Publié le 27 Juillet 2021
On peut évidemment se demander quel est l’état mental de l’accusateur du médecin, mais quoi qu’il en soit, il semble manifestement aveugle, comme tous les « antivax », au fait que les centaines de millions de vaccinés dans le monde contre la COVID n'ont ressenti aucun effet secondaire notable, et se portent bien mieux que les non vaccinés quand ils sont contaminés. Mais leur peur est sans doute de contracter on ne sait quelle maladie post vaccinale dans quelques années, aussi prennent-ils le risque d’être infectés par la maladie actuelle et de contribuer à la diffuser plutôt que de se voir injecter « quelque chose » dans le corps, ce qui fut pourtant largement le cas dans leur enfance pour leur permettre d’arriver à l’âge adulte sans encombre.
Cette référence incessante à la Deuxième guerre mondiale, au nazisme, à la stigmatisation des Juifs par l’étoile jaune, à la Shoah, est tout de même étrange et relève d’une fascination suspecte pour cette période de l’histoire avec une disproportion indécente entre le nazisme qui dévasta l’Europe et la gouvernance sous laquelle nous vivons aujourd’hui et accusée des pires turpitudes.
Considérer la vaccination, dont le but est de sauver des vies, comme une méthode génocidaire, c’est aussi banaliser les génocides. Si la vaccination est accusée, contre toute réalité, de vouloir tuer, on pourrait se demander, a contrario, si les chambres à gaz n’étaient pas en fait une méthode hygiéniste pour débarrasser les déportés des parasites dont ils auraient été porteurs afin de prévenir le typhus, interprétation avancée, contre toute évidence, par les négationnistes pour expliquer leur existence dans les camps d’extermination que l’on peut aujourd’hui visiter.
Ces manifestants dans la posture usurpée de victimes, portant l’étoile jaune et parlant de génocide n’ont sûrement pas d’ascendants ayant souffert du nazisme. Ils veulent un peu trop passer pour des résistants à un régime oppressif, et utilisent un peu trop souvent le terme de collaboration à l’égard de ceux qui prônent la vaccination pour ne pas se demander si certains d’entre eux, compte tenu de leur profil et de leur orientation politique, n’auraient pas été plutôt parmi les collaborateurs pétainistes des Allemands que parmi les résistants à l'occupant pendant la Deuxième guerre mondiale s’ils avaient vécu à l’époque et pour laquelle ils expriment une telle fascination.
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Je suppose que les contaminations progressent rapidement puisque les autorités s’affolent, si l’on peut parler de progrès en matière de maladie. On nous livre un nombre de contaminations croissant chaque jour. Mais ayant été formé à la rigueur, je m’étonne que nous soient livrés que des chiffres absolus et plus rarement, à ma connaissance, des taux. Je n’ai pas vu de comparaison avec le nombre de tests effectués. Car tout est relatif. Le nombre de contaminations constatées dépend bien sûr du nombre de tests effectués, or il semble que nos concitoyens se ruent dans les pharmacies et les laboratoires en raison de l’instauration du pass sanitaire. Ajoutons que le nombre total de tests effectués est connu puisqu’ils sont pris en charge par l’Assurance maladie. Par ailleurs, je n’ai pas vu (mais je suis très loin de tout voir) mes confrères qui écument les plateaux émettre une réserve sur cette montée du nombre de contaminations et ne pas préférer, pour donner une meilleure idée de la situation épidémique, un taux de tests positifs par rapport au nombre de tests réalisés comme l'est l'incidence du nombre de nouveaux contaminés par rapport à la population générale.






