Remarquable retournement de l’histoire.
C’est ainsi que l'AFP interprète la venue aujourd’hui d’Obama à Berlin pour « passer le témoin » à Angela Merkel, qu’il a qualifié de partenaire « probablement la plus proche ». Merkel paraît ainsi promue « meilleure représentante "du monde libre" et mais aussi défenseur de la relation transatlantique et du libre-échange », rôle auparavant joué par Washington. Cette charge est confiée à la chancelière allemande. à défaut la transmettre à son successeur à la Maison Blanche dont les déclarations permettaient au président sortant de douter de ses qualités humanistes et de sa vision géopolitique.
A Athènes, Obama avait auparavant déclaré : « peut-être que vous tenez Trump pour fou, mais jamais un fou n'est parvenu à mettre en pièces notre système ». Comme le disait Aron, seules les prédictions rétrospectives sont certaines.
Notons que pour parachever le symbole et le poids acquis par l’Allemagne, c'est également à Berlin que Barack Obama fera ses adieux demain aux dirigeants britannique, espagnol, italien et français tout de même invités auprès du duo.
Il serait temps que l’Europe apprenne à se dispenser des Etats-Unis. N’est-ce pas le message qu’à voulu faire passer le futur retraité de la Maison Blanche en s’adressant à la première puissance économique du continent et qu'il aimerait voir comme gardienne des valeurs occidentales ?