Peut-être que ce soir nous regarderons les convives autour de la table avec suspicion en se demandant si l’un d’eux n’aurait pas emporté avec lui un invité clandestin niché dans ses voies respiratoires. Peut-être que nous guetterons le moindre signe suspect : un peu trop de toux, un peu trop de poivre et de sel ajoutés aux plats. Peut-être que nous nous méfierons des éclats de voix, des rires trop bruyants qui nous ferons tourner la tête. Et ne pouvant décemment dégoupiller l’écouvillon nous aurons peut-être le gel hydro-alcoolique à portée de main. Mais je vous souhaite néanmoins de passer un bon Noël, puisque nous pouvons encore le nommer ainsi. Illustration : Pieter Bruegel l’ancien : « Repas de noces »