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Publié le 11 Février 2014

Nous finirons tous par être à poil

Une nouvelle polémique un tantinet dérisoire vient de surgir. Mr Copé s’est indigné, le 9 février dernier, de trouver parmi les ouvrages recommandés par l’Education nationale pour les enfants des classes primaires, un petit livre illustré paru en 2011, intitulé « Tous à poil ». On y voit les personnes faisant partie du quotidien des enfants (dont la maîtresse et la grand-mère) se mettre nus pour se retrouver à la dernière page dans l’eau pour se baigner.

Les auteurs voulaient ainsi montrer « que lorsqu’on est tout nu, on est au fond tous pareil ». L’égalité vient se nicher là où on ne l’attendait pas. S’il y a un domaine où nous ne sommes pas égaux c’est bien l’apparence physique. Il y a les beaux et les laids, les jeunes et les vieux, les gros et les maigres et bien entendu les hommes et les femmes. S’il n’y a pas de différences entre eux, c’est que quelque chose m’a échappé.

La réplique du ministre de l’Education nationale ne manque pas de piquant : « "Je veux que les uns et les autres reviennent à la raison, à la responsabilité et surtout laissent les enfants tranquilles dans ce temps électoral, et je le demande directement à M. Copé".

D’abord, on se demande ce que le « temps électoral » vient faire là-dedans. Des sujets seraient-ils spécifiques aux périodes électorales et d’autres seraient-ils interdits ? Encore qu’il y a bien d’autres sujets plus importants que celui-ci.

Ensuite, s’il y a quelqu’un qui ne laisse pas les enfants tranquilles, c’est bien Mr Peillon qui, influencé par des féministes militantes, tente d’imposer dans les petites classes une véritable idéologie, loin de toute vérité scientifique, qui consiste finalement en une véritable psychanalyse des bambins pour débarrasser leur inconscient des stéréotypes imposés par l’histoire sociale et entretenus par leur milieu familial afin de tenter de changer leur comportement en fonction de nouveaux stéréotypes politiquement corrects.

Lucian Freud




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #éducation, #égalité, #nudité

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Publié le 4 Février 2014

ABCD de l’égalité

Ainsi est-il prévu une expérimentation dans les petites classes d’un nombre limité d’établissements pour appliquer le programme ABCD de l’égalité (destiné à être généralisé) visant à inculquer dès le plus jeune âge la notion d’égalité entre les sexes. Ce programme devrait écarter des récits tout ce qui pourrait évoquer une dominance masculine et tenter de déconstruire les stéréotypes de masculinité et de féminité imposés par la société (selon les études du genre) et qui serait à l’origine de l’inégalité ultérieure entre les sexes et des choix de chacun, qu’il s’agisse de l’orientation sexuelle, des habits ou de la profession.

Comme exemples de stéréotypes on donne le rose et le bleu, le choix proposé des jouets et j’ai entendu dire comme démonstratif (Mme Rossignol sur France Inter) que lorsque l’on demande aux enfants de dessiner une fille, celle-ci est toujours représentée en jupe, et un garçon en pantalon. Démonstration un peu sommaire car cela fait belle lurette que les femmes portent des pantalons, que les hommes arabes portent des robes, les Ecossais et les Birmans des jupes. C’est donc plus une question de coutume que de stéréotype.

Les stéréotypes sont-ils totalement artificiels, imposés par la société sans aucune correspondance avec le fait d’être homme ou femme ? C'est-à-dire avec des différences biologiques entre les sexes (morphologie, sécrétions hormonales, et même particularités cérébrales que certaines études ont mises en évidence). Ces différences sont peut-être niées, mais elles existent, donnant certains avantages aux hommes et d’autres aux femmes sans qu’il y ait la moindre supériorité des uns sur les autres.

Il n’y a aucun stéréotype imposé si l’on constate qu’une femme est plus douée pour être infirmière que pour être déménageur. Mais aujourd’hui, si une femme veut être déménageuse, elle peut éventuellement le devenir. L’égalité en droit existe sous nos climats (bien que la parité laisse à désirer) et on ne voit pas ce que ce programme ABCD apportera de plus. Certes, on avance aussi que les femmes sont moins payées que les hommes à compétence égale. C’est vrai, mais ce n’est pas un problème d’éducation, c’est une injustice que devrait être combattue par l’Etat, les syndicats et l’inspection du travail.

Promouvoir l’égalité pour introduire ce programme ABCD dans les petites classes, me parait plus un prétexte qu’un argument. La déconstruction des stéréotypes visent-elles alors à prévenir la violence entre les sexes et notamment de l’homme à l’égard de la femme ? C’est se faire beaucoup d’illusions, cela n’empêchera le bambin devenu homme d’être alcoolique et/ou jaloux et de battre sa femme.

Alors à quoi sert cet abécédaire ? A permettre à un gamin de jouer à la poupée ou de mettre une robe ? Car personne ne trouve ridicule qu’une fillette mette un jean et joue avec une voiture de pompier. Ou est-ce tout simplement pour que l’homosexualité soit mieux acceptée ou qu’un garçon puisse sans honte ne pas participer à des sports dit « virils », bien que ces sports soient aujourd’hui largement investis par les femmes.

Rien n’empêche aujourd’hui les femmes d’accéder à des professions qui étaient autrefois plus ou moins réservés aux hommes, si elles sont attirées par elles. Inversement, ce n’est pas déchoir pour un homme (sans avoir subi dans l’enfance un lavage de cerveau pour le féminiser) que de participer aux tâches ménagères auparavant dévolues aux femmes lorsqu’elles restaient au foyer, et dont la plupart travaillent maintenant à l’extérieur.

La différence des comportements entre les hommes et les femmes et leur complémentarité font un des attraits de la vie et leur nivellement serait une source d’ennui. Il serait temps que Big Brother s’occupe d’autre chose que de la vie privée.

Cornelis de Vos : « Portrait d’un jeune garçon » (XVIIe siècle)




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #ABCD de l'égalité, #éducation, #genre, #stéréotypes

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Publié le 22 Décembre 2013

Dans son discours du 5 décembre 2013, Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuel de l’Académie française, a donné quelques exemples de la façon dont parfois le « médiateur » (dénomination idéologique de professeur) aborde la littérature française avec « l’apprenant » (le terme d’élève présuppose un maître ce qui est intolérable dans la perspective d’une lutte des classes où l’enfant doit conquérir son autonomie et ne pas être dominé) : « C’est ainsi que l’on invite les futurs bacheliers non à réfléchir à l’oeuvre de Mme de La Fayette mais à réécrire le récit de la rencontre de la Princesse de Clèves dans le style d’un journaliste people ou encore à reprendre des pages de Proust de manière moderne en supprimant les subordonnées, ou enfin à corriger Apollinaire en remettant les mots du si célèbre Pont Mirabeau dans le bon ordre ».

Faire goûter la beauté des textes et d’en trouver le sens importent peu, il parait plus important de déterminer l’énonciateur et à qui s’dresse l’énonciation, « de quel genre relève ce texte et dans quel registre il se situe ». L’imagination sémantique des cuistres qui président aux destinées de l’éducation nationale n’a pas de limites dans le ridicule et dans la nuisance.

Plutôt que de transmettre les trésors de la littérature française qui se suffisent à eux-mêmes, et pour ne pas ennuyer « l’apprenant » en lui demandant les efforts nécessaires pour acquérir leur connaissance et lui donner le plaisir de la lecture, on l’invite à triturer, à concasser, à broyer, à piler, à écraser les textes littéraires pour en faire une bouillie où les ingrédients disparaissent et le goût avec, comme celle que l’on prépare pour les enfants en bas âge.

 

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #éducation, #littérature

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