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Ce matin sur la petite lucarne, un dirigeant syndical a trouvé la solution pour sortir le pays du marasme dans lequel il s’enfonce. J’ignore de quel syndicat il s’agit car désigné par des initiales dont je ne connais pas la signification, ayant renoncé à retenir les acronymes qui farcissent abondamment le langage administratif et scientifique. Bref, ce monsieur a sorti le fruit de ses réflexions : la France doit s’apaiser. Original.
Pour ma part, je n’ai jamais connu la France apaisée. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, le pays a connu l’équivalent d’une guerre civile succédant à une défaite cuisante. Les Français qui avaient pactisé avec l’envahisseur lui fournissant police et milice pour lutter contre les Français qui voulaient s’en libérer, la majorité attendant que ça se passe. Les fameuses « trente glorieuses » ont connu les déchirements de la Guerre d’Algérie, la révolte estudiantine de jeunes plus turbulents que nécessiteux de Mai 68, avec bien sûr le déroulement régulier et attendu des grèves et des manifestations jusqu’à celles hebdomadaires des gilets jaunes et celles provoquées par le virus de la covid-19. Alors l’apaisement avec un pays divisé en trois, dont les représentants irresponsables se chamaillent, certains d’entre eux n’étant là que pour faire tanguer une barque en train de sombrer, n’arrivera qu’au fond de l’eau.
Illustration : Turner : « Naufrage »