Dieudonné M’bala M’bala n’existe pas. Certes, on en parle beaucoup, on a des preuves matérielles de son existence (ne serait-ce que les poursuites du fisc) mais cela n’empêche pas de revendiquer la liberté de la nier.
Antijuif virulent, il a fait équipe pendant plusieurs années avec Elie Semoun son ami d’enfance d’origine juive. Il copine avec les négationnistes alors qu’il regrette la disparition des chambres à gaz. Il s’est dit contre toutes les religions alors qu’il est pour l’islam radical. Il s’est dit anti-communautariste alors qu’il a organisé la « marche des noirs » et qu’il ne se déplace qu’entouré de noirs. Il s’est dit à gauche, opposé au FN, et sympathise avec lui et avec l’extrême droite, en se présentant entretemps comme écologiste.
M’bala M’bala n’existe pas car quand on peut être partout, c’est qu’on est nulle part. Son nom illustre curieusement une dissociation de la personnalité et son parcours chaotique et désorienté, un moi instable et incohérent.