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J'aimais bien les films de Woody Allen, surtout les premiers. Certes, ses films sont bavards et il s'agit plus de théâtre filmé que de cinéma, mais les dialogues sont le plus souvent intelligents et spirituels. Il faut avouer que sa dernière prestation tient plus de la farce que de la comédie. Fin août, Il s'est rendu à Moscou pour la semaine international du film organisée par la mairie de la capitale russe. Il est vrai qu'il y avait aussi des représentants de 20 pays dont des Français, des Chinois, des Iraniens, des Saoudiens, et des Trucs. Il est vrai aussi qu'il ne faut pas mélanger la politique et l'art mais on peut difficilement empêcher leur mélange et l'un est souvent le support de l'autre ou sa caution. Il s'agit ici de se rendre pour causer cinéma dans un pays qui en a agressé un autre et dont le dirigeant est un criminel de guerre. Woody Allen aime les paradoxes et se serait exprimé sur "l'authenticité" et "l'honnêteté", des notions chères à Poutine.