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Détail d'un tableau de style surréaliste intitulé : "La femme invisible. A la mémoire de Raymond Roussel. Peint par la machine de Louise Montalescot".
En fait, je crois que l'on n'en connait pas l'auteur car Louise Montalescot est un personnage du roman de Raymond Roussel intitulé "Impressions d'Afrique".
Notez les hippocampes qui semblent sortir du cerveau de la figure, à rapprocher de l'article qui suit
Quand on avance en âge, il est fatal de reculer. Il est habituel d’admettre de perdre progressivement ses possibilités physiques et si l’on pratique la marche, et il bon de le faire, on évite de tester la course car on se demande ce qu’en penserait notre organisme désormais habitué à moins de témérité. Mais la grande crainte est de ne plus pouvoir penser correctement. La mémoire a une tendance fâcheuse à se trouer et les noms propres sont trop souvent sur le bout de la langue d’où ils sortent quand on ne les attend plus.
Tout le monde ne peut pas avoir été chauffeur de taxi ou d‘ambulance, or il semble bien que ces professions aient un risque moins élevé d’être atteint d’une maladie d’Alzheimer. Ce risque moindre serait en rapport avec les nécessaires facultés d’orientation géographique permise par la mémoire des cartes spatiales et d’adaptation aux aléas de la circulation dans lesquelles une région du cerveau appelée hippocampe serait impliquée (une étude a montré qu’il était plus développé chez les chauffeurs de taxi et qu’il s’atrophie de façon accélérée dans la maladie d’Alzheimer). Par contre on n’observe pas une diminution du risque chez les chauffeurs de bus qui conduisent selon un trajet préétabli et sollicitent donc moins la mémoire spatiale.
Sur la totalité d’une cohorte de près de 9 millions de personnes décédées aux USA : « la cause du décès était la maladie d’Alzheimer dans 3,88 % des cas. Le pourcentage de décès par la maladie d’Alzheimer est de 1,03 % pour les chauffeurs de taxi, et 0,74 % pour les ambulanciers ». Taux après ajustement pour éliminer des facteurs confondants, mais l’étude ne permet pas d’affirmer un lien de cause à effet, elle ne peut que relever une corrélation) (1).
Ce qui pourrait nous consoler est que si les algorithmes de l’intelligence artificielle roulent des mécaniques, quand on leur applique les tests de cognition que l’on utilise en médecine, ce qui fut fait par une équipe israélienne (2) qui a évalué cinq chatbots (c’est ChatGPT 4o qui a obtenu le score le plus élevé), ces grosses têtes artificielles farcies par les humains ont également des déficiences cognitives. Tous les modèles ont montré des difficultés notables dans les tâches visuospatiales et exécutives. Les déficiences cognitives sont cependant légères mais d’autant plus importantes que les chatbots sont anciens ce qui correspond en quelque sorte à une démence sénile.
1. R Patel V, Liu M, Worsham CM, Jena AB. Alzheimer's disease mortality among taxi and ambulance drivers: population based cross sectional study. BMJ. 2024 Dec 17;387:e082194. doi: 10.1136/bmj-2024-082194. Article rapporté par le Dr Roseline Peluchon
2. Article du BMJ (British Medical Journal) rapporté par Frédéric Haroche