Cet événement anticulturel, comme on parle d’antimatière, montre bien que le vide existe et a un prix. L’absence d’œuvre intitulée « Je suis » accrédite l’idée que « L’être et le néant » sont équivalents en référence à l’alternative posée par Sartre. On peut en outre aisément remplacer le cogito de Descartes « Je pense donc je suis » par « Je suis vide donc je suis ». Le vide n’empêche aucunement l’existence. Les discours le plus souvent vides dont nous sommes abreuvés montrent bien l’existence fréquente de la vacuité de ceux (et celles) qui les prononcent et que le vide des ondes permet de diffuser largement en rencontrant parfois le vide existentiel des cervelles. Et comme l’évènement relaté ci-contre montre que le vide a un prix, ce vide qui remplit les médias est rémunéré par de l’argent et/ou du pouvoir pour ceux (et celles) qui l’élaborent et acheté par ceux (et celles) qui le consomment. Bien entendu, je ne fais aucunement allusion à l’allocution prononcée hier soir par Emmanuel Macron qui cherchait, au contraire, en annonçant un plein de mesures, à vider les flacons de vaccin pour ne pas avoir à vider de nouveau les commerces et les salles de spectacles car dans ce cas le vide nouveau en s’ajoutant aux vides anciens aurait un prix stratosphérique ! (Voir aussi "Vacuité").