racisme

Publié le 7 Février 2014

Parmi les 44 propositions du plan pour lutter contre les discriminations et améliorer l’intégration des minorités, il s’en trouve une qui consisterait à mettre en place des opérations de « testing » auprès des médecins, dentistes ou opticiens afin de dévoiler les éventuels refus de soins motivés par l’origine.

La réaction d’un syndicat médical (UFLM) ne s’est pas fait attendre : « Après les médecins cupides, nantis, responsables des déserts médicaux, dynamiteurs de l’accès aux soins, fuyant les gardes, prescrivant trop (…) voici donc l’ultime insulte, l’ultime mépris : le médecin raciste »

S’il existe peut-être des médecins racistes, pour ma part je n’ai jamais rencontré un médecin qui refuserait de donner ses soins à un patient en raison de ses origines, et cela m’étonnerait qu’il y en ait.

S’il y a problème, il est ailleurs. Les immigrés ou les étrangers en France ont souvent de faibles revenus, et ils bénéficient (comme les Français dans la même situation) de soins gratuits par le biais de la CMU (Couverture médicale universelle) ou de l’AME (Aide médicale d’Etat) pour les étrangers. Certains médecins se font tirer l’oreille pour recevoir ces bénéficiaires car ils attendent longtemps avant que leur travail soit rémunéré et pour ceux qui dépassent le tarif de l’Assurance maladie, le dépassement, lui, n’est pas pris en compte.

A cette question de gros sous peut s’ajouter une certaine mauvaise humeur en voyant parfois les abus de cette gratuité. Pour ma part, j’ai connu des patients à la CMU qui venaient me consulter sans raison particulière. Un de mes confrères a eu l’occasion de soigner un patient qui bénéficiait de l’AME, il s’agissait d’un ancien ministre d’un pays africain qui lui demandait par la même occasion des conseils pour l’achat d’une maison au Perreux. Ce sont des cas particuliers qu’il serait stupide de généraliser. Mais on peut être heurté lorsque des bénéficiaires de l’AME se font refaire leur denture aux frais de la société, alors que beaucoup de citoyens n’ont pas de quoi se faire soigner correctement les dents.

Les refus de soins existent, mais ils sont rares (déontologie oblige et la grande majorité des médecins la respecte) et n’ont rien à voir avec un quelconque « racisme » que le gouvernement actuel semble accommoder à toutes les sauces, en l’occurrence, ici, pour « stigmatiser » les médecins, puisque le mot à est la mode.

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #AME, #CMU, #médecins, #Racisme

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Publié le 17 Janvier 2014

Le 11 janvier 2014, dans l’émission « On n’est pas couché » de Laurent Ruquier qui passe sur France 2, Nicolas Bedos s’est livré à un sketch plutôt drôle, bien que parfois à la limite du mauvais goût, dont la cible était Dieudonné M’ba M’ba. Il mettait en particulier en scène un monsieur fort poli et parlant raisonnablement, opposé à un soutien de Dieudonné dont le langage fleuri et l’accent magrébin avaient toutes les chances de venir d’une cité de banlieue. La drôlerie venait de la caricature aussi bien de l’un comme de l’autre des protagonistes.

Parlant de ce sketch avec mon petit-fils, celui-ci me répliqua que cette prestation l’avait gêné car en voulant s’attaquer à un raciste, Nicolas Bedos s’était lui-même comporté en raciste. Je me suis alors demandé dans quelle mesure il pouvait avoir raison.

Le concept de racisme, dont le contenu initial était l’inégalité des groupes humains et l’affirmation que certains étaient supérieurs à d’autres, a été largement étendu et l'antiracisme va jusqu’à nier les différences. Caricaturer les traits distinctifs d’un groupe peut ainsi être interprété comme du racisme.

Dans cette perspective les humoristes ont du souci à se faire car l’imitation ironique d’une catégorie de la population est souvent à la base de leur humour. Va-t-on leur reprocher de caricaturer un Belge, un Italien, un Allemand, un juif sépharade ? Va-t-on interdire à Popeck de caricaturer un juif ashkénaze ? Va-t-on traiter d’homophobe un acteur qui joue « une grande folle » ?

Il y a une différence de nature entre un Dieudonné qui regrette que les juifs n’aient pas été tous massacrés, et Nicolas Bedos qui caricature un jeune magrébin de banlieue censé le soutenir. La seule chose que l’on peut reprocher à Nicolas Bedos est d’avoir fait passer le soutien de Dieudonné comme un tantinet idiot et largement inculte. La question est de savoir si c’est faux.

Je viens de lire sur le Monde.fr ceci : " La pression des consommateurs a fait céder Haribo. Le fabricant de bonbons a annoncé, vendredi 17 janvier, qu'il arrêtait la vente en Suède et au Danemark de bonbons à la réglisse que certains clients de la marque trouvaient racistes". Car ces bonbons étaient... noirs et en forme de masques. Je pense que l'on ne peut pas trouver mieux pour illustrer les dérives du concept de racisme et comme exemple d'humour noir.

 

Le « racisme » des humoristes

 

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Rédigé par Dr WO

Publié dans #humour, #imitation, #Nicolas Bedos, #Racisme

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Publié le 29 Octobre 2013

Bien qu’elle ne soit pas nouvelle, le débat politique semble de plus en plus pollué par une tendance à s’en prendre aux caractéristiques physiques ou à l’aspect des femmes ou des hommes politiques avec lesquels on est en désaccord.

Ce fut le cas pour Sarkozy, volontiers traité de nain. C’est le cas d’Hollande dont on moque l’aspect rondouillard, les costumes et la cravate de travers. Mais c’est Taubira qui recueille un maximum d’insultes débiles et de malveillance. Une candidate FN aux municipales l’a comparé à un singe (elle a été exclue de son parti) et le summum s’est déroulé à Angers :

« Lors d'un déplacement de la ministre de la Justice à Angers, dimanche 27 octobre, des insultes à caractère raciste ont été entendues par plusieurs journalistes d'AngersMag sur place. Ceux-ci ont constaté que les invectives étaient proférées par des enfants, qui criaient "C'est pour qui la banane ? C'est pour la guenon !", ou encore "Taubira casse-toi, Taubira tu sens mauvais". Les mineurs impliqués dans ces dérapages étaient avec leurs parents, se revendiquant de la "Manif pour tous" » (mais le collectif a par la suite désavoué cette manifestation enfantine ou plutôt infantile).

Cette fillette de 12 ans qui brandissait une peau de banane est le produit de l’éducation de parents qui prétendent donner des leçons sur la famille et la façon d’élever les enfants. Ils ont mis courageusement en avant leur progéniture dont le degré de culture n’atteindra sans doute jamais celui de la ministre de la Justice que l’on soit pour ou contre son action.

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