Les scènes de liesse et de violence de la part des Français d'origine algérienne pour célébrer, drapeaux algériens déployés, les victoires de l'Algérie en football montrent, s'il en était encore besoin, qu'ils se sentent bien plus Algériens que Français. Non seulement l'Algérie est leur patrie (même s'ils n'y ont jamais mis les pieds), mais nombre d'entre eux sont hostiles à la France, tout en préférant y vivre, et ne perdent pas une occasion d'exprimer cette hostilité, le contentieux à l'égard du pays où ils sont nés ne semble jamais vouloir s'éteindre. Les « indigènes » sont là pour entretenir l'hostilité et les récriminations.
Et puisque que le football est un bon marqueur, rappelons les sifflets accueillant la Marseillaise ou le match amical France-Algérie, il y a quelques années, interrompu par des jeunes d'origine algérienne qui envahirent le terrain en brandissant des drapeaux algériens, ne tolérant pas que la France mène 4/0 et préférant tricher plutôt que de voir l'Algérie prendre une défaite cuisante.
L'intégration (et l'assimilation) à la française a échoué pour une partie de cette population d'origine maghrébine, puisque nous en sommes à la troisième ou quatrième génération, sans doute parce qu'ils est difficile d'intégrer des descendants de colonisés qui en veulent aux descendants des colonisateurs que leurs ancêtres aient colonisé les leurs. Beaucoup font en outre partie de l'islam dont les préceptes deviennent pour nombre d'entre eux prioritaires par rapport aux lois de la République.
Cette partie de la population finit par se comporter comme une corps étranger hostile que rien ne rattache véritablement au pays, sinon les avantages sociaux et les subventions qu'elle peut en tirer.
Aux USA, la population est constituée de nombreuses ethnies, mais elles sont réunies par au moins un point commun : le « rêve américain » qui consiste, pour simplifier, à entreprendre et gagner de l'argent. En France, si chacun rêve de gagner de l'argent, tous rêvent de dépouiller ceux qui en ont. Aux USA, on admire ceux qui réussissent, en France, on les jalouse et on les hait. L'argent des autres est forcément sale et mal acquis.
Alors, quel est le « rêve français » ? Le « rêve français » était d'être français. Les Polonais, les Italiens, les Espagnols, les Portugais et les autres, surtout de culture européenne, qui venaient en France rêvaient de devenir Français. Les Juifs malmenés en Europe de l'Est disaient en substance : « heureux comme un Juif en France » jusqu'à la Deuxième guerre mondiale où l'Etat français s'est déshonoré.
Une partie des Français d'origine algérienne (ou marocaine ou tunisienne ou turque), Français parce que né dans l'hexagone, rejette la communauté française. Et si certains ne se foutent pas de la France, c'est qu'ils aimeraient l'islamiser : « la France est à nous » criait l'énergumène habillé d'un gilet jaune en insultant l'académicien Finkielkraut, Juif parfaitement intégré (et même assimilé) dans la société française, et qui n'hésite pas à défendre sa spécificité et sa culture malgré les attaques qu'il subit en la défendant.