Publié le 31 Mars 2021

L’invasion des « en »Les « en » envahissent le langage officiel. On ne dit plus qu’une personne ou un organisme est capable d’une action, on dit que l’une ou l’autre est « en capacité » de la faire. Les gens ne sont plus responsables, ils sont en responsabilité. On n’est plus handicapé, on est « en situation d’handicap ». Le « en » est une manœuvre d’évitement qui tente de ne pas impliquer pleinement l’individu ou l’organisme, une sorte de faux-fuyant. Pour la personne handicapée, le « en » la ménage, ce n’est pas elle qui est handicapée, c’est la situation. Comme : on n'est pas trop gros, mais "en situation de surpoids". On pourrait me rétorquer que cette interprétation est discutable ou n’a pas d’importance. Cependant, je pense que l’invasion des « en » participe à un mouvement général de fragilité mentale, la volonté de ne pas heurter l’autre, et finalement de manque de courage. Le « en » est un petit équivalent linguistique du « save space » des universités américaines où l’on se réfugie pour ne pas entendre ce qui risque de vous blesser ou de vous offenser. Ainsi être « en capacité » ou être « en responsabilité » évite le jugement « capable » ou « responsable » ce qui mettrait en cause directement la personne impliquée et qui aimerait ne pas l’être. Cette petite troupe des « en » fait partie de la grande armée des « leurres sémantiques » de la novlangue qui ménage la susceptibilité des personnes, notamment celles qui se considèrent d’abord comme des victimes.

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Publié le 30 Mars 2021

Un nouveau traitement de l’épidémie. Des responsables siciliens ont trouvé la meilleure façon pour que leur région ne subisse pas des mesures sanitaires préventives sévères, et pour rester la seule région italienne à ne pas être en zone rouge : livrer au pouvoir central des chiffres faux sur l’épidémie de covid-19. Trois personnes, parmi lesquelles la directrice générale du Département régional pour les activités sanitaires, ont d’ailleurs été arrêtées pour avoir donné cette image trompeuse de la situation sanitaire en Sicile. Il s’agissait d’un traitement mafieux des données mais pas de la maladie.

Lutte contre la contamination : A l’UNEF, les non-blancs touchés s‘isolent.

Terre à terre. Il semble que Mélenchon se préoccupe beaucoup de la planète, à moins qu’il la confonde avec une urne électorale.

Perte de noblesse. Louis XIV dégradé en Louis 14, ça fait plus peuple.

Le Pari de Macron pour un confinement partiel. Pari vaut bien une messe, à condition qu'elle ne soit pas un requiem.

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Publié le 27 Mars 2021

On peut d’abord remarquer que les morts dans un accident d’avion ne sont pleurés que par les proches des victimes. Un tel événement frappe bien entendu par sa survenue inattendue et sa brutalité et fait donc la « une » des médias. La mort étant le corollaire de la vie nous sommes heureusement indifférents aux deux décès survenant chaque seconde dans le monde (« 158 857 décès par jour, soit près de 59 millions de décès chaque année »). Nous sommes même plus ou moins indifférents à la grande cohorte des morts prématurés par malnutrition, sévices ou guerres.

L’indifférence aux morts quotidiens emportés par la covid-19 qui nous est attribuée par Denis Cosnard ne devrait rendre coupables que ceux qui ne suivent aucune précaution pour endiguer l’épidémie. Les soignants qui accompagnent les patients et assistent à leur mort ne sont pas indifférents, mais s’ils ne se défendaient pas mentalement, ils ne pourraient pas continuer à soigner. Le reproche fait aux médias de ne pas rapporter les morts quotidiens n’a pas lieu d’être, car nous n’échappons pas à la nécrologie quotidienne et ceci depuis de longs mois, même si l'on n’a plus la litanie vespérale macabre du Pr Salomon. Et que devrait-on faire : avoir peur et pleurer tous les soirs ?

Bien sûr, c’est Emmanuel Macron qui est visé : il serait coupable de ne pas avoir été capable de prendre les mesures qui auraient permis d’éviter un crash d’avion chaque jour. Il est vrai que si l’on compare la France aux pays asiatiques, l’épidémie a été bien plus meurtrière chez nous que dans beaucoup de ces pays, même sous un régime démocratique, dans d’autres, elle est plus meurtrière. Le « vivre avec le virus » est une option qui s’oppose à la stratégie d’éradication totale du virus adoptée ailleurs, mais était-elle possible en France ? Je pense que notre pays n’a plus les moyens à la fois matériels, logistiques, et la mentalité nécessaire pour prendre les mesures efficaces dans ce sens. Cette pandémie a montré que nous sommes un pays en voie de sous-développement, mais il faut remarquer que les autres pays européens comparables n’ont guère été plus brillants, ils n’ont pas pu éradiquer, comme nous, le virus et ont également un crash d'avion chaque soir, même si l'avion est parfois plus petit.

 

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Publié le 25 Mars 2021

Et à ce propos des gens éprouveraient le besoin urgent d’aller aux toilettes dès qu’ils pénètrent dans une librairie, un endroit où pourtant on ne s’ennuie pas. Les Japonais étant très attentifs en matière d’exonération, il n’est pas étonnant que ce soit une Japonaise qui ait remarqué ce phénomène en 1985, qui, depuis, fut dénommé « le phénomène de Mariko Aoki », et il ne serait pas rare. Je dis tout de suite que je ne suis pas atteint par cette perturbation de l'axe cérébro-intestinal sur laquelle certains se sont penchés jusqu'à suggérer que se pencher sur des livres de façon itérative rappelle la position adoptée aux toilettes et pourrait stimuler le besoin, cependant l’exonération en orthostatisme, même en étant penché, doit être rare sauf extrême urgence. D’autres pensent que les odeurs de l’encre et/ou du papier auraient des effets laxatifs. L’hypothèse d’une association d’idées pour les personnes qui lisent dans les toilettes a été émise. Ou le stress provoqué par tous ces livres que l’on ne pourra pas lire, ou par le choix à faire. Une angoisse qui vous prend aux tripes, exacerbée par le fait qu’il n’y a habituellement pas de toilettes dans les librairies. Illustration (pour les livres) : Arcimboldo.

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Publié le 24 Mars 2021

Etre dehors ou dedans, là est la questionOn n’arrête pas le progrès et le nouveau paradigme, comme disent les savants, est le confinement à l’extérieur, à condition de ne pas dépasser un périmètre de 10 km pour un citadin et sans participer à un carnaval où le postillon s’échange trop facilement en l’absence de vent. Cependant, il nous est interdit de dormir dans la rue en raison du couvre-feu. Celui-ci oblige donc à rentrer chez soi à nos risques et périls si l’on ne vit pas seul. L’enfer c’est la famille, les collègues de travail, l’Elysée ou les ministères, c’est la raison pour laquelle le président de la République et les membres du gouvernement vont si souvent « sur le terrain » où ils ne servent manifestement à rien mais où ils peuvent à la fois se montrer et s’aérer. Il est évident que c’est le ministre de l’Intérieur qui est le plus menacé et le plus souvent mis dehors. Illustration : dessin paru aujourd'hui dans le Canard enchaîné.

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Publié le 22 Mars 2021

EffractionEn ces temps où les musées sont veufs de leurs visiteurs qui ne peuvent regarder que leurs façades, l’artiste JR permet la visite d’une salle du palais Strozzi à Florence. Une visite par effraction grâce à un collage en trompe-l’œil qui ouvre une large brèche (l’oeuvre étant intitulée « La Ferita », la « Blessure ») dans la façade permettant de voir deux tableaux de Botticelli et une sculpture de Jean Bologne. (Vous pouvez cliquer sur l’image pour l’agrandir). Je trouve cette idée originale et le collage en lui-même ne manque pas de beauté. L’œuvre de JR inaugurée le 19 mars 2021 est assez symbolique de la place grandissante de l’image comme substitut du réel ou carrément pour le remplacer en le faisant disparaître comme dans la « réalité augmentée » fournie en boîte de conserve. Visite virtuelle d’un musée ou du monde, mais aussi sexualité en voyeur et par procuration. Parallèlement à l’invasion de l’image sous toutes les formes, l’écrit a tendance à s’atrophier pour mieux circuler sur les réseaux sociaux. Il est plus facile d’éructer que d’argumenter comme il est plus facile de visiter le paysage assis sur son séant que de le toucher de son corps. Je trouve que le terme : "dématérialisation" qui traduit un phénomène irrésistible, et qui nous est imposé, a quelque chose d'effrayant car il nous annonce que la réalité va devenir de plus en plus fantomatique.

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Publié le 21 Mars 2021

CONFINEMENTAvec le temps, l’espace se rétrécit et ce qui n’arrange rien, le temps s’accélère. Lorsqu’on retourne vers un lieu de son enfance longtemps après l’avoir quitté, chacun est surpris en évoquant ses souvenirs devant la réalité : le chemin est devenu sentier, la montagne est devenue colline, le lac est devenu étang, le château est devenu chaumière et la longue marche de jadis est franchie en peu de pas. A l’âge adulte, le temps file en s'accélérant et l’espace continue à se rétrécir : mer et montagne sont à portée de roues, les pays lointains, à portée d’ailes, l’astre des poètes d’une pâleur mortelle avale en grimaçant des capsules projetées par les terriens impudents. Quand on devient vieux, l’espace se rétrécit encore, clos entre quatre murs, quatre murs blancs qui se rapprochent sournoisement. Et un peu plus tard, il arrive une chose inouïe, sans aucun témoin pour en faire le récit : L’espace et le temps disparaissent Et c’est la fin du monde… Mais en attendant, si on allait prendre l’apéro ? Illustration : Magritte : "La chambre d'écoute"

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Publié le 19 Mars 2021

LICRASSEAprès les deux éditoriaux qui paraissent dans les premières pages de Marianne de ce jour, nous avons une pleine page publiée par la LICRA dont vous avez la reproduction ci-contre. J'ai volontairement amputé le visage de Mohammed  mais pas sa déclaration dont la portée paraît fondamentale à la LICRA : « En m’associant à la peur de la radicalisation religieuse, on donne un visage au racisme ». Que veut dire notre ami Mohammed qui ne précise pas de quelle religion il s'agit ? Il serait raciste de penser que les terroristes islamistes dont on a peur se recrutent parmi les musulmans ? Avoir peur du fanatisme religieux et en l’occurrence des fanatiques de l'islam, serait être raciste ? Ce serait donc vilain d’avoir peur des islamistes, ce serait faire preuve d’islamophobie fasciste (oxymore inventé par nos universitaires "progressistes"). Après la critique de l'islam condamnée comme islamophobie, nous avons maintenant la peur de sa radicalisation comme nouveau racisme, concept de victimisation hyper-extensible. Les dizaines de victimes de la radicalisation islamique ont eu tort d’avoir peur avant d’être tuées par des décérébrés qui luttaient en fait contre LICRASSEle racisme dont les assassinés avaient le visage avant d'être défiguré par les balles. Et dans un des articles du même Marianne figure également le dessin ci-contre qui pourrait être un commentaire de la page publiée par la LICRA.

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Publié le 17 Mars 2021

C’est ainsi que le principe de précaution a des effets pervers, et finit par aller contre l’intérêt de la population. Nous sommes de nos jours d’une prudence extrême, et les politiques vivent dans la trouille, ne serait-ce que devant les retombées judiciaires possibles. Leur attitude incertaine et les décisions prises à propos du vaccin AZ vont braquer la population contre lui, le mal est fait, et cela ne va pas encourager le personnel soignant à se faire vacciner, ce qui nous promet des foyers épidémiques hospitaliers supplémentaires dont on aurait pu se dispenser.

Il est normal que les médecins prennent toutes les précautions pour exposer les patients au moindre risque dans leurs interventions thérapeutiques, mais quelles que puissent être ces précautions, le risque iatrogène existe toujours, et à l’échelle d’une population on est obligé de faire une estimation entre le risque couru et le bénéfice escompté, entre le risque individuel et le bénéfice pour la collectivité. Le principe de précaution, au contraire, consiste à s'abstenir d'agir quand on estime que cette action présente un risque potentiel même s'il est discutable. Cette abstention peut parfois avoir des conséquences plus délétères que l'action écartée.

La médecine ayant été longtemps essentiellement empirique, on imagine ce que le principe de précaution s’il avait été appliqué dans le passé aurait eu comme conséquences, notamment pour la découverte de la vaccination qui consiste à provoquer volontairement une maladie légère pour en éviter une sévère, éventuellement mortelle.

Ce fut une découverte des paysans chinois et turcs, exploitée par la médecine occidentale. Les paysans d'Anatolie frottaient le bras scarifié de leurs enfants avec du pus de varioleux convalescent pour les préserver de la petite vérole. Au XVIIIe siècle, Lady Montaigu Wortley, femme de l'ambassadeur d'Angleterre à Constantinople, fit ainsi inoculer ses enfants et ramena la « variolisation » en Angleterre. La pratique se répandit, notamment en France, où le médecin de l'aristocratie, Théodore Tronchin, inocula -  on disait « tronchina » - des milliers d'enfants. Mais la maladie provoquée pouvait se révéler dangereuse : un enfant sur cinq en mourrait. On finit par en interdire la pratique pour la reprendre après la mort de Louis XV et sacrifier un enfant pour en protéger quatre.

C’est après bien des hésitations que l'Anglais Edward Jenner inocula, le 14 mai 1796, à James Phipps âgé de huit ans, la variole des vaches ou vaccine dont les pustules des pis transmises aux vachers semblaient les préserver de la variole. La vaccination fût heureusement un succès et conquit l'Europe, non sans oppositions, jusqu'à la lointaine Russie où la Tsarine adopta le premier enfant vacciné, qu'elle appela Vaccinof.

Jenner avait découvert la vaccination naturelle, un siècle plus tard Pasteur mit au point la vaccination avec des germes de la maladie même. Ce sont encore des enfants qui essuyèrent les plâtres. Joseph Meister, neuf ans, puis Jean-Baptiste Jupille, berger jurassien de quinze ans, échappèrent par miracle à la rage alors qu'il n'y a pas de preuve certaine qu'ils en étaient atteints. Par la suite plusieurs vaccinés moururent de la rage. L'hygiéniste et Doyen de la Faculté de Paris Paul Brouardel, qui en avait la preuve, dissimula heureusement la vérité pour sauver la vaccination. Car Pasteur avait raison. Les vaccinations obligatoires, qui consistent à sacrifier quelques rares individus pour le bien du plus grand nombre, ont permis l'éradication de la variole et la quasi disparition des maladies infantiles les plus graves comme le croup et la poliomyélite.

Illustration : Gaston Melingue « Edward Jenner, la première vaccination »

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Publié le 15 Mars 2021

L’addition de l’addictionLorsqu’un événement survient heurtant l’opinion publique, le plus souvent le gouvernement se doit de réagir, et sa réaction la plus habituelle est de créer un comité Théodule, ainsi baptisé par De Gaulle, et parfois une commission parlementaire, les travaux de l’un comme l’autre aboutissant plus ou moins à enterrer l’affaire en attendant que l’opinion se calme et oublie. Une autre alternative, dont le gouvernement actuel a sans doute abusé, est le « collectif citoyen » qui a cependant l’inconvénient de raviver un problème plutôt que de l’enterrer puisqu’il est rare que l’on suive intégralement les propositions de ce collectif constitué, par définition, d’incompétents. Le drame récent où une adolescente de 14 ans prénommée Alisha a été tuée par un couple de ses « amis », sur fond de harcèlement, a conduit la ministre Marlène Schiappa a annoncé la création – comme on pouvait s’y attendre - d’un “comité de parents” contre le harcèlement scolaire dont l’objectif serait de “mieux outiller” les parents contre ce fléau. Je ne sais pas ce qu’il en sera des parents, mais y figureront des associations et des personnalités « qualifiées ». Le harcèlement des mineurs augmente, et en 2020, 3119 faits ont été enregistrés, notamment de cyber-harcèlement, visant des mineurs en France. On peut douter de l’efficacité que pourrait avoir ce « comité de parents » sur la prévention des violences entre adolescents, mais Marlène Schiappa se sentait obligée de faire quelque chose et un comité Théodule, ça ne mange pas de pain. Si le harcèlement scolaire où des enfants sont pris pour cibles par la majorité des autres est vieux comme l’école, car les meneurs ont toujours apprécié les victimes comme preuves de leur puissance, la nouveauté est l’amplification du phénomène que permettent aujourd’hui les réseaux sociaux où le sadisme peut s’exprimer lâchement sous anonymat. Pour un vieux singe comme moi qui n’a connu dans sa jeunesse ni internet, ni les réseaux sociaux, en survivant néanmoins à leur absence, je me pose bêtement la question : pourquoi la personne harcelée continue-t-elle à rester sur les réseaux sociaux pour recevoir quotidiennement des injures et parfois des menaces de viol ou de mort ? J’ose croire que ce n’est pas du masochisme, il faut donc admettre que la présence sur ces réseaux est devenue indispensable à la vie de la jeunesse : c’est une addiction quitte à en payer l’addition. Un exemple est donné par la jeune Mila qui continue à être menacée des pires sévices par une meute depuis qu’elle a dit vertement ce qu’elle pensait de la religion islamique après avoir été attaquée elle-même par des musulmans sur ses préférences. Non seulement elle continue à figurer sur les réseaux, mais elle a été récemment bouleversée par l’interruption de son compte Twitter (qui n’a pas tant de vigilance pour les comptes des violeurs et assassins potentiels) et elle a déclaré, soulagée, lors de son rétablissement : « J’ai retrouvé mon compte Twitter, je suis hypercontente ! ». Illustration : Egon Schiele "Jeune fille assise"

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Publié le 14 Mars 2021

César se noie dans le Rubicon"Du jamais-vu en quarante-six ans de César ! Par chance, on nous avait prévenus : le cru 2021, après le psychodrame Polanski l'an dernier, annonçait des lendemains qui chantent et l'avènement de la fête qui va de pair. On s'attendait au pire et on l'a eu. Portée par une Marina Foïs très pipi-caca, la soirée a coché toutes les cases du meeting politique et du cabaret pétomane. Pas la fête du cinéma, non, mais la fête de la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, pressée de faire quelque chose, comme si elle ne faisait rien pour la profession qui bénéficie de toutes les aides possibles. Place aux nantis de la culture dans ce bal des hypocrites où chacun y allait de son couplet entre deux merde, couilles, bite, trou noir… Les auteurs des sketchs, Blanche Gardin et Laurent Laffite, s'y noyaient dedans. Un océan de vulgarité porté par la maîtresse de cérémonie, obsédée de savoir si « la taille, ça compte ? », rappelant « N'oublions pas que, sans la lumière, la coloscopie ne serait qu'un trou noir » ou n'hésitant pas à déclarer : « J'appelle Xavier Dupont de Ligonnès. » On en redemandait !  Entre deux césars tendus du poing, on a eu droit aussi à quelques rappels sur la sécurité globale, l'islamo-gauchisme et la culture non essentielle. Entre show-biz et communautarisme, Jean-Pascal Zadi, encore plus énervé que dans son film Tout simplement noir, cita Franz Fanon et Adama Traoré. L'insoumise Corinne Masiero, en costume Peau d'Âne et avec des tampons hygiéniques aux oreilles, se mit à poil par solidarité avec le métier. Vincent Dedienne blagua sur Hitler, Jeanne Balibar, habillée en Chanel, rappela qu'il ne fallait pas oublier les actrices de 40 ans, Nathalie Baye devait répondre si elle était bien « une mère de… », Isabelle Huppert, très chic et au-dessus de la mêlée, sommait le gouvernement de rouvrir les salles de cinéma et Chiara Mastroianni donnait la parole à la CGT Spectacle".

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Publié le 13 Mars 2021

L’accélération au point mortLa communication du gouvernement, quel qu'il soit, comporte des « éléments de langage », formules adoptées par le porte-parole et les ministres, et qu'ils devront répéter pour convaincre la population du bienfondé des décisions, pour vanter des actions ou masquer des insuffisances. Cette sémantique change avec les circonstances. Aujourd’hui, la circonstance dominante est, bien entendu, la pandémie responsable pour l’instant de plus de 90000 en France, ce qui n’est pas mal pour une « grippette ». Manifestement, le virus SARS-Co-2 n’a pas aimé le mépris que certains ont affiché à son égard lors de son émergence. Quoi qu’il en soit, il me semble que l’élément de langage gouvernemental qui revient le plus souvent dans les bouches ministérielles est : « la montée en puissance ». Formule astucieuse qui, par un tour de passe-passe sémantique, utilise le mot puissance pour traduire une situation de faiblesse. Nous avons eu la « montée en puissance » pour les tests de dépistage et nous avons à présent le « montée en puissance » pour la vaccination. Ce serait mesquin de ne pas reconnaitre que pour le dépistage comme pour la vaccination le nombre de personnes intéressées a aujourd’hui augmenté, mais parler de « puissance », c’est tout de même de la poudre aux yeux un peu irritante, et quand initialement la « montée en puissance » avait été fièrement annoncée, elle ressemblait plutôt à une accélération au point mort. La lenteur du démarrage de la vaccination ayant été présentée comme une stratégie dont on ne sait pas si la raison en était une impuissance ou une pusillanimité. Une faiblesse que l'on ne retrouve pas ailleurs : Le professeur Zeev Rotstein, directeur général de L'hôpital Hadassah de Jérusalem, ayant  décidé que les droits de patients étaient plus importants que celui du personnel à refuser la vaccination dans la mesure où "le public en état de vulnérabilité et de faiblesse doit être protégé". Il a donc mis 80 de ses personnels (qui ne répondaient à aucune des conditions dérogatoires), notamment des médecins et des infirmiers, en congé sans solde pour avoir refusé de se vacciner contre la Covid-19. Une décision qui aurait provoqué une révolution en France alors que la contamination va bon train à l'hôpital. Illustration : triomphe de la première vaccinée en France.

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Publié le 11 Mars 2021

Erection branlanteLe 8 mars dernier, la journée de la femme, le Gang du Clito a braqué un clitoris géant de 5 mètres de haut sur le parvis des Droits de l’Homme au Trocadéro. Une opération montée de main de maître visant à dénoncer l’invisibilité de l’organe féminin, et son inégalité de traitement par rapport au pénis. Certes, la visibilité du clitoris est moins évidente que celle du pénis, et il existe une inégalité de taille congénitale – si j’ose dire – entre les deux organes difficile à combler. Loin de moi l’idée iconoclaste de défendre le pénis et son traitement, mais j’attire l’attention des membres du Gang du Clito sur la différence de fonction entre le pénis et le clitoris. Le clitoris n’a qu’une fonction, celle du plaisir donné ou reçu, ce qui est loin d’être négligeable, alors que le pénis est un organe multifonctionnel : plaisir, insémination naturelle sous-clitoridienne, et guide directionnel pour le jet d’urine. Je remarque aussi que si l’on voit depuis quelques temps fleurir fièrement des clitoris sur la voie publique, le pénis, lui, en dehors de quelques « œuvres d’art » qui pourraient l’évoquer sans dire son nom, il ne se profile qu’honteusement, dessiné grossièrement et à la hâte, sur la paroi des ascenseurs et les murs des HLM plutôt que ceux des beaux quartiers. Ce qui montre, en y regardant de près, que le pénis est peut-être plus mal traité que le clitoris depuis que celui-ci a fait son « coming-out ». Il serait par ailleurs opportun, dans un souci d'égalité, d'introduire le néologisme de "clitoricrate" pour faire le pendant avec phallocrate. Et pendant ce temps la photo ci-dessous (Silvio Avila - AFP) montre un service Erection branlantehospitalier au Brésil (Porto Alegre) débordé par les patients atteints de la COVID-19, en contraste avec la préoccupation pour le moins frivole de ces femmes soucieuses de donner un statut officiel à leur clitoris dont elles peuvent pourtant user à volonté, cela ne regarde qu'elles, nous, on s'en branle. La cause des femmes mérite mieux que ces exhibitionnistes un peu perturbées.

 

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Publié le 10 Mars 2021

Les nouveaux étudiantsA ce dessin de Xavier Gorce il faudrait ajouter que si les profs s'écartent de la ligne imposée par les étudiants, ils leur doivent des excuses, une manie ayant traversé l'Atlantique, celle de la pénitence. C'est ainsi qu'un syndicat d'étudiants demande des excuses publiques (à défaut de sanctions) à Klaus Rinzler, prof. à l'IEP de Grenoble car les pauvres choux ont été traumatisés par ses déclarations mettant en garde contre la confusion entre islamophobie, racisme et antisémitisme. Rendons hommage à ce professeur (et à un de ses collègues à qui il est également demandé des excuses à défaut de sanctions) traité d'islamophobe et de fasciste (car pour ces "étudiants", critiquer l'islam serait du fascisme) mais qui ne cède pas face à des terroristes intellectuels qui confondent racisme et critique d'une religion, pour laquelle les islamistes, quand il s'agit de l'islam, ont inventé le délit "d'islamophobie",   concept bêtement adopté par des "progressistes" rétrogrades et socialement favorisés, désignés par l'oxymore d'islamo-gauchistes dont l'idée fixe est de traiter leurs opposants de fascistes (ce qui prouve leur lamentable ignorance) tout en utilisant leurs méthodes d'intimidation. A noter que sur les affichettes placardées donnant le nom des deux professeurs incriminés (avec photo sur les réseaux sociaux par l'UNEF), afin de leur mettre une cible dans le dos, il avait été ajouté "l'islamophobie tue". J'avais plutôt l'impression que c'était les islamistes qui tuaient, et la protection policière qui entourerait désormais ces deux professeurs renforce nettement cette impression. Il faut croire qu'il y a des cerveaux unidirectionnels et lacunaires qui ne retiennent pas toutes les informations.

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Publié le 8 Mars 2021

Pour les bourdes, j’ai l’impression que ce petit monde n’en loupe pas une en matière d’organisation. Je suis plutôt de nature pacifique en me mettant toujours à la place du décideur lorsqu’il s’agit d’un problème de santé, mais j’ai l’impression que pour ce qui concerne la confusion, les autorités sanitaires, depuis le début, nous font la totale. La dernière bévue date d’hier, où les généralistes qui avaient organisé les RV de vaccination pour la semaine ont reçu en urgence, dimanche soir, un communiqué de la DGS leur apprenant in extremis que les doses de vaccin qui avaient été prévues pour eux seront livrées aux pharmaciens pour qu’ils puissent vacciner à leur place, aux médecins de déprogrammer les RV prévus. Ce nouveau jugement de Salomon ne consiste donc plus à partager en deux mais à déposséder l’un pour fournir l’autre, à désorganiser une organisation déjà en cours de fonctionnement pour monter une organisation qui n’est pas encore en place, à mettre bizarrement en concurrence deux corporations complémentaires, à privilégier le pharmacien qui ne connaît pas vraiment la pathologie du futur vacciné qu’il ne peut appréhender qu’à travers l’ordonnance rédigée par le médecin. Ce qui ne veut pas dire que l’intervention des officines dans le programme vaccinal ne serait pas utile, mais quelle imprévision ! Quelle improvisation ! Je ne crois pas que les médecins généralistes qui réclament la démission de Salomon commettent une erreur de jugement.  

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Publié le 8 Mars 2021

Orthostatisme dans la villeCette fin de semaine où le soleil brillait sur Paris dans un ciel pur, les gens étaient dehors. Ils marchaient. Ils déambulaient devant les cafés et les restaurants fermés, sur les trottoirs vides de leurs terrasses. Promeneurs obligés, debout sans pouvoir s’asseoir. Cohabitation serrée sur les bancs publics. Rebords de pierre occupés laissant leur marque sur les fesses lasses. Les colonnes tronquées de Buren enfin utiles comme sièges dans le jardin du Palais Royal où les fleurs pourpres confortablement installées sur les branches des arbres éclataient au soleil. Les juvéniles homos  erectus malgré eux s’aggloméraient en petits groupes pour échanger quelques rires coupés par les masques chirurgicaux. Regards soupçonneux sur les vieux : que faisaient-ils dehors au risque de mettre tout le monde dedans ? Illustration : Balthus « La rue »

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Publié le 6 Mars 2021

Crêpage de chignon métaphysiqueEn tant que mâle hétérosexuel assumé, bien que sur le retour, je trouve à la fois drôle, triste, ridicule, délirant, le crêpage de chignon relaté récemment dans un article de Peggy Sastre (Le Point.fr) entre les féministes radicales et les activistes « trans ». En effet, les premières mettent en cause le plein statut de femme pour les secondes, avec toutes ses prérogatives, y compris la jouissance des toilettes publiques réservées aux femmes. Pour ces féministes, accorder aux trans-genres des prérogatives réservées aux femmes pourvues d’un utérus serait une autre forme que prendraient la domination et l’oppression masculines (domination qui pourrait être effective si les trans-genres étaient autorisés à concourir lors des compétitions sportives dans les catégories féminines). Pour elles, un homme se transformant en femme serait, si je peux m’exprimer ainsi, de l’entrisme (« ils veulent nous traquer jusque dans les chiottes pour nous violer ! »). Ce qui montre que la conquête de la féminité est un long chemin semé d’embûches et qui peut déboucher sur les thèmes métaphysiques de l’essence et de l’existence, de l’être et du paraître. Le lieu du débat ne saurait être mieux illustré que celui des aisances, un lieu où la condition humaine est mise à nu et où l’être humain, quelle que soit sa condition, élimine des déchets semblables. Illustration : Bernard Buffet : "les folles"

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Publié le 4 Mars 2021

Le paradoxe de l’identitéAujourd’hui la recherche d’identité, c’est perdre la sienne pour acquérir celle des autres, celle du groupe dont on adopte les traits, les valeurs, les croyances, l’amour et la haine, avec lequel on s’identifie pour s’y noyer et finalement se perdre soi-même afin d'être identique aux autres. C’est une régression tribale qui se prétend progressiste et se sert de la victimisation comme bouclier, mais aussi comme arme

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Publié le 4 Mars 2021

Faut-il revenir à la case départ ? Il se trouve qu’aux Pays-Bas l’écrivaine choisie pour en assurer la traduction a la peau blanche, et une journaliste néerlandaise, dont je me suis empressé d’oublier le nom et dont j’avoue à ma grande honte ignorer la couleur de peau, trouve scandaleux que l’on ait pu choisir une Blanche pour traduire l’oeuvre d’une Noire, en déclarant : « un choix incompréhensible, à mon avis et à celui de beaucoup d'autres qui ont exprimé leur douleur, leur frustration, leur colère et leur déception via les réseaux sociaux ». Rien de moins. Seule une personne noire serait ainsi capable de conserver toute la puissance du message porté par Amanda Gorman. Devant les attaques, la maison d’édition néerlandaise s’est défendue en soulignant que l’écrivaine blanche choisie pour traduire l’œuvre déjà immortelle de miss Gorman : « est attachée aux questions de l'égalité des sexes et de la résilience, et nous reconnaissons en elle la passion et la lutte pour une société inclusive ». Elle pourrait même mettre un genou à terre pour effectuer la traduction, mais elle a préféré renoncer à la tache surhumaine de traduire l’œuvre d’Amanda Gorman dont l’échantillon diffusé au monde entier m’a paru d’une grande banalité. Une fois pour toutes, Il faut que cessent ces appropriations culturelles : les Blancs ne devraient plus jouer du jazz et les Noirs devraient cesser d'utiliser les instruments de musique inventés par les Blancs pour en jouer. Le monde occidental est devenu un asile d’aliénés.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 3 Mars 2021

C’est ce que montre une enquête de l’Ifop réalisée en janvier pour la revue « Le droit de vivre » et la Licra auprès d'un échantillon représentatif de 1 006 lycéens. « Plus d'un lycéen sur deux (52 %) se dit ainsi favorable au port de signes religieux ostensibles dans les lycées publics, soit deux fois plus que dans l'ensemble de la population (25 %). 49 % ne voient pas d'inconvénient à ce que les agents publics affichent leurs convictions religieuses. Et 38 % sont favorables à ce qu'une loi autorise les élèves à porter un « burkini » (une proportion qui atteint 63 % chez les seuls élèves scolarisés en REP, et 76 % chez les lycéens se déclarant musulmans). ». Beaucoup sont contre le droit au blasphème et critiquer la religion serait agresser les croyants. 52% des élèves du secondaire sont opposés au « droit de critiquer une croyance, un symbole ou un dogme religieux ». Ce qui est confondre la personne et ses croyances, confusion de l’être et du surnaturel, surnaturel qui, pour un incroyant n’existe pas et est donc le néant. Que les jeunes musulmans soient défavorables à la laïcité et contre le droit au blasphème n’étonnera personne. Pour eux, les lois de la République passent après les lois attribuées à Dieu, des lois longuement écrites et modifiées par les hommes. « Partant, les lois visant à encadrer l'application de la laïcité en France sont perçues par plus d'un lycéen sur trois (37 %) comme discriminatoires à l'égard des musulmans (opinion partagée par 81 % des élèves musulmans, et par 55 % de ceux vivant en zone d'éducation prioritaire.) ». Mais les musulmans ne représentent que 14 % de la population lycéenne, ce qui montre que les autres lycéens sont sensibles à ce qui fait pour eux l’identité de chacun « Même si on n'est pas musulman, on est solidaire des causes et du droit des jeunes à afficher leurs traits culturels et identitaires ». Et l’identité aujourd’hui, n’est plus ancrée dans la personnalité individuelle : caractère, connaissances, aspirations ou projet, mais dans ses croyances religieuses, ses traits culturels, sa peau ou son sexe, c’est dire de ce qui ne dépend pas de soi. Illustration Roberto Matta : « Désastre du mysticisme »

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 2 Mars 2021

Quand les petits pois mettent leur consommateur en boîteJe n’ai aucune sympathie particulière pour Nicolas Sarkozy, mais j’avoue que la sanction judiciaire dont il est l’objet me le rend sympathique. Les faits qui lui sont reprochés ont été largement exposés dans les médias, et il me semble qu’il y a une disproportion entre l’intention non prouvée d’un échange de service qui n'a pas eu lieu, et basée sur des écoutes téléphoniques dont on peut discuter la légalité, et la peine d’emprisonnement prononcée. J’ignore si l'ancien président est innocent ou pas, mais même en admettant qu’il ne le soit pas, je suppose que dans le cas d’un prévenu quelconque, la condamnation aurait été moins sévère. S’agit-il d’une revanche ? S’agit-il d’une recherche d’exemplarité ? La justice doit-elle être moralisante ou politique ou doit-elle seulement appliquer la loi ? On pourrait se réjouir de savoir que ceux qui nous gouvernent ne sont pas à l'abri de la Justice, mais un excès dans l'autre sens n'est pas souhaitable car l'on risque de sélectionner les plus médiocres pour nous gouverner. La rectitude doit faire le juge  mais elle ne fait pas l'homme d'Etat.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 1 Mars 2021

Faux-semblantAujourd’hui, en ce 1er mars, un temps superbe sur Paris. Tout semble avoir repris sa place. Un étalage de jeunes gens, pour la plupart bas les masques, assis sur les marches de la basilique du Sacré-Cœur, fêtant à leur manière le 150ème anniversaire de la Commune de Paris, face au soleil, et Paris à leurs pieds discrètement noyé dans un zeste de brume. L’immanquable homme-statue sur un piédestal qui semble avoir été installé pour lui, dans sa blancheur immobile est courageusement revenu, statue si parfaite que les passants restent indifférents à sa présence qui fait partie du décor. Une journée à déguster en attendant d’être à nouveau privés de gourmandise.

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Rédigé par Dr WO

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