Selon l’agence de presse médicale, le Docteur Cahuzac été condamné le 15/01/14 par la chambre disciplinaire du conseil régional de l'ordre des médecins d'Ile-de-France à six mois d'interdiction d'exercice (dont trois avec sursis).
"Il a été sanctionné pour avoir menti devant l'Assemblée nationale. Nous estimons que c'est amoral et qu'il a déconsidéré la profession de chirurgien" a expliqué la présidente du conseil départemental de l'Ordre des médecins.
Je n’ai aucune sympathie pour Mr Cahuzac qui, comme ancien ministre délégué au budget et ex-député socialiste du Lot-et-Garonne, a été fraudeur et menteur. Mais ses entorses graves à la morale (le terme d’amoral utilisé par la présidente me paraissant excessif) ont été commises en tant qu’homme politique et non dans l’exercice de sa profession de médecin et seul cet exercice devrait être soumis au jugement du conseil de l’ordre.
Il y a des gens qui jubilent de piétiner ceux qui sont déjà à terre, surtout lorsqu’ils ne risquent rien. Ce genre de décision qui me semble inappropriée de la part du conseil de l’ordre s’apparente à une queue de lynchage : un coup de pied bien placé lorsque les autres ont déjà tourné le dos.
De nombreux médecins siègent sur les bancs de l’Assemblée nationale et nombreux sont des élus locaux. Le conseil de l’ordre se comportant en tribunal tous azimuts de la moralité devrait également se pencher sur leur cas et les sanctionner pour tous les mensonges (qui n’atteignent cependant pas le niveau stratosphérique de ceux de messire Cahuzac) et promesses non tenues que certains d’entre eux sont amenés à commettre pour accéder ou se maintenir dans leur position. Je pense que le conseil de l’ordre évitera de se pencher sur le cas de notables aux pouvoirs intacts.