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Le Courier international nous donne une idée (par médias interposés) de ce que pensent les étrangers de l’actuelle situation en France.
Le verdict du journal The Times de la « perfide Albion » est pour le moins ironique en rapprochant la chute de Bayrou et de ses prédécesseurs aux guillotinés de la Révolution Française : « Tel un aristocrate ébouriffé traîné dans une charrette vers la Place de la Concorde, il ne pouvait douter du sort qui l’attendait ». Macron recherche la prochaine tête à couper. L’ironie s’étend évidemment au « Bloquons tout » nihiliste auquel doivent participer les « syndicats merveilleusement irréformés », et cela pour protester contre une austérité qui n’existe pas. J’ajoute que si les Français continuent comme ça, elle risque fort de survenir.
Un journal viennois insiste sur la trahison des députés (13) du camp de Bayrou qui ne lui ont pas accordé la confiance.
Un journal des Pays-Bas compare la dette de la France à celle des Pays-Bas et de l’Allemagne et constate que la France arrive largement en tête et se demande comment elle pourrait faire pour la réduire. Nous aussi.
Le CNN Portugal écrit que la distribution des tendances politiques, dont la montée du populisme, s’observe ailleurs en Europe mais parait plus théâtrale en France et ajoute que la « démocratie française est fatiguée ». Il n’y a pas qu’elle.
Le Devoir du Canada raille sur la consommation excessive de Premiers ministres par Macron, une usure rapide qui compromet déjà la durée de vie du prochain
C’est des USA que nous vient une tonalité de gauche radicale puisque le New-York Times se demande pourquoi le gouvernement français ne taxe pas davantage les riches notamment par la taxe Zucman. Une taxe qui touche le patrimoine et donc l’outil de travail des entrepreneurs, ce qui pourrait mettre en difficulté les entreprises qui seraient ainsi plus facilement rachetées par les Américains. On est plus sournoisement dans le MAGA que dans la gauche.
Les plus méprisants paraissent être les marchés européens dont les indices sont « en hausse prudente », indiquant ainsi qu’ils estiment que les turbulences françaises auront peu d’impact sur l’économie européenne. Mais l'interprétation optimiste est que les marchés ont malgré tout confiance en l'économie française, même s'ils n'ont pas confiance dans ceux qui nous gouvernent...ou pas.
Illustration Baldini Giovanni « Le vendeur de journaux »