On pourrait énoncer le postulat suivant : plus on souhaite une dictature, plus on réclame la liberté. La situation sanitaire impose des entraves à la liberté, même si dans les pays démocratiques elles restent encore dans le cadre l’Etat de droit. Cependant, il est incontestable que la préservation de la santé de tous impose des limites à la liberté de chacun. Mais qui proteste le plus vivement contre ces entorses aux libertés publiques ? Ce sont les Le Pen, Dupont-Aignan, Philippot et autres, à la droite extrême, et à la gauche extrême, ce sont surtout les insoumis et les reliquats communistes. Or tout ce petit monde est en admiration devant les dictateurs ou les autocrates. Les uns ont des sympathies pour Poutine et se déplacent en Hongrie pour s’afficher aux côtés de Viktor Orbàn, les autres ont admiré Fidel Castro jusqu’à pleurer sa mort et ne regrettent aucunement ce que Chavez et compagnie ont fait du Venezuela. Quant aux reliquats communistes, le fait que tous les régimes communistes qui se sont installés sur la planète ont tous été ou sont des dictatures le plus souvent sanglantes, ne les gênent aucunement pour vouloir pour notre pays un régime semblable tout en étant chatouilleux sur les libertés publiques en démocratie. Les partisans des extrêmes réclament la liberté pour eux et supportent son absence pour les autres. Il me semble que les journalistes n’osent guère faire remarquer l’absurdité de leur attitude à tous ces thuriféraires hypocrites de la liberté.