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En regardant à la mi-journée, entre deux salves publicitaires, les informations sur une chaîne d’information continue, j’ai rarement vu des journalistes aussi joyeux, aussi excités par la perspective de voir le gouvernement Bayrou sauter après la confiance qu’il doit solliciter aujourd’hui de la part de l’Assemblée des députés et qu’il a toutes les chances de ne pas obtenir. J’ai assisté à une véritable jubilation de certains journalistes qui, en se gargarisant du mot « historique », se réjouissaient de pouvoir commenter une journée où l’on risque de passer d’une crise politique à une crise de régime. Un meneur de plateau s’est même permis une diatribe ironique sur la personnalité de Bayrou et sur sa carrière politique ponctuée d’échecs. Il est évident que certains journalistes se complaisent à nager voluptueusement dans la merde et plus elle est épaisse plus ils sont beats. Il est vrai que le journalisme qui marche, c’est soit celui qui commente le drame, en se retenant de sourire de pouvoir rapporter un fait attractif, soit celui qui dévoile, en se délectant, les aventures des fesses de gens connus.
Illustration : Yue Minjun