Pour les bourdes, j’ai l’impression que ce petit monde n’en loupe pas une en matière d’organisation. Je suis plutôt de nature pacifique en me mettant toujours à la place du décideur lorsqu’il s’agit d’un problème de santé, mais j’ai l’impression que pour ce qui concerne la confusion, les autorités sanitaires, depuis le début, nous font la totale. La dernière bévue date d’hier, où les généralistes qui avaient organisé les RV de vaccination pour la semaine ont reçu en urgence, dimanche soir, un communiqué de la DGS leur apprenant in extremis que les doses de vaccin qui avaient été prévues pour eux seront livrées aux pharmaciens pour qu’ils puissent vacciner à leur place, aux médecins de déprogrammer les RV prévus. Ce nouveau jugement de Salomon ne consiste donc plus à partager en deux mais à déposséder l’un pour fournir l’autre, à désorganiser une organisation déjà en cours de fonctionnement pour monter une organisation qui n’est pas encore en place, à mettre bizarrement en concurrence deux corporations complémentaires, à privilégier le pharmacien qui ne connaît pas vraiment la pathologie du futur vacciné qu’il ne peut appréhender qu’à travers l’ordonnance rédigée par le médecin. Ce qui ne veut pas dire que l’intervention des officines dans le programme vaccinal ne serait pas utile, mais quelle imprévision ! Quelle improvisation ! Je ne crois pas que les médecins généralistes qui réclament la démission de Salomon commettent une erreur de jugement.