Hier, j’ai vu dans ma lucarne Valérie Pécresse déclarer que sa candidature était l’obsession de Macron. Bigre. Si elle continue comme ça, il va falloir qu’elle change de bottines. Certes, la modestie est incompatible avec la politique, il faut avoir une bonne opinion de soi-même pour vouloir diriger les autres et leur imposer ses vues. On se demande d’ailleurs ce qui pousse quelqu’un de normalement constitué à faire de la politique. Pour la plupart ce n’est sûrement pas l’argent, souvent bardés de diplômes, ceux-ci seraient mieux exploités ailleurs, il y a des paniers de crabes plus dorés que celui de la politique. Les convictions ? Motivation très discutable quand on voit avec quelle facilité les politiques peuvent en changer. Il m’a semblé que Mitterrand avait enfourché un cheval de gauche pour arriver au pouvoir et je suppose qu’il n’aurait pas hésité à opter pour un cheval de droite si cela avait été nécessaire. Peut-être que Zemmour, pour lequel je n’ai aucune sympathie, a-t-il des convictions au point de manipuler l’histoire de France et de cracher sur les tombes de ses coreligionnaires en réhabilitant ceux qui avaient fait ce qu’il fallait pour qu’ils fussent exterminés. Et on en revient toujours à l’ego, au pouvoir sur les autres, et c’est une obsession qui touche aussi bien Valérie Pécresse qu’Emmanuel Macron. Illustration : Louis XIV en costume de sacre par Hyacinthe Rigaud