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Cause pour cause

La palme de l’idiotie pouvant être décernée à Lalanne qui avait immédiatement accusé la vaccination d’avoir provoqué la syncope d’un footballeur sur le terrain, mais manque de chance, celui-ci n’avait pas été vacciné. De façon plus sensée, une famille a porté plainte pour homicide involontaire car un proche de 75 ans est mort subitement en jardinant une douzaine de jours après une vaccination contre la COVID-19, la relation causale a été rejetée.

Dans un domaine bien différent tous les évènements climatiques ou les catastrophes naturelles survenant actuellement sont rattachés sans hésitation au réchauffement climatique comme cause unique. Je ne dis pas que le rapport n’existe pas, qu'il n'y a pas de corrélation, mais il me semble que la démonstration de la causalité est plus incertaine comme était incertaine la relation des évènements climatiques des années 1970 avec un refroidissement catastrophique prévu par les scientifiques de l’époque. La fonte des glaces est évidemment un argument indiscutable du réchauffement climatique actuel, et l’un des arguments principaux pour lui attribuer les catastrophes naturelles serait l’argument de fréquence, une fréquence probablement estimée par des gens compétents qui ont connaissance de l’histoire du climat. Mais ce qui est irritant est l’attribution automatique d’un événement au réchauffement climatique. Ainsi, actuellement, il existe un dôme de chaleur sur le Canada que les journalistes attribuent évidemment au réchauffement inéluctable de la planète, mais la journaliste qui a présenté l’événement a ajouté : « au Canada, on n’a jamais vu ça depuis 1937 », à une époque où la notion de réchauffement climatique n’existait pas avant l’embrasement de la Deuxième Guerre Mondiale.

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S
On confond causalité, corrélation, simultanéité*, souvent en fonction de l'opportunité pour imposer ses propres thèses, sans admettre de débat. C'est ce que fait le wokisme. On ramène tout à l'identitarisme, ce qui fait l'affaire de la gauche française, toujours prompte à importer des interprétations qui valent au USA mais ne correspondent pas à l'histoire française.<br /> *A l'oral d'un examen en IUT, question : pourquoi les foyers bretons sont-ils moins équipés en salles de bain ? Réponse du candidat : "Ils ont la mer". Causalité : leurs revenus sont plus bas.<br /> Joseph Macé-Scaron dans le FigMag : On entend monter de plus en plus non pas la question "Que dit-il ?", mais "D'où parle-t-il ?", "Quelle est sa tribu ?", et c'est en fonction de cette appartenance qu'il sera lynché ou ovationné.
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C
Aujourd'hui c'est comme ça dans tous les domaines de la pensée. C'est noir ou blanc, il faut choisir.  Sur cette question le choix est :  c'est bientôt la fin du monde OU "mais non, enfin, ça n'a rien à voir".  Moi je fais confiance à la majorité des climatologues pour le constat mais j'ai des doutes sur les solutions préconisées par les Khmers verts.<br /> PS : Le plus bel argument des "anti" c'est Elisabeth Levy qui l'a eu chez Pascal Praud. Elle n'y crois pas, au dérèglement climatique. Quand on lui demande pourquoi, elle répond, offusquée, " mais, enfin ! c'est mon droit de ne pas être d'accord. On est en démocratie" <br /> PPS : quand je dis le plus bel argument, c'est bien sûr APRES celui de Donald Trump qui affirme que la notion de dérèglement climatique a été inventée par les Chinois pour casser la croissance économique des USA. 
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P
Il se pourrait bien que le réchauffement climatique n'ait rien à voir avec les gaz à effet de serre produits par les activités humaines. Il se pourrait aussi qu'ils en soient la cause première.<br /> Alors, que faire? Il faut parier.<br /> Si l'on parie pour un réchauffement sans cause humaine et que l'on gagne, on continue comme ça et on pollue gaillardement en profitant (dans les endroits de la planète non pollués) du confort fourni par le progrès technique. Mais si l'on perd, nous mettons en danger notre civilisation, notre progrès et l'existence de nos enfants.<br /> Si l'on parie sur l'hypothèse contraire, on est obligé de réagir de façon draconienne pendant les dix ans qui viennent en réduisant au niveau mondial toutes les causes du réchauffement en espérant que ce n'est pas déjà trop tard, ce que certains pensent. Et ça c'est impossible: allez convaincre la Chine de freiner sa croissance, aux USA de renoncer au pétrole, à l'Afrique de contrôler les naissances, au Brésil de cesser d'incendier l'Amazonie etc.<br /> Ce n'est plus un pari. C'est un dilemme. Nous sommes foutus. Donc, vivons heureux en attendant la mort.
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