En Egypte on va imposer légalement l’obligation de croire en Dieu sous peine d’amendes ou de prison, un peu comme si l’on imposait par la loi à quelqu’un d’aimer d’amour une autre personne.
Mais les autorités égyptiennes sont magnanimes, elles acceptent la croyance en un autre Dieu que celui des musulmans, ce que permettra aux coptes de vivre la leur entre deux incendies de leurs églises et avant d’être assassinés, de même pour les Juifs qui se sont cependant empressés pour la plupart d’aller croire ailleurs.
J’ignore si cette remarquable tolérance s‘applique aux divinités hindous ou aux dieux primesautiers et turbulents de l’Olympe, mais j’en doute car ce ne sont pas des croyances inspirées par le Livre écrit par les Hébreux. L’Ancien Testament dont les auteurs sont accusés par les musulmans de l’avoir falsifié en leur défaveur mais qui semblent confondre le Coran dicté par Dieu (on y reconnaît bien son style), et la Bible hébraïque écrite, un peu en désordre, par des hommes qui ne pouvaient rien falsifier en l’absence de modèle antérieur. Dans le cas improbable où l’Ancien Testament aurait été directement inspirée par le Dieu des Juifs, Celui-ci, dont on connaît la jalousie et le mauvais caractère, n’aurait permis aucune falsification sans son accord, et les Juifs sont bien conscients qu’ils ont déjà suffisamment d’ennuis comme ça sans chercher à irriter Jéhovah.
On voit que l’islam marche à grands pas, vers la lumière et la tolérance. Ainsi soit-il (on n’est jamais assez prudent).