« Selon un sondage publié ce lundi par le prestigieux Washington Post, un parent américain sur six hésite à faire vacciner ses enfants, y compris avec les vaccins obligatoires. Les parents les plus réticents sont les blancs, républicains, très religieux et ayant moins de 35 ans. Selon les commentateurs, cette hausse de la méfiance vaccinale est due à l’offensive antivaccin menée par le ministre de la Santé Robert Kennedy. Le 3 septembre dernier, l’Etat conservateur de Floride a ainsi annoncé la fin prochaine de toute obligation vaccinale pour les enfants ». (Journal International de Médecine, le 16/09/25)
Cet entrefilet illustre le mal que peut faire un seul homme. Les historiens voient les choses de haut et perçoivent les évolutions globales. Et pourtant, c’est souvent un seul homme, faisant caca-pipi comme tout le monde, qui peut bouleverser le destin de populations entières. Il est inutile de citer tous les dirigeants qui ont modifié et qui modifient encore le destin d’un pays ou du monde. Et voilà qu’un farfelu qui dit avoir eu un ver dans le cerveau, affirmant n’importe quoi à propos des vaccins sans la moindre preuve, va permettre la réapparition de maladies infectieuses redoutables qui décimaient jadis les familles. Peut-être, qu’après tout, cherche-t-il une façon de passer dans l’histoire.
Ajoutons cependant que si cinq couples sur six font vacciner leurs enfants, Les enfants du sixième couple ont moins de risque d’attraper une maladie infectieuse contagieuse. L’actrice Adjani s’était vantée il y a quelques années que ses enfants n’avaient jamais eu de maladie infantile sérieuse alors qu’elle affirmait de ne pas les avoir fait vacciner, ce qui est fort possible puisque tous les autres enfants étaient vaccinés et n’étaient donc pas contagieux. Mais en Floride où l'on annonce la fin prochaine de toute obligation vaccinale, cette protection communautaire sera doute moindre et les parents prendront la responsabilité de protéger ou non leurs enfants, lourde responsabilité personnelle qui était jusqu'à présent endossée par l'Etat.
Il faut tout de même dire aux « antivax » que la vaccination peut être efficace au point de faire disparaître une maladie infectieuse mortelle comme la variole contre laquelle on ne vaccine même plus les enfants.