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Aujourd’hui, je me suis soumis à une exploration car monter les pentes raides pour rejoindre le Sacré-Cœur est l’équivalent d’une épreuve d’effort auquel on soumet les patients pour tester leurs capacités, surtout après un repas, en ce jour froid et par grand vent.
Un vent qui rendait les petits nuages joliment véloces en se poursuivant les uns les autres à la queue leu-leu.
Ce qui m’a le plus gêné dans la foule de touristes venus surtout de la péninsule ibérique et de l’Asie, ce sont les voix s’imposant pour perturber la ballade qui trottait dans ma tête. Les gens ne parlent plus, ils gueulent, et quand ils s’adressent au téléphone ils donnent vraiment l’impression de chercher à atteindre directement leur interlocuteur malgré la distance.
A Paris, ville ayant la réputation d’être romantique malgré la fière Hidalgo, comme l’est Venise, mais avec une eau plus fréquemment au-dessus qu’au-dessous, il est impossible de rencontrer une rambarde sans qu’elle soit surchargée de cadenas. Coutume bizarre qui consiste à exprimer l’amour par un cadenas, instrument de fermeture et de prison, pour des liaisons qui, une fois sur deux au moins, se déferont. Des cadenas pour des couples qui prétendent ne jamais se séparer comme on vit sa vie en oubliant – heureusement – qu’elle s’achèvera un jour, et là ce n’est pas une fois sur deux.