Le premier paradoxe est bien sûr l’élection par des gens pauvres d’un milliardaire qui se vante de ne pas payer d’impôts, qui condamne « l’établissement » dont il fait partie et le « système » dont il a amplement profité. Comme l’a dit Bernie Sanders après l’élection du milliardaire : "Donald Trump a exploité la colère d'une classe moyenne en déclin qui n'en peut plus de l'establishment économique, de l'establishment politique et de l'establishment des médias". Compte tenu du parcours du nouveau président des USA, on peut tout de même douter de sa sincérité.
Le second paradoxe nous vient de l’aile gauche du parti démocrate américain, Bernie Sanders en tête qui a déclaré : "Si DonaldTrump entend vraiment mener des politiques visant à améliorer les vies des familles de travailleurs dans ce pays, moi ainsi que d'autres progressistes sommes prêts à travailler avec lui". A condition, toutefois, que le magnat abandonne son attitude raciste, xénophobe, sexiste et anti-écologique, conditions paraissant prudemment restrictives. Même son de cloche de la part de la sénatrice démocrate Elizabeth Warren : "Le président élu Donald Trump a promis de reconstruire notre économie pour les travailleurs, et j'offre de mettre de côté nos différends et de travailler avec lui à cet objectif".
Etonnant, n’est-il pas ? Le premier paradoxe est compatible avec les mœurs politiques françaises, par contre le second…
Dessin de Geluck