Aujourd’hui nous avons le progressisme qui se situe pour beaucoup au-dessous de la ceinture, est-ce un progrès ? Un progrès vers le bas, peut-être.
Nous avons le « wokisme » qui prétend être un éveil, c’est à dire une ouverture au monde, alors qu’il s’agit d’un enfermement dans son identité ethnique, cutanée, religieuse ou sexuelle qu’elle soit biologique ou acquise. Nous avons la « cancel culture », c’est à dire la culture de l’effacement qui est en réalité l’effacement de la culture, la censure ayant été de tous temps un obstacle à la culture. Il s'agit en outre d'une censure absurde et anachronique puisqu'elle porte souvent sur des oeuvres du passé, sur un patrimoine irremplaçable que seuls des barbares pourraient vouloir faire disparaître. Pire encore, la "cancel culture" cherche à effacer des individus, à les exclure de la société lorsqu'ils ne sont pas conformes à cette obscure vision "éclairée" du monde.
Nous avons les « décoloniaux » qui ne se sentent aucunement décolonisés puisqu’ils affirment être toujours des victimes du colonialisme, un statut qui semble se transmettre génétiquement.
Les Noirs parlent de « fragilité blanche » tout en reprochant aux Blancs leur domination. Des ethnies accusent les Blancs « d’appropriation culturelle » lorsqu’ils leur empruntent une façon de se coiffer, d’écrire à leur propos ou de jouer sur une scène le rôle de l’un des leurs, alors qu’elles vivent d’en un environnement presque intégralement inventé par les Blancs et qu’elles se sont heureusement approprié avec la bénédiction de ses créateurs.
Mais il ne serait pas paradoxal que les visiteurs qui ont l’amabilité de fréquenter ce blog me fassent remarquer que je vois des paradoxes partout.