ils estiment que les turbulences françaises auront peu d’impact sur l’économie européenne. Mais l'interprétation optimiste est que les marchés ont malgré tout confiance en l'économie française, même s'ils n'ont pas confiance dans ceux qui nous gouvernent...ou pas.
Illustration Baldini Giovanni « Le vendeur de journaux »
En regardant à la mi-journée, entre deux salves publicitaires, les informations sur une chaîne d’information continue, j’ai rarement vu des journalistes aussi joyeux, aussi excités par la perspective de voir le gouvernement Bayrou sauter après la confiance qu’il doit solliciter aujourd’hui de la part de l’Assemblée des députés et qu’il a toutes les chances de ne pas obtenir. J’ai assisté à une véritable jubilation de certains journalistes qui, en se gargarisant du mot « historique », se réjouissaient de pouvoir commenter une journée où l’on risque de passer d’une crise politique à une crise de régime. Un meneur de plateau s’est même permis une diatribe ironique sur la personnalité de Bayrou et sur sa carrière politique ponctuée d’échecs. Il est évident que certains journalistes se complaisent à nager voluptueusement dans la merde et plus elle est épaisse plus ils sont beats. Il est vrai que le journalisme qui marche, c’est soit celui qui commente le drame, en se retenant de sourire de pouvoir rapporter un fait attractif, soit celui qui dévoile, en se délectant, les aventures des fesses de gens connus.
Elle viendra sans doute rejoindre les autres photos de la classe Matignon. Vous noterez que si les garçons sont tous en costume cravate, les filles ont des tenues négligées et plutôt disparates, ce qui donne un argument supplémentaire pour les mettre tous en uniforme comme cela a été proposé et que la situation géopolitique rendra peut-être obligatoire.
A la vitesse de renouvellement des promotions, le lycée Macron devra se procurer un autre album à moins que le lycée ferme ses portes en raison de l’instabilité de ses structures qui risquent de terminer dans la rue. Des entreprises ont déjà proposé leurs services pour sa rénovation dont l’entreprise Mélenchon qui veut tout raser en promettant de raser gratis.
A l’occasion du défilé militaire chinois pour commémorer les 80 ans de la victoire de la Chine sur le Japon ans, les présidents russe et chinois ont été surpris en pleine discussion sur un sujet qui les préoccupe bien plus que la stratégie ou l’économie : leur propre mort, car celle qu’ils donnent généreusement aux autres ne les préoccupe guère.
Je me suis permis de rapporter un article de Quentin Haroche paru hier dans le Journal International de Médecine :
« …C’est grâce à un micro de la télévision chinoise resté ouvert que l’on a pu retranscrire la conversation lors d’une marche publique, ce mercredi, entre Xi Jinping et Vladimir Poutine (par traducteurs interposés)…les deux chefs d’Etat, tous deux âgés de 72 ans, ont surtout parlé de progrès de la médecine et de vieillissement.
« Aujourd’hui, à 70 ans, on est encore un enfant » avance le chef du parti communiste chinois comme pour lancer la conversation. A cette phrase anodine, le maître du Kremlin répond qu’« avec le développement de la biotechnologie, des organes humains peuvent être transplantés continuellement, que les gens peuvent rajeunir en vieillissant, et pourraient même devenir immortels ». Ce à quoi le leader chinois répond, sans broncher, que « certains prédisent que pendant le siècle en cours, il pourrait être possible de vivre jusqu’à 150 ans ».
La teneur quelque peu lunaire de cette conversation a été confirmée par Vladimir Poutine lui-même lors d’une conférence de presse. « C’est en allant au défilé que le Président a parlé de cela » a-t-il expliqué, avant d’ajouter que « les moyens modernes, tant au niveau de l’amélioration de la santé que médicaux, et même toutes sortes d’interventions chirurgicales liées au remplacement d’organes, permettent à l’humanité d’espérer qu’une vie active plus longue sera envisageable, bien différente de ce que l’on connaît aujourd’hui ».
On sait que le président russe est particulièrement attentif à sa santé et qu’il avait vécu quasiment reclus durant la pandémie de Covid-19, afin de ne pas être contaminé. La volonté de freiner le vieillissement et d’accéder à une vie éternelle (ou du moins très longue) n’est pas une simple idée en l’air pour le dictateur. L’an dernier, le gouvernement russe a ainsi lancé un nouveau programme de recherche consacré aux « technologies de préservation de la santé ». Le programme vise à développer « des technologies qui retardent le vieillissement des cellules et plus largement des innovations qui augmentent la longévité » a expliqué la vice-présidente du gouvernement Tatiana Golikova.
Selon une enquête menée par le média russe d’opposition Meduza, Vladimir Poutine serait notamment influencé sur cette question par Milkhail Kovalchuk, un généticien russe controversé (et frère du principal conseiller de Poutine), convaincu qu’il existe un moyen d’accéder à la vie éternelle. Président de l’Institut Kurchatov de recherche nucléaire, il aurait notamment convaincu le président russe d’investir massivement dans un projet d’édition d’organes artificiels.
Après plus dix ans de recherche, la technologie de l’impression d’organes n’en est cependant qu’à ses balbutiements, malgré la présence de plusieurs sociétés spécialisées dans ce domaine et massivement subventionnées par le gouvernement russe. Le remplacement d’organes à grande échelle « est du grand délire » estime d’ailleurs le Pr Eric Boulanger, spécialiste du vieillissement, pour qui la meilleure piste pour le ralentir est celle de la génétique.
La quête de la vie éternelle n’est pas nouvelle chez les chefs d’Etat. On raconte que Qin Shi Huangdi, premier empereur de Chine (et par conséquent lointain prédécesseur de Xi Jinping) aurait lancé des expéditions à travers le monde pour trouver un élixir d’immortalité. Sur les conseils d’un magicien, qui lui avait promis qu’il pourrait vivre ainsi plus de 10 000 ans, l’empereur aurait même consommé du mercure, ce qui a finalement probablement accéléré son décès. Plus près de nous, Joseph Staline, pour lequel Vladimir Poutine ne cache pas son admiration, se serait intéressé à la possibilité de retarder le vieillissement via des transfusions régulières (sans aller jusqu’au bout de son intuition semble-t-il).
L’intérêt pour la longévité de Xi Jinping et Vladimir Poutine montre en tous les cas que les deux dictateurs, au pouvoir depuis respectivement douze et vingt-cinq ans, ne sont pas prêts à abandonner les manettes de leur pays. Le premier a mis fin à la limite de deux mandats présidentiels tandis que le second a révisé la Constitution plusieurs fois pour l’autoriser à rester au pouvoir jusqu’en 2036.
Mais que les Ukrainiens, les Ouighours et autres peuples opprimés se rassurent : c’est deux là ne manqueront pas de mourir, comme disait l’autre. »
Illustration : Jules Théophile Schuler : « Le char de la mort »
Le récent défilé militaire chinois massif fut impressionnant. Non pas tant par le matériel de mort que l’armée chinoise fit rouler devant les autocrates réunis pour l’occasion, que par l’immense ballet des êtres humains costumés et armés, animés de mouvements parfaitement réglés comme des mécaniques. La perfection du mécanisme faisant perdre son humanité à chaque minuscule pièce du rouage en le transformant en objet-marionnette, manipulable, jetable et remplaçable après usure ou détérioration. Effrayant de voir cette mécanique fabriquée de chair enrobée d’uniformes impeccables, et qui n’est conçue que pour briser et être brisée.
Donald Trump a probablement été piqué au vif de voir ce spectacle d’une puissance apparente étalée par son adversaire. Pour sa part, il compte ajouter au nom de « ministère de la Défense » celui de « ministère de la Guerre », destiné à être le nom définitif, c’était d’ailleurs le nom de ce département jusqu’en 1947. Ce qui est intéressant dans ce changement de nom, ce sont les justifications apportées : « Le président estime que ce ministère devrait porter un nom qui reflète sa puissance sans égale et sa capacité à protéger les intérêts nationaux », il s’agit de faire régner « la paix par la force » et de veiller à ce que « le monde respecte à nouveau les États-Unis », « Tout le monde apprécie le fait que nous ayons connu une incroyable série de victoires lorsque nous étions le Département de la Guerre », avait déclaré Donald Trump face à la presse le 25 août « Puis nous sommes devenus le Département de la Défense... », ce qui expliquerait en quelque sorte les défaites subies.Quant à PeteHegseth, secrétaire à la Défense, il a déclaré : « Nous avons gagné la Première Guerre mondiale et la Seconde Guerre mondiale, non pas grâce au ministère de la Défense, mais grâce au ministère de la Guerre ».
Personne ne doute de la puissance américaine, mais ces déclarations sur le nouveau nom font de celui-ci un terme qui s’apparente à une parole performative : il faut que le ministère soit de la guerre pour vaincre dans un conflit, si on continue à nommer ce département ministère de la défense, on risque d’être vaincu. « Au début était le verbe », à la fin aussi.
En jetant un coup d’œil sur la presse ce matin, je tombe sur ce quarteron de nouvelles (Huffpost).
- Chikirou nous fait rire jaune en affirmant que la Chine n’est pas une dictature et où la liberté d’expression est semblable à celle qui règne en France. Une conception de la liberté dont le modèle mélenchonien se trouve du côté de Fidel Castro, Chavez, Maduro et Poutine. Chikourou n’a de gauche – comme le parti auquel elle appartient et qui lui appartient un peu par sa proximité avec son gourou - que ses maladresses et son aveuglement.
- L’autocrate tunisien considère que d’abattre un tunisien fou et drogué ayant blessé cinq personnes à Marseille pour l’empêcher de continuer à vouloir tuer est un meurtre et un « meurtre injustifié ». On doit saluer le souci qu’a cet autocrate de ses compatriotes, mais seulement quand ils sont à l’étranger et surtout en France.
- Il est inutile d’épiloguer sur les grèves de la SNCF dont la culture fait partie de la formation des cheminots qui leur apprend, en particulier, le choix du moment pour que le désordre et les ennuis pour les voyageurs soient à leur maximum.
- Pour Trump et les universités, il s’agit d’une double absurdité. D’un côté, ce qui s’est passé dans les universités américaines depuis quelques années était absurde. D’un autre côté, entraver la recherche en gelant les crédits qui lui sont alloués pour punir le « wokisme » universitaire avec comme argument l’antisémitisme scandaleux de leurs étudiants, n’est pas très intelligent non plus.
La chute de Bayrou étant sans doute prochaine, les prétendants se bousculent pour ramasser son portefeuille. On entend pousser leurs dents. Pourquoi tant de précipitation puisque le portefeuille est vide ? Il aurait été plus sage de laisser à Bayrou le temps de le remplir avant de le faire chuter.
Edouard Philippe se manifeste et il connait les manifestations puisqu’il est le promoteur de celle des gilets jaunes. Il propose une dissolution avant d’être dissous.
Marine Le Pen, suivie de son gamin, pressée par la justice, voit une opportunité de peut-être y échapper en espérant une majorité absolue à l’Assemblée.
Même Faure, à la tête, si j’ose dire, du parti socialiste se propose de venir enrichir de sa médiocrité de carpette la panoplie des premiers ministres évanescents. Le journaliste lui demandant quelle majorité compterait-il réunir et pourrait-elle aller jusqu’à Bruno Retailleau, le mollusque prit un air dégoûté en éructant : « Retailleau jamais ! ». S’allier avec un chrétien de droite, quelle horreur ! Il est tellement plus convenable de prendre les ordres du chef d’un parti antisémite qui trouve les islamistes fréquentables et des excuses aux tortionnaires du Hamas.
Illustration : Hubert Robert dit « le peintre des ruines » : « L’incendie de Rome »
À la fin des années 1940 et dans les années 1950, un concept pseudo-scientifique portant sur la génétique des plantes fondé sur l'idéologie marxiste-léniniste fut conçu par Lyssenko et se révéla désastreuse lorsqu’il fut appliqué à l’agriculture soviétique. L’administration Trump est en train de prendre le chemin de l’intervention de l’idéologie et des croyances dans la recherche scientifique à coup de suppression de crédits pour des travaux qui ne lui conviennent pas (comme ceux portant sur les vaccins à ARNm) ou lorsque des publications s’opposent aux idées préconçues de RF Kennedy, chargé du ministère américain de la Maladie, sur les effets secondaires des vaccins.
Les « antivax », comme le précité, attribuent, sans données probantes chez l’homme, une partie de la nocivité des vaccins à l’aluminium servant comme adjuvant pour certains vaccins (dont ceux contre le tétanos, la diphtérie, la coqueluche, le pneumocoque, et l’hépatite) afin d’accentuer la réaction immunologique et on a été jusqu’à lui attribuer l’autisme des enfants sur la foi d’une publication dont la fausseté fut démontrée.
En juillet 2025, les Annals of Internal Medecine ont publié un article qui devrait mettre un point final à la plupart des allégations sur la nocivité de l’aluminium inclu dans les vaccins. L’étude (Aluminum-Adsorbed Vaccines and Chronic Diseases in Childhood) est danoise et porte sur une cohorte impressionnante d’enfants suivis sur plus de 20 ans (1997-2018) depuis leur naissance !!! 50 complications possibles ont été recherchées chez les 1million 224176 enfants suivis (dont 1,2% n’ayant reçu aucun vaccin avec aluminium) portant sur des désordres autoimmuns (dermatos, endocrines, hématologiques, gastrointestinaux, rhumatos), allergiques (asthme, dermatite atopique, rhinoconjonctivite, allergies), et du développement neurologique (spectre de l’autisme, troubles de l’attention)[1]. Cette vaste étude montre qu’aucun des 50 effets secondaires possibles recherchés n’a été associé à une exposition cumulée d’aluminium dans les deux premières années de vie.
Les « antivax » américains, qui font partie du nouveau comité vaccin de la FDA, vont sans doute rétorquer que ce sont des enfants danois et pas américains. RF Kennedy fait mieux, il menace et demande tout simplement la rétractation de l’article des Annals : « The Annals of Internal Medecine should immediately retract this badly flawed study ». Les USA sont mal partis.
Illustration : Gaston Mélingue "Edward Jenner"
Source : Rédaction médicale et scientifique
[1] La « myofasciite à macrophages » ne semble pas avoir été recherchée. Cet effet secondaire lié à l’aluminium est signalé sur les sites d’information français sur les vaccins (comme « Vaccination info service »). Il s’agit d’une réaction locale très rare (quelques centaines de cas en France sur des millions de vaccinés) au point d’injection dont le diagnostic nécessite une biopsie et il n’est pas certain que les troubles généraux que l’on a pu signaler, comme des douleurs musculaires ou de la fatigue, puissent être attribués à cette atteinte musculaire locale (on a avancé également une prédisposition génétique en cas d’apparition d’une maladie générale).
J'aimais bien les films de Woody Allen, surtout les premiers. Certes, ses films sont bavards et il s'agit plus de théâtre filmé que de cinéma, mais les dialogues sont le plus souvent intelligents et spirituels. Il faut avouer que sa dernière prestation tient plus de la farce que de la comédie. Fin août, Il s'est rendu à Moscou pour la semaine international du film organisée par la mairie de la capitale russe. Il est vrai qu'il y avait aussi des représentants de 20 pays dont des Français, des Chinois, des Iraniens, des Saoudiens, et des Trucs. Il est vrai aussi qu'il ne faut pas mélanger la politique et l'art mais on peut difficilement empêcher leur mélange et l'un est souvent le support de l'autre ou sa caution. Il s'agit ici de se rendre pour causer cinéma dans un pays qui en a agressé un autre et dont le dirigeant est un criminel de guerre. Woody Allen aime les paradoxes et se serait exprimé sur "l'authenticité" et "l'honnêteté", des notions chères à Poutine.