Je suis rassuré de savoir que les sociétés commerciales ou des sectes comme l'église de scientologie sont juridiquement des personnes morales. Nous pouvons donc leur faire confiance. Il ne leur viendrait pas à l'esprit d'escroquer leurs prochains, de gagner à tout prix de l'argent en mettant à la porte leur personnel pour valoriser les actions de leurs actionnaires ou de pousser au suicide ceux qu'elles ont ruinés.
Il est également rassurant de savoir que les armées ne font plus la guerre : elles pacifient, elles font la paix. Bien sûr, il y a des dégâts collatéraux mais comme le terme l'indique, on les met de côté. De même, en faisant la paix il est consolant de mourir par des tirs amis, ce n'est tout de même pas la même chose que de mourir par des tirs ennemis manifestement agressifs et hostiles.
On se sent soulagé de savoir que les guerres de religions ne sont ou n'ont été que des affrontements spirituels entre des croyances qui se proclament presque toutes paisibles et tolérantes.
Les complications provoquées par un traitement ne sont heureusement que des effets secondaires, enfin, c'est l'avis du médecin, pas du malade. Ils peuvent aussi s'appeler effets collatéraux
C'est sans doute pour faire plaisir que les mots « peuple » et « populaire » sont presque toujours utilisés dans les régimes totalitaires où le peuple n'a évidemment jamais la parole puisque qu'on parle pour lui. Un record de double contresens fut atteint par les régimes communistes qui se targuaient d'être des démocraties populaires.
Il est amusant de jouer avec les mots dans le langage "politiquement correct" où le jeu consiste à éviter le mot correct pour désigner une chose pour laquelle les gens corrects estiment qu'il est incorrect de la nommer correctement.
Il est aussi agréable de constater que le plus souvent les gouvernements organisent une concertation après avoir pris leur décision et ceci - à l'évidence - pour faire gagner du temps aux gens concernés. Le mot concertation n'est pas inversé, c'est l'ordre des choses qui l'est.