Cette zadiste avec son petit avion barrée dans la tête se prépare pour la fête qui a eu lieu hier pour marquer la victoire des zadistes devant l’abandon de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.
Comme il y avait à peu près autant de partisans que d’opposants à ce projet, c’est la présence depuis des années des zadistes s’accrochant au bocage breton comme des morpions aux poils pubiens qui a emporté la décision du gouvernement en dépit du résultat du referendum des habitants de la région.
Qui sont ces zadistes ? J’ai bien trop la flemme pour me renseigner sur la composition exacte de cette faune multicolore qui semble aller d’écologistes sincères à des individus cagoulés se déclarant « anticapitalistes », séduits par la violence et découpés sur le modèle ancien des bolcheviks russes ou des sections d’assaut de l’Allemagne nazie. Ces radicaux s’opposent à tout compromis avec le gouvernement et à la réfection de la départementale qui mène au lieu alors que les autres ont donné un coup de main : « Aujourd’hui, le mouvement a dégagé collectivement la D281 pour rendre à ses usager.es/voisin.es la possibilité d’une utilisation partagée. Je suppose que cette déclaration, que j’ai noté dans un article du Monde, a été écrite et non dite car l’oral ne se prête pas à l’inclusion disloquée du féminin.
A propos des zadistes qui occupent depuis longtemps ce terrain agricole qui devait être transformé en terrain d’aviation, je me suis toujours posé des questions naïves :
Ont-ils une profession ? Comment peuvent-ils l’exercer s’ils ne sont pas au chômage ou à la retraite ? Que font-ils ? De quoi vivent-ils ? ou qui les entretient ? Comment peuvent-ils disposer de tout ce temps consacré à la protestation ? Ont-ils abandonné leur famille ?
A moins que zadiste soit devenu une profession car après NDDL, ces professionnel-le-s (youpi !) ont du pain sur la planche si l’on se réfère à tous les lieux où ils envisagent de se déployer pour aggraver le chômage (je suis contre) mais préserver le paysage (je suis pour). Mais si ce sont des professionnels (une fois ça suffit) comment seraient-ils payés ?
Bref des questions naïves qui prouvent que je suis bien trop flemmard pour me renseigner.