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Quand l’être se veut néant

C’est ce que montre une enquête de l’Ifop réalisée en janvier pour la revue « Le droit de vivre » et la Licra auprès d'un échantillon représentatif de 1 006 lycéens. « Plus d'un lycéen sur deux (52 %) se dit ainsi favorable au port de signes religieux ostensibles dans les lycées publics, soit deux fois plus que dans l'ensemble de la population (25 %). 49 % ne voient pas d'inconvénient à ce que les agents publics affichent leurs convictions religieuses. Et 38 % sont favorables à ce qu'une loi autorise les élèves à porter un « burkini » (une proportion qui atteint 63 % chez les seuls élèves scolarisés en REP, et 76 % chez les lycéens se déclarant musulmans). ». Beaucoup sont contre le droit au blasphème et critiquer la religion serait agresser les croyants. 52% des élèves du secondaire sont opposés au « droit de critiquer une croyance, un symbole ou un dogme religieux ». Ce qui est confondre la personne et ses croyances, confusion de l’être et du surnaturel, surnaturel qui, pour un incroyant n’existe pas et est donc le néant. Que les jeunes musulmans soient défavorables à la laïcité et contre le droit au blasphème n’étonnera personne. Pour eux, les lois de la République passent après les lois attribuées à Dieu, des lois longuement écrites et modifiées par les hommes. « Partant, les lois visant à encadrer l'application de la laïcité en France sont perçues par plus d'un lycéen sur trois (37 %) comme discriminatoires à l'égard des musulmans (opinion partagée par 81 % des élèves musulmans, et par 55 % de ceux vivant en zone d'éducation prioritaire.) ». Mais les musulmans ne représentent que 14 % de la population lycéenne, ce qui montre que les autres lycéens sont sensibles à ce qui fait pour eux l’identité de chacun « Même si on n'est pas musulman, on est solidaire des causes et du droit des jeunes à afficher leurs traits culturels et identitaires ». Et l’identité aujourd’hui, n’est plus ancrée dans la personnalité individuelle : caractère, connaissances, aspirations ou projet, mais dans ses croyances religieuses, ses traits culturels, sa peau ou son sexe, c’est dire de ce qui ne dépend pas de soi. Illustration Roberto Matta : « Désastre du mysticisme »

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S
Les ados sont grégaires, faut faire comme les autres, et quand la mode est à la castagne au nom du Prophète : divine surprise, on peut défouler toute la violence induite par les désordres hormonaux de la puberté, la religion justifie tout, de la provocation à la décapitation.<br /> Le grégarisme entraîne aussi les non-musulmans puisque les lycéens musulmans ne sont que 14 %.<br /> De plus, les islamo-gauchistes leur trouvent toutes les excuses et les victimisent. Les encouragent.
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C
Je constatais cette tolérance chez mon fils lycéen il y a qq années. Les ados n'ont pas de convictions fortes (à part "chacun est libre de faire ce qu'il veut") alors que leurs copains musulmans en ont, des convictions. Alors, ma foi, par amitié, par solidarité de groupe, pour ne pas froisser des potes, pour ne pas être considéré comme facho, ils se mettent à penser vaguement antisémite, vaguement misogyne, vaguement anti charlie, etc...<br /> Je me souviens qu'il avait été extrêmement surpris que j'apprécie Manuel Valls "l'islamophobe" ...!<br />  
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L
A part les prêtres et les religieuses, chez les catholiques la Croix reste sur les murs des églises et chez quelques particuliers, nous ne l'arborons pas dans la rue, ce temps là est passé. Et ce ne sont pas "les religions" qui foutent le bordel en France mais une 'lislam"!
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P
Je subodore que les Juifs et leur kippa (et dans une moindre (?) mesure les catholiques pratiquants et leur croix) ne bénéficient pas de la même tolérance. Ce qui permettrait de conclure à une islamisation de l'opinion des jeunes interrogés.
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A
"[...]mais dans ses croyances religieuses, ses traits culturels, sa peau ou son sexe, c’est dire de ce qui ne dépend pas de soi."<br />  <br /> Je dirais même plus : de ce qui dépend des autres.
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