Publié le 29 Avril 2021

J’ignorais que déclarer de quelqu’un qu’il est islamophobe est à présent considéré par la justice française comme une insulte et une diffamation sanctionnée comme telle. Bien que dissous le "Collectif contre l'islamophobie en France" a donc gagné la partie puisque l’islamophobie, concept ambigu cherchant à confondre le croyant et sa croyance, diffusée par les islamistes qui veulent faire passer la critique d’une religion pour un racisme, condamnée par les idiots utiles de l’antiracisme et les miettes de la gauche, elle l’est maintenant par les tribunaux qui la considère donc comme un délit et non comme une opinion et/ou la crainte d’une religion.

L’expression d’une opinion, en particulier lorsqu’elle touche une idéologie (et non une personne), est censée être libre tant qu’elle n’appelle pas à la haine et aux exactions. Quant à la crainte de l’islam, elle est amplement justifiée puisque cette religion conduit ses fanatiques à assassiner en France, plus qu’ailleurs, des citoyens, de préférence fonctionnaires et désarmés, en les égorgeant comme des moutons ou en les décapitant, retour au XXIe siècle de la barbarie primitive.

D’un autre côté ce Bernard de la Villardière n’a apparemment pas supporté que l’on puisse le traiter d’islamophobe. Par crainte sans doute, car passer pour un islamophobe devient dangereux, et le concept d’islamophobie entériné par la justice française fait à présent partie de l’arsenal soft du terrorisme.

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Publié le 28 Avril 2021

Lorsque j’étais en activité, le directeur de l’hôpital où je travaillais avait eu l’idée saugrenue et onéreuse de faire venir un couple de « coachs ». Le « coaching » étant déjà à la mode et y soumettre les chefs de service avait paru à notre directeur à la fois moderne et original. Nous avions donc eu droit au spectacle donné par un homme et une femme (peut-être mariés) qui échangèrent des répliques comme des duettistes comiques rodés, car l’avantage de ce « coaching fut que nous sommes sortis hilares de la séance, mais une gaîté que l’hôpital avait payé au prix fort, ce qui était moins drôle.

Ce coaching a toujours bonne presse comme le montre cet article tiré du Canard enchaîné du 28 avril :

Les mouches du coach (2)

 C'est toujours aussi hilarant et toujours aussi cher.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 27 Avril 2021

Les pays du sud semblent se servir de la vague migratoire comme d’une arme diplomatique en suivant l’exemple de la Turquie car le Maroc reproche à l’Espagne d’avoir accueilli sur sol – pour raison sanitaire – un leader du Front Polisario. Arme diplomatique, mais aussi arme religieuse en favorisant l'extension de l'islam, et arme politique car les immigrés en terre étrangère restent attachés au pays d'origine jusqu'à favoriser ses intérêts aux dépens de ceux de la terre d'accueil.

La situation du Maroc n’est apparemment pas désespérée et le pays n’est pas en guerre, et pourtant des jeunes risquent leur vie pour atteindre l’Europe (la photo montre des Africains tentant de franchir la barrière entourant l'enclave espagnole). La plupart des nageurs marocains ont été repêchés par la garde civile espagnole et certains ont dû être hospitalisés.

Est-on sûr que l’Afrique, dont tous les pays sont indépendants depuis plus d’un demi-siècle, est toujours en voie de développement ? Ne serait-ce pas de la désinformation ?

Selon les paléontologues, l’homo sapiens est né en Afrique et il a peuplé l’ensemble de la Terre. Il semble donc que ce mouvement migratoire né dans la nuit des temps continue encore. Il a connu dans le passé une accélération qui n’avait rien de naturelle et le franchissement des mers par le commerce sordide des Africains noirs réduits en esclavage. Il s'amplifiera dans l'avenir avec le réchauffement climatique.

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Publié le 25 Avril 2021

Un domaine où la France est en pointeAprès l’assassinat de la fonctionnaire de police de Rambouillet par un Tunisien au nom de son Dieu, un texte antiterroriste doit être présenté ce mercredi en Conseil des ministres. Après le jugement d’irresponsabilité du meurtrier de Sarah Halimi, on envisage de modifier la loi. La France est plus qu’un Etat de droit, elle ne cesse d’en fabriquer. La fabrication des lois ne connaît aucun répit, c’est la seule production en pleine expansion. C’est d’autant plus méritoire que beaucoup de lois ne sont pas appliquées, ce sont des créations en quelque sorte gratuites pour nombre d’entre elles. Et quand elles sont appliquées, elles le sont parfois de travers, ce qui laisse supposer que les juges peuvent être perdus, c’est sans doute pour cette raison qu’ils sollicitent aussi souvent les psychiatres bien que ceux-ci soient rarement d’accord entre eux, le mental étant la matière la plus incertaine de la médecine et trop s’appuyer sur leurs avis, c’est parfois s’enfoncer dans des sables mouvants. Heureusement que l’abondance de la législation permet toujours aux juges de trouver de quoi justifier leurs conneries en s’offusquant que l’on puisse discuter leurs décisions quand elles défient tout bon sens. Illustration : Daumier : "Les gens de justice"

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Publié le 24 Avril 2021

Le choc des faits, la légèreté des mots Mélenchon a parlé de meurtre, quasiment un fait divers, sans la moindre référence au fait qu’il s’agissait d’un acte terroriste perpétré au nom de l’islam par un Tunisien, ce qui était connu au moment de sa déclaration : « Révoltant meurtre à Rambouillet ? Condoléances à la famille et aux proches de la victime. Devoir de sang-froid, exigence de justice ». Que veut dire exactement « devoir de sang-froid » ? qui l’a perdu ? Quant à « l’exigence de justice », cela ne veut strictement rien dire puisque l’assassin a été tué pour éviter qu’il commette d’autres assassinats dans le commissariat. Par ailleurs, passant pour un fin lettré, Mélenchon aurait dû utiliser le terme d’assassinat, plus adéquat, s’agissant d’un meurtre prémédité. Quant à Médiapart, toujours égal à lui-même, par l’intitulé de son article relatant les faits il a carrément suggéré la bavure policière et une exécution du terroriste, puisque pour ce média l’assassin a été tué par balles par des agents avant d’être interpellé et non pas pour se défendre. Illustration : Bernard Buffet

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Publié le 22 Avril 2021

 Ces désaccords initiaux étalés en public ont étonné car les gens se rassurent en pensant que la vérité médicale est unique, plus ou moins définitive, et la confiance qu’ils ont en la médecine en espérant que cette vérité est indiscutable les pousse à suivre les prescriptions du médecin.

Or en médecine, comme en toute science, la vérité n’apparaît qu’après discussion. Autour d’un phénomène nouveau surgissent de multiples interprétations possibles du réel pouvant susciter des querelles et la confrontation de personnalités soumises elles-mêmes aux émotions et à divers facteurs dont l’ambition. Et bien sûr, plus le phénomène est nouveau plus les prévisions sur son devenir sont aléatoires et soumises aux controverses.

Il a fallu des siècles pour établir une interprétation cohérente, mais sûrement provisoire, du réel, même lorsqu’il s’agit d’une science « dure » comme la physique. Et la médecine est une science plutôt molle bien qu’elle se durcisse avec les progrès de la biologie, de la génétique, de l’imagerie et de la biochimie.

Le désaccord est à la base même du progrès, mais ce désaccord s’amenuise petit à petit et une vérité finit par s’établir par un consensus, qui lui-même pourra être ultérieurement remis en cause. La vérité scientifique est toujours en mouvement, une interprétation en remplace une autre ou elle complétée ou elle s’élargie, mais elle est toujours réfutable.

La vérité indiscutable n’existe que pour les croyances, parce qu’elles sont irrationnelles, indémontables donc irréfutables, surtout lorsqu’elles sont révélées. Mais ce n’est pas le cas de la science et notamment de la médecine, encore qu'elle fait naître des croyances comme le montre le succès des médecines alternatives. Aucune personnalité scientifique, aussi géniale soit-elle, même si elle prend des allures de prophète, ne peut imposer une opinion sans l’avoir démontrée et cette démonstration, même si elle est admise par les pairs, ne sera peut-être que provisoire. L’argument d’autorité basée sur la notoriété est le pire des arguments en faveur de la vérité, et le public est malheureusement sensible à cet argument plus qu’à tout autre.

Illustration : José de Ribera : « Dispute de philosophes »

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Publié le 21 Avril 2021

Les chats géants de Philippe Geluck

Les chats géants de Philippe Geluck

Les chats géants de Philippe Geluck

Ce que l'on ne voit pas sur cette photo est la main du chat qui tient une fourchette dans son dos. Méfiez-vous des médecins.

Les chats géants de Philippe Geluck

Les chats géants de Philippe Geluck

La perversité du chat.

Les chats géants de Philippe Geluck

Les chats géants de Philippe Geluck

 

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Publié le 19 Avril 2021

Mais le vocabulaire adopté peut avoir une lourde signification lorsqu’il est l’expression du militantisme. La triade écologiste : « responsable », « durable », « renouvelable » s’est définitivement incrustée dans le langage, et elle est particulièrement utilisée par les entreprises, surtout lorsqu’elles sont polluantes, comme argument publicitaire. 

Le mot « inclusif » a acquis une place aussi royale que « diversité ». Pourtant les deux mots portés par la même fibre militante ont une signification opposée puisque la diversité disperse alors que l’inclusion renferme. Le politiquement correct (encore une expression omniprésente) cherche à inclure la diversité. Ce n’est pas toujours simple puisque la diversité a parfois tendance à s’exclure plutôt qu’à s’inclure, on appelle ça depuis peu le séparatisme.

Inclusi.f.veDans certains domaines, comme le sexe, l’inclusion peut aboutir à ce qui ressemble assez à un pot au feu où il y a à boire et à manger. LGB était un sigle cohérent pour 3 orientations sexuelles, l’hétérosexualité étant indirectement représentée par le B, car qui peut le plus peut le moins. L’inclusion s’est compliquée lorsque des wagons inattendus sont venus s’accrocher à l’arrière-train, et la composition du train actuel est LGBTQIA+ : lesbien, gay, bisexuel, transgenre, queer, intersexuation, asexualité, avec un + qui ouvre des horizons illimités. Aux USA le sigle le plus long utilisé est LGBTTQQIAAP, que je n’ai pas l’intention de développer car je n’en vois pas l’intérêt et il y a des limites au ridicule. On constate que l’inclusion ressemble plus à un puzzle qu’à un jeu de dames et le train risque de s’allonger si chaque profil sexuel ou chaque genre revendiqué veut faire partie du voyage car en matière de sexe l'imagination humaine est sans borne.

On voit que la volonté d’inclure pour ne pas discriminer va rendre la vie compliquée car personne ne veut rester sur le quai et ne pas être représenté, car il faut l’être pour revendiquer et qui ne revendique pas n’existe pas.

L'écriture inclusive, prônée par des gens qui prennent la paille pour le grain, et dont je n’ai pas parlé car elle me rend nerveux, est évidemment le type même de l’inclusion qui morcelle, à la fois l’écriture et la société.

Illustration : José de Ribera : 'La femme à barbe", bi-genre.

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Publié le 17 Avril 2021

Ces attitudes conduisent les « racisés » (le type et la quantité de mélanine cutanée n’étant pas précisés pour appartenir à ce groupe) à adopter la posture de victimes définitives, quelle que soit la situation de chacun, et avec le désir de transmettre ce statut de victime historique aux générations futures. En s’enfermant dans la bulle victimaire, le « racisé » rejette tout ce qui pourrait le froisser, même le débat, ignore l’ironie et bien sûr l’autodérision, et exécute sans discussion le contradicteur en le privant de parole et en cherchant à ruiner sa carrière universitaire ou médiatique.

Le « wokisme » et le « décolonialisme » rejettent l’universalisme comme un piège destiné à pérenniser la domination des Blancs, en négligeant totalement toutes les autres dominations quand elles sont le fait d’ethnies un tant soit peu pigmentées, même féroces, que les Noirs ont pu subir dans le passé comme dans le présent.

Ces idéologies ont fait resurgir la notion de race et en s’attaquant à la domination d’une race sur l’autre, elles ont donné une nouvelle jeunesse, pour le moins regrettable, à la théorie de Gobineau sur l’inégalité et la hiérarchie des groupes humains. Le paradoxe du « wokisme » et du «décolonialisme » est d’offrir en cadeau des arguments aux suprématistes blancs. Elles démontent, en effet, l’origine historique de la domination, et voulant en faire disparaître les causes et les traces, elles les mettent en évidence, allant jusqu’à remonter à l’antiquité gréco-romaine pour la condamner, ou en devenant assez délirantes pour rejeter l’algèbre car elle serait mal assimilée par les latinos et les noirs. Les «racisés » admettent ainsi, indirectement, une supériorité des Blancs pendant un temps historique et la richesse de la culture européenne en voulant la remettre en cause comme ce fut le cas par la réaction méprisante et ironique d'une indigéniste lors de l'incendie de Notre-Dame. Une domination n’étant ni innée, ni définitive, l’histoire montre que le dominant est parfois à son tour dominé, sans doute est-ce l’ambition des idéologies émergentes portées par des minorités et soutenues par des Blancs baignant dans la contrition pour des péchés qu’ils n’ont pas commis. Mais pour l’instant, les « racisés » en mettant en évidence les causes des conquêtes des Blancs dans le passé, qui découlent essentiellement du savoir et de la technique, se tirent une balle dans le pied avec une arme à feu, celle-ci ayant d’ailleurs permis à une poignée de Blancs européens de coloniser sans peine l’immense continent africain.

Les « racisés » font disparaître l’individu dans la tribu, il n’a plus son libre-arbitre et il n’est plus jugé pour ce qu’il est et ce qu’il fait, mais par la couleur de sa peau et par l’histoire de ses ascendants. Un individu n’est responsable que de lui-même et s’il doit assumer sa propre histoire, il n’a pas à assumer celle des autres et encore moins lorsqu’ils appartiennent au passé. La volonté des « woke » ou de « décoloniaux » à vouloir effacer le passé qui fut défavorable à leurs ascendants c’est se contenter d’une pauvre revanche puisqu’elle s’exerce sur ceux qui n’en sont pas responsables. Se complaire dans les accusations historiques, sans être gêné par les anachronismes, c’est négliger l’avenir, sa propre évolution et celle de la société. Devenir raciste n’est pas la meilleure façon de lutter contre le racisme. L’avenir de chacun, qu’il s’agisse d’un individu ou d’un groupe, est de créer plutôt que de ressasser.

Illustration : Manet "Olympia"

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Publié le 16 Avril 2021

Bis repetita placentJ’ai un défaut majeur et que l’on pourrait considérer comme stupide : je ne relis pas les livres que j’ai déjà lus. Comme si je considérais chaque livre comme un roman policier où la connaissance de la fin gâche le plaisir de la lecture. Peut-on concevoir de ne pas écouter un morceau de musique parce qu’on l’a déjà écouté ? Ne retrouve-t-on pas à chaque écoute la même émotion qu’à la première ? La surprise en moins tout de même, et le plaisir de la découverte d’un nouveau plaisir ultérieur puisque l’on sait que ce morceau de musique que l’on a aimé sera à nouveau écouté. Par contre, à chaque fois que je termine un livre, je sais que je ne relirai pas. Faut-il admettre que l’art qui s’adresse aux sens, comme la musique ou la peinture, s’use moins que celui qui s’adresse à l’intelligence ? Peut-être relit-on davantage de la poésie, qui est une forme musicale de la littérature, que de la prose où le récit risque de s’user à la répétition. Mais le style du récit a de l’importance et ne pas vouloir le goûter à nouveau est sûrement un défaut. A moins de considérer que la vie est trop courte et qu’il faut réserver le plus de temps possible à la découverte afin de retrouver le plaisir de la nouveauté. Illustration : Van Gogh : "livres jaunes"

 

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Publié le 14 Avril 2021

Velléité, indécision, contradiction se sont particulièrement exprimées dans le contrôle plutôt laxiste des frontières dès le début, en particulier avec l’Italie. Après avoir entendu, un ministre dire qu’il était impossible d’interrompre les vols en provenance du Brésil où l’épidémie prend des allures de catastrophe, les vols ont été finalement interrompus le lendemain de cette déclaration. Navigation à vue ou navigation erratique ?

Si nous en sommes là (100000 décès provoqués par la COVID-19 avec un taux supérieur à bien d’autres pays) c’est aussi parce que le gouvernement, dont je conçois les difficultés de gouvernance, n’a jamais osé ou pu imposer l’isolement transitoire et obligatoire des porteurs de virus après les avoir repérés (l’application « TousAntiCovid » étant à mon avis une vaste plaisanterie), comme d’imposer une « quarantaine » aux voyageurs provenant de pays où circule largement le SARS-CoV-2, surtout lorsqu’il s’agit d’un variant nouveau (j’ai entendu dire que l’on proposait aux arrivants un isolement à leur convenance ! J'espère que Mélenchon acceptera de s'isoler après son retour d'Amérique du Sud située au-delà du périmètre actuellement permis ). Certes, on peut toujours avancer qu’il faut s’habituer à vivre avec ce virus, l’ennui est qu’il a tendance à se modifier et pas dans le bon sens, et il ne sera jamais le même (comme pour celui la grippe) tant qu’il a la possibilité de circuler.

Les régimes autoritaires sont évidemment plus à l’aise pour imposer des mesures radicales et se sont montrés ainsi efficaces. De ce fait, ils ne manquent pas d’ironiser sur les pudeurs des régimes démocratiques où le respect des libertés individuelles finit, dans les circonstances exceptionnelles, par se retourner contre les individus. Cependant, certaines démocraties ont pu imposer des mesures efficaces que la population a acceptées pour leur plus grand bénéfice, avec cependant la réserve qu’il est toujours délicat de comparer des pays dont les situations, ne serait-ce que géographiques, sont différentes.

Si une personne atteinte d’une maladie non transmissible est libre de se traiter ou non, cela ne devrait pas être le cas d’un individu contagieux en contact avec des individus non atteints, et il est nécessaire de tout faire pour le dépister et l’isoler, surtout quand il n’a pas de symptômes. La société doit se défendre et l’Etat est censé être là pour le faire. De ce point de vue, il me semble que les autorités françaises se sont montrées inefficaces ou trop lentes, si l’on compare les dispositions prises, quand elles ont été prises, avec celles d’autres pays.

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Publié le 12 Avril 2021

La gauche autruchienne

Un sondage récent montre qu’aucun candidat vert, rose ou rouge serait susceptible de battre Marine Le Pen au second tour de la future présidentielle (ce qui n’est pas le cas de Xavier Bertrand ou de Valérie Pécresse), la réaction hier sur France-info de Benoit Hamon vaut le détour : “C’est un sondage terrifiant. Parce que cela veut dire qu’une majorité de Français préfèrent l’extrême droite à la gauche républicaine”… “Macron n’a pas vaincu la gauche, il est en train de vaincre la France s’il prépare à travers ces politiques la diabolisation de la gauche et la normalisation du Front national, s’il prépare la victoire de Marine Le Pen ». Autrement dit si la gauche n’est plus crédible aux yeux des Français, ce n’est pas du tout de sa faute. Aucune autocritique. Il ne vient même pas à l'esprit de cet irresponsable politique que la gauche s’est complètement fourvoyée dans ses objectifs et ses alliances. Si la gauche est nulle c’est la faute à Macron qui ne pense qu'à la diaboliser et à préparer la victoire de Marine Le Pen. Ce qui est terrifiant, c’est Benoit Hamon.

L’autotest a pris le départ ce matin

Si le test est positif il devra être vérifié (avec recherche d’un variant éventuel). Fort bien. Mais s’il est négatif, dans un 1/3 des cas environ (opérateur-dépendant), il le serait malgré la présence du virus dans les fosses nasales. Dangereux. Quel que soit le résultat l’autotest ne permet pas de retirer le masque ou de réduire la distance lors des contacts et bien sûr de ne pas se laver les mains.

Wait and see

Un vent de libération souffle sur l’Angleterre, 48% de la population étant vaccinée (16% en France à ce jour). Il est intéressant de savoir si cela suffit pour éviter un regain de contaminations, le virus ayant retrouvé des conditions favorables à sa diffusion et il reste pas mal de monde dépourvu de défenses immunitaires.

Illustration : Caillebotte

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Publié le 11 Avril 2021

373. « Nous sommes en guerre »Comme l’illustre le dessin ci-contre, la première inquiétude à avoir est : aura-t-on pour la délivrance de ces passeports vaccinaux l’absence d’anticipation et la désorganisation que nous avons connues dans la gestion de cette crise sanitaire pour les masques, les tests, et la vaccination ? S’agissant de papiers, je pense que l’administration française sera à la hauteur. D’ailleurs après avoir reçu la première dose de vaccin Comirnaty, il m’a été délivré un joli badge rond avec l’inscription : « je suis vacciné.e contre la COVID-19 ». J’ignore s’il s’agit d’un ballon d’essai préfigurant le futur passeport, mais je n’ai pas l’intention de l’épingler au revers de ma veste, je n’aime pas être marqué.

La seconde inquiétude que l’on peut avoir tient à la réaction prévisible des Français très sourcilleux sur le plan des libertés, même si cette liberté va jusqu’à celle de mourir, et surtout en matière d’égalité. On voit poindre la polémique qui a déjà commencé. Quand tout le monde aura la possibilité d’être vacciné nous aurons deux catégories de population : celle avec anticorps anti-covid-19 qui pourra vaquer librement à des occupations enfin permises, et celle qui en sera dépourvue et dont la virginité virale devra être régulièrement vérifiée avant de baisser le masque, la liberté a ses revers, et l’on peut penser que la moindre des choses est de les assumer.

La troisième inquiétude à avoir est : quel va être l’impact sur l’épidémie de l’existence de cette fraction de la population qui refuse le vaccin ? Cette fraction, si elle est notable, permettra au virus de circuler et donc de muter avec l’apparition de variants susceptibles de résister aux défenses immunitaires acquises par les vaccinés avec le retour à une égalité parfaite dans la menace pour l’ensemble de la population, le temps de mettre sur pied de nouvelles campagnes de vaccinations. Si l’on n’arrive pas à atteindre une immunité collective qui exigera la vaccination d’une proportion importante de la population, il n’est pas exclu que l’on soit un jour amené à rendre le vaccination anti-covid-19 obligatoire.

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Publié le 8 Avril 2021

Siège à la turque« La présidente de la Commission européenne - Ursula von der Leyen - a vu s'asseoir côte à côte le président du Conseil européen Charles Michel et le président turc Recep Tayyip Erdogan. Mais aucune chaise n'était prévue pour elle... »

Siège à la turque

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Publié le 6 Avril 2021

 En matière de climat, celui qui règne chez les écologistes est assez perturbé. Les manoeuvres de Yannick Jadot pour rassembler la gauche à un an de l'élection présidentielle ne plaisent pas à beaucoup de verts et notamment à leur patron Julien Bayou. Comme la politique se fait aujourd’hui essentiellement sur le mode du gazouillis, voici celui qu’il a émis le 4 avril : « il n’y a pas de chemin en dehors du collectif. Soyons digne de l’espoir que des millions de citoyennes et de citoyens placent désormais en nous. Nous avons besoin de tout le monde pour réussir à mettre en œuvre la révolution de velours dont la planète a besoin ».

Le patron des verts réclame du collectif là où Yannick Jadot réclame l’union. Nuance. Nous sommes impressionnés par les millions de personnes qui placent leurs espoirs dans l’action des écologistes dont les maires s’efforcent, comme on l’a vu, de donner des exemples éclairants destinés à changer nos vilaines habitudes. Ce qui est intéressant dans ce gazouillis est cette phrase : « Nous avons besoin de tout le monde pour réussir à mettre en œuvre la révolution de velours dont la planète a besoin ». Que signifie « révolution de velours » ? Fait-il référence à la « main de fer dans un gant de velours » ? En fait c’est gazouiller pour ne rien dire. Les révolutions en douceur, je ne connais pas, ou alors on appelle ça une réforme. L’autre membre de la phrase mérite réflexion : une révolution « dont la planète a besoin ». Mr Bayou, la planète n’a besoin de rien, elle s’en fout. Elle était là avant l’Homme et elle sera toujours là après. Il serait souhaitable de penser d’abord à l’être humain, c’est lui qui a des besoins et il faut faire en sorte qu’il puisse continuer à y vivre selon ses aspirations. Une priorité qui semble échapper à une partie du mouvement écologiste dont le réalisme laisse à désirer.

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Publié le 4 Avril 2021

Dans ma carrière j’ai été responsable pendant des années d’un service de réanimation, qu'il serait plus juste de dénommer "unité de soins intensifs". C’est incontestablement un poste difficile et je conçois qu’en ce moment il doit être épuisant. Je m’étonne d’ailleurs que des responsables de services des urgences ou de soins intensifs aient le temps d’écumer quotidiennement les plateaux TV, ou alors ils ne sont pas si débordés qu’ils le prétendent.

Cette intervention des soignants dans la sphère politique me met mal à l’aise. Bien sûr, ils sont en premier ligne, et toute décision politique a un impact sur leur quotidien et leur activité, mais chacun son domaine. Ils doivent conseiller, ils doivent faire remonter les informations les plus exactes possibles, alors que cette tribune étale leur désaccord en public et impose un véritable chantage au gouvernement, ce qui n’exclut pas des arrière-pensées politiques.

Cette tribune est à mon avis nocive. Nocive, car elle vient aggraver l’angoisse de la population qui subit – parfois mal – cette pandémie qui n’en finit pas, et elle poussera peut-être certains à éviter – dangereusement -  l’hospitalisation. Elle décrédibilise davantage les décisions gouvernementales qui doivent être suivies si on veut limiter les contaminations, un exécutif dont le crédit est largement entamé par les erreurs et les incohérences passées et il n’avait pas besoin de ça.

Cette tribune ne rend service ni au gouvernement, ni à la population, et le corps médical n’en sortira pas grandi alors qu’il fait largement son devoir en ville et dans les établissements hospitaliers. J’ajoute que les médecins font toujours des tris entre les patients dans la détermination des indications : un traitement est choisi ou l’abstention thérapeutique est décidée en fonction du terrain et de l’âge, mais le tri évoqué par cette tribune est l’abstention obligée, une perspective qui me paraît finalement peu probable.

Illustration : dessin paru dans Marianne du 2 avril.

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Publié le 3 Avril 2021

Le mur du sonSi le précédent billet était un modeste poisson d’avril, cette photo (Martin Bureau/AFP), ne l’est pas. Elle montre des choristes ayant chanté masqués saluant le public (absent) sur la scène de l’opéra Bastille, le 17 mars 2021, à la fin de la représentation du Faust de Charles Gounod. Une situation assez diabolique.

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Publié le 1 Avril 2021

La lumière au bout du tunnelA Marseille, un nouveau variant du SARS-CoV-2 a été découvert. Les circonstances particulières de sa découverte ont été rapportées par les médias. On la doit, en effet, au zèle d’un policier municipal dont l’attention avait été attirée par un quidam de sexe masculin assis sur un banc de la Canebière et qui ne portait pas de masque. A la remontrance de l’agent, le quidam répondit qu’il ne portait pas de masque car il était dans l’obligation impérieuse de se moucher fréquemment. Admirons la présence d’esprit du policier qui sortit immédiatement son écouvillon de sa poche révolver pour faire un prélèvement naso-pharyngé. Celui-ci se révéla positif et le séquençage effectué sur place dans le commissariat montra des mutations rendant le virus SARS-CoV-2 extrêmement contagieux, l’agent à l’origine de sa découverte a d’ailleurs été atteint malgré le port d’un masque réglementaire aux couleurs de la ville de Marseille. Cette contagiosité laisse penser que ce variant marseillais va se répandre très vite et remplacer toutes les autres formes du virus, mais la bonne nouvelle est qu’il ne provoque qu’un rhume bénin. Conséquence immédiate : le cours en bourse des actions des entreprises fabriquant des mouchoirs en papier est monté en flèche. La municipalité de Marseille a fait une demande pour que soit décernée la légion d’honneur au policier municipal en récompense de son héroïsme. Illustration : Jérôme Bosch

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