genre

Publié le 4 Février 2014

ABCD de l’égalité

Ainsi est-il prévu une expérimentation dans les petites classes d’un nombre limité d’établissements pour appliquer le programme ABCD de l’égalité (destiné à être généralisé) visant à inculquer dès le plus jeune âge la notion d’égalité entre les sexes. Ce programme devrait écarter des récits tout ce qui pourrait évoquer une dominance masculine et tenter de déconstruire les stéréotypes de masculinité et de féminité imposés par la société (selon les études du genre) et qui serait à l’origine de l’inégalité ultérieure entre les sexes et des choix de chacun, qu’il s’agisse de l’orientation sexuelle, des habits ou de la profession.

Comme exemples de stéréotypes on donne le rose et le bleu, le choix proposé des jouets et j’ai entendu dire comme démonstratif (Mme Rossignol sur France Inter) que lorsque l’on demande aux enfants de dessiner une fille, celle-ci est toujours représentée en jupe, et un garçon en pantalon. Démonstration un peu sommaire car cela fait belle lurette que les femmes portent des pantalons, que les hommes arabes portent des robes, les Ecossais et les Birmans des jupes. C’est donc plus une question de coutume que de stéréotype.

Les stéréotypes sont-ils totalement artificiels, imposés par la société sans aucune correspondance avec le fait d’être homme ou femme ? C'est-à-dire avec des différences biologiques entre les sexes (morphologie, sécrétions hormonales, et même particularités cérébrales que certaines études ont mises en évidence). Ces différences sont peut-être niées, mais elles existent, donnant certains avantages aux hommes et d’autres aux femmes sans qu’il y ait la moindre supériorité des uns sur les autres.

Il n’y a aucun stéréotype imposé si l’on constate qu’une femme est plus douée pour être infirmière que pour être déménageur. Mais aujourd’hui, si une femme veut être déménageuse, elle peut éventuellement le devenir. L’égalité en droit existe sous nos climats (bien que la parité laisse à désirer) et on ne voit pas ce que ce programme ABCD apportera de plus. Certes, on avance aussi que les femmes sont moins payées que les hommes à compétence égale. C’est vrai, mais ce n’est pas un problème d’éducation, c’est une injustice que devrait être combattue par l’Etat, les syndicats et l’inspection du travail.

Promouvoir l’égalité pour introduire ce programme ABCD dans les petites classes, me parait plus un prétexte qu’un argument. La déconstruction des stéréotypes visent-elles alors à prévenir la violence entre les sexes et notamment de l’homme à l’égard de la femme ? C’est se faire beaucoup d’illusions, cela n’empêchera le bambin devenu homme d’être alcoolique et/ou jaloux et de battre sa femme.

Alors à quoi sert cet abécédaire ? A permettre à un gamin de jouer à la poupée ou de mettre une robe ? Car personne ne trouve ridicule qu’une fillette mette un jean et joue avec une voiture de pompier. Ou est-ce tout simplement pour que l’homosexualité soit mieux acceptée ou qu’un garçon puisse sans honte ne pas participer à des sports dit « virils », bien que ces sports soient aujourd’hui largement investis par les femmes.

Rien n’empêche aujourd’hui les femmes d’accéder à des professions qui étaient autrefois plus ou moins réservés aux hommes, si elles sont attirées par elles. Inversement, ce n’est pas déchoir pour un homme (sans avoir subi dans l’enfance un lavage de cerveau pour le féminiser) que de participer aux tâches ménagères auparavant dévolues aux femmes lorsqu’elles restaient au foyer, et dont la plupart travaillent maintenant à l’extérieur.

La différence des comportements entre les hommes et les femmes et leur complémentarité font un des attraits de la vie et leur nivellement serait une source d’ennui. Il serait temps que Big Brother s’occupe d’autre chose que de la vie privée.

Cornelis de Vos : « Portrait d’un jeune garçon » (XVIIe siècle)




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #ABCD de l'égalité, #éducation, #genre, #stéréotypes

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Publié le 9 Janvier 2014

 

L’obsession « genrée »

 

Sur Slate.fr figure un article du 5/01/14 intitulé « La ville, espace trop masculin » de Philippe Gargov dont je retranscris ci-dessous un extrait intitulé : « 1. Vers un urbanisme genré ? » :

« L’hypersexualisation du bâti ne date pas d’hier, qu’il s’agisse de gratte-ciels comparables à des phallus géants […], ou de stades qataris aux allures vulvaires[1]. L’urbanisme se révèle toutefois un peu plus mature. Bien que récente, l’intégration des questions de genre se fait avec une intensité non-négligeable. «La planification urbaine genrée est devenue un nouveau champ d’action», estime ainsi la chercheuse Sandra Huning dans la revue Métropolitiques (notons au passage que l’article original est titré: «Ambivalences of Gender Planning»): «Les mobilisations et productions intellectuelles féministes et queer doivent continuer non seulement à nourrir la pratique urbanistique et à contester les normes et les représentations de genre collectives telles qu’elles ont été naturalisées, mais aussi à développer des modèles d’urbanisme capables d’intégrer des perspectives déconstructionnistes plus complexes dans le travail des institutions de planification urbaine.»

On ne peut que constater de la part de ces féministes une véritable obsession « genrée ». Voir dans les immeubles, les monuments ou les colonnes la figuration de phallus et l’expression de la domination masculine frise le ridicule et que l’on puisse évoquer à contrario une vulve devant la forme ovalaire des stades laisse pensif sur les idées qui trottent dans la tête de certains ou de certaines.

On ne voit pas comment il serait possible d’ériger de grands immeubles autrement que comme des colonnes dressées ou un stade autre que circulaire. Voir des sexes partout tient de l’obsession sexuelle.

[1] Une journaliste du Guardian à écrit à propos de la forme de ce stade : "La ressemblance du stade avec un vagin a beau être non intentionnelle, je ne peux que l'applaudir. Dans un monde où sport et femmes sont rarement assimilés, ce stade est une bénédiction. Et après tout, pourquoi on n'aurait pas 45 000 personnes entassées dans un appareil de reproduction féminin ? Ce n'est pas comme si on n'avait jamais connu ça."




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Rédigé par Dr WO

Publié dans #féminisme, #genre, #monuments

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