Le 1er février dernier « la France a été condamnée par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour avoir précipité en 2015 l'expulsion vers son pays d'un Algérien condamné pour terrorisme afin de l'empêcher d'exercer pleinement son droit de recours à résider en France. » (Figarovox)
Les autorités françaises n’auraient commis à l’égard de cet Algérien, déjà condamné pour terrorisme, aucune faute de droit mais elles n’ont pas eu la bonté et la patience de laisser le temps à cet individu de freiner des quatre fers pour rester sur le territoire français. Il semble donc que cet Algérien considérait que son séjour en France était plus confortable que celui qui lui était proposé par les coreligionnaire de son pays. On comprend pourquoi la CEDH a mis le doigt sur la cruauté dont nous avons fait preuve en renvoyant le terroriste chez les siens. A moins de considérer que la CEDH est à côté de ses pompes ou exerce sa louable vigilance dans un monde parallèle à la réalité, sans se préoccuper du droit à la sécurité des Européens puisqu’elle privilégie le droit de leurs assassins présents ou futurs.
Depuis des jours, les médias ne cessent pas de nous bassiner avec les clowneries lors de son procès du logeur de terroristes, puis avec le déroulement et les difficultés du procès de celui qui évita de se faire tuer avec les autres lors des massacres perpétrés à Paris en novembre 2015. Procès faits dans les règles du droit des démocraties et qui coûtent fort chers. Celui qui se déroule en ce moment à Bruxelles exige pour des raisons de sécurité l’installation de fils barbelés autour du Palais de Justice, la présence de 300 policiers et le survol de la zone par des hélicoptères.
L’accusé, qui doit rendre des comptes en Belgique et en France pour des faits bien établis dans les deux pays, avait été recruté par des esclavagistes, violeurs et coupeurs de têtes (sans procès préalable). Il nous en veut sûrement de ne pas avoir pu rejoindre les 72 vierges en même temps que ses compagnons assassins, car il prend la posture de victime en déclarant : « Ce que je constate, c'est que les musulmans sont jugés et traités de la pire des manières, impitoyablement. (…) Il n'y a pas de présomption d'innocence (pour eux). ».
Encore un musulman innocent victime de notre cruauté, mais qui peut être défendu par un avocat et se livrer à une activité sportive pendant sa détention.
Cruauté que nous reprochent également les idiots utiles de l’islamisme radical qui pleurent sur le sort des prisonniers djihadistes et leurs familles, de nationalité française, restés en Irak ou en Syrie alors que nombre d’entre eux assurent n’avoir jamais pris les armes contre qui que soit. Pourquoi ne pas les croire ? Qui pourrait supposer qu’ils prendront les armes une fois de retour en France lorsqu’ils seront libérés ? Le penser tient carrément de l’islamophobie.
Nous sommes vraiment impitoyables.
Nous attendons avec inquiétude une nouvelle remontrance de la Cour Européenne des Droits de l’Homme.
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