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371. Des morts inappropriés

On peut d’abord remarquer que les morts dans un accident d’avion ne sont pleurés que par les proches des victimes. Un tel événement frappe bien entendu par sa survenue inattendue et sa brutalité et fait donc la « une » des médias. La mort étant le corollaire de la vie nous sommes heureusement indifférents aux deux décès survenant chaque seconde dans le monde (« 158 857 décès par jour, soit près de 59 millions de décès chaque année »). Nous sommes même plus ou moins indifférents à la grande cohorte des morts prématurés par malnutrition, sévices ou guerres.

L’indifférence aux morts quotidiens emportés par la covid-19 qui nous est attribuée par Denis Cosnard ne devrait rendre coupables que ceux qui ne suivent aucune précaution pour endiguer l’épidémie. Les soignants qui accompagnent les patients et assistent à leur mort ne sont pas indifférents, mais s’ils ne se défendaient pas mentalement, ils ne pourraient pas continuer à soigner. Le reproche fait aux médias de ne pas rapporter les morts quotidiens n’a pas lieu d’être, car nous n’échappons pas à la nécrologie quotidienne et ceci depuis de longs mois, même si l'on n’a plus la litanie vespérale macabre du Pr Salomon. Et que devrait-on faire : avoir peur et pleurer tous les soirs ?

Bien sûr, c’est Emmanuel Macron qui est visé : il serait coupable de ne pas avoir été capable de prendre les mesures qui auraient permis d’éviter un crash d’avion chaque jour. Il est vrai que si l’on compare la France aux pays asiatiques, l’épidémie a été bien plus meurtrière chez nous que dans beaucoup de ces pays, même sous un régime démocratique, dans d’autres, elle est plus meurtrière. Le « vivre avec le virus » est une option qui s’oppose à la stratégie d’éradication totale du virus adoptée ailleurs, mais était-elle possible en France ? Je pense que notre pays n’a plus les moyens à la fois matériels, logistiques, et la mentalité nécessaire pour prendre les mesures efficaces dans ce sens. Cette pandémie a montré que nous sommes un pays en voie de sous-développement, mais il faut remarquer que les autres pays européens comparables n’ont guère été plus brillants, ils n’ont pas pu éradiquer, comme nous, le virus et ont également un crash d'avion chaque soir, même si l'avion est parfois plus petit.

 

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S
Le crash ne fait plus la une ? Ils rigolent ? Vous ne pouvez pas ouvrir une radio, une télé, une revue, sans qu'on vous parle du virus, des morts, des soignants surmenés, des équipements insuffisants, des jeunes qui transgressent et font la teuf, des vaccins qui n'arrivent pas à cause de BigPharma. Et des gestes barrière. Sur un ton infantilisant.<br /> On commence à voir arriver les psychiatres qui tirent la sonnette : les gens deviennent fous. Moi, je me protège : un mot du crash et je zappe.
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C
C'est le syndrome "Je suis le directeur de conscience de la société française" qui frappe tout journaliste (ou même pigiste) travaillant au Monde.
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L
 <br /> J'ai connu un crash d'avion en Guadeloupe dans les années 60, c'était terrible, toute les famille ont eu leur mort, et la chapelle ardente était impressionnante.<br /> Mais là les pauvres gens meurent dans l'anonymat, on nous balance juste un chiffre, qui aujourd'hui ne fait même plus peur, je me bats tout les jours avec les gens de mon immeuble, tout âge confondu, afin qu'ils mettent leur masque dans l'ascenseur !<br /> C'est vrai aussi que Macron et sa bande sont responsables, ils n'ont rien prévu, et nous voilà devenus la bêe noire, c'est avec nous que les autres pays sévissent aux frontières!<br /> Je trouve que ce Cosnard porte très bien son nom!
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P
On nous a bien dit que nous devions apprendre à vivre avec le terrorisme islamique.
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