Montebello, beau nom pour deux
victoires, un quai, un port, une terrasse où si l’on mange mal, la vue des bouquinistes et la majesté de Notre-Dame permettent de se rassasier. Saint-
Louis, un pont chargé de badauds autour d’un clown au bagout prolifique, au-dessus de la Seine encombrée de bateaux chargés de touristes rangés comme des sardines.
Rue
Saint-Louis-en-l’île bordée de porches moyenâgeux, de vieux murs bombés, de restaurants sombres et de boutiques lumineuses, gorgées d’objets multicolores parfaitement inutiles,
d'écharpes chatoyantes, de fausses pierres pourtant si belles.
Les gens déambulent sans se presser et comme des enfants léchent des sorbets, passent de boutique en boutique pour le plaisir des yeux. D’autres font la queue devant les échoppes de
Bertillon, hésitent dans leur choix devant la longue liste des parfums proposés et de la subtile fraise des bois et de l'onctueux caramel que j’ai choisis, le bas de mon
pantalon en garde le souvenir.
Et puis on s’en
retourne par le square où Notre-Dame nous montre son dos de pierre à travers les feuillages et où s’élèvent les accents énergiques de la Musique de la Garde Républicaine dont les musiciens de
blanc vêtus et sans leurs chevaux, sont dirigés– Ô miracle - par une femme.