Aujourd’hui, ce blog a dix ans.
La première surprise est d’être toujours là. Je parle à la fois pour lui et pour son auteur, mais si l’un ne va pas sans l’autre, l’autre peut aller sans l’un pendant un certain temps qui n’est jamais certain.
La seconde est que des internautes persistent à venir y jeter un coup d’œil, et qu’une poignée de fidèles, dont je remercie ici la constance, continuent à laisser des commentaires drôles et/ou intelligents sans lesquels ce blog n’aurait qu’un intérêt relatif puisque, en dehors de la médecine, il traite rarement les choses à fond mais joue davantage sur un peu de poésie et beaucoup d’ironie. Une ironie qui n’est vraiment réussie que lorsqu’il s’agit d’autodérision, la forme d’ironie que je préfère car j’aime moins la méchanceté et encore moins la haine.
En dix ans j’ai pu voir apparaître et disparaître des visiteurs. Le plus triste est que certains ou certaines ont probablement disparu physiquement. Parmi les survivants, les uns se sont lassés des blogs, les autres ont leurs raisons pour ne plus venir, et parfois on se demande si l’on n’a pas heurté la sensibilité ou les convictions de quelques-uns.
Marc Chagall : « Bella », son grand amour, puisque nous sommes le 14 février.