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La nostalgie des contes

Depuis quelques années je trouve que les metteurs en scène et les romanciers abusent d’un procédé qui se voudrait original pour susciter de l’intérêt et de fausses attentes. De plus en plus, les auteurs abandonnent le récit linéaire pour fragmenter le temps, le mettre dans un shaker et ensuite distribuer les fragments de l’intrigue qui se déroule en mélangeant passé et avenir, mais là encore passé et avenir ne se déroulent pas toujours dans le même sens et on peut avoir des retours en arrière dans le passé. Chaque morceau distribué s’arrête au bon moment et vous laisse sur votre faim. En fait, le jeu pour le lecteur consiste à reconstituer le puzzle pour en faire un récit cohérent, une cohérence que l’auteur a parfois la gentillesse de nous livrer à la fin. On s’aperçoit alors que l’intrigue est parfois squelettique et l’on salue l’auteur pour son habileté à faire d’un récit simple un récit embrouillé et d’apparence complexe et sophistiqué, mais je trouve cette manipulation bien irritante : j’aime que l’on me raconte des histoires comme on raconte des contes aux enfants.

Illustration : Renoir "lecteur"

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C
Moi aussi, ce genre de procédé cinématographique m'exaspère <br /> (A part dans le film Retour vers le futur, bien sûr :-)
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D
Je constate que cela devient plus fréquent dans les romans qu'au cinéma. Plus on avance dans le futur plus on retourne dans le passé.
L
Comme vous j'aime aussi que l'on me raconte une histoire sans bonds, sans élans et sans reculs , car parfois je perds le fil !<br /> Mais...c'est nouveau donc c'est bien et tout le monde fait la même chose ! !
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D
Tout le monde fait la même chose et c'est bien regrettable
P
Vous avez raison. J'ai horreur du procédé "flash back" et même avant d'acheter le livre, je le feuillette et si je vois des dates en tête de chapitre, je vérifie qu'elles se suivent et si je vois des pages imprimées en italique, je passe mon chemin.
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D
Bien, je ne suis pas le seul à trouver ce procédé pénible.
B
Et le lecteur lambda de penser "quel talent, quelle habileté...", tout content d'être sûr d'avoir autant d'habileté et de talent d'avoir lu jusqu'à fin
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D
C'est de la poudre aux yeux, à la limite de la supercherie