Mais le président de la République a parlé d’un souhait. Je lui propose de prier pour qu’il soit exaucé. On se demande quelles sont « les continuités entre Dieu et la science », à moins de faire allusion à l’exclamation incrédule d’Albert Einstein devant les hypothèses de la physique quantique : « Dieu ne joue pas aux dés », mais à voir l’Humanité, Dieu pourrait effectivement jouer aux dés, et comme l’a dit Woody Allen : « Si Dieu existe, j’espère qu’il a une bonne excuse ».
Ces déclarations de Macron illustre pleinement le « en même temps » capable d’allier les contraires dans un même mouvement, ce qui risque de conduire à rester sur place si les plateaux de la balance sont équivalents ou de provoquer un déséquilibre s’ils ne le sont pas. Un concept destiné à plaire à chacun et qui finit par déplaire à tout le monde.
« Nation de citoyens libres de critiquer et libres de croire » : j’adhère pleinement à cette déclaration, mais si l’on est encore libre de croire, on ne peut que constater, par contre, que l’on n’est pas libre de critiquer, ou du moins que l’on n’est pas libre de critiquer une religion : l’islam. Le faire c’est être immédiatement taxé d’islamophobie.
A titre d’exemple, on pourrait évoquer la suspension du professeur d’allemand de Sciences Po-Grenoble qui s’était permis de critiquer l’islam – en tant que religion – et de montrer son désaccord lorsque qu’une consoeur avait mis sur le même plan dans un de ses cours le racisme, l'antisémitisme et l’islamophobie, cette dernière étant ainsi assimilée à un racisme (donc à un délit) exauçant ainsi le vœu des islamistes qui depuis des années ont réussi, avec l’appui des idiots utiles, à introduire un concept confondant le croyant et sa croyance dont la critique, pourtant licite, est ainsi devenue impossible. Que pense Emmanuel Macron de l’islamophobie devenue un péché capital dans nos universités ? Mais il est possible qu'il ait évoqué cette question dans le texte dont je n'ai pas lu l'intégralité. Cependant qu'elle soit évoquée ou non, l'essentiel serait de la résoudre. Illustration : Bernard Buffet : « sumo »