De plus en plus, la compétence et le talent ne sont pas les principaux critères de choix pour une fonction. Le choix doit être avant tout idéologique en accord avec les débats qui agitent la société, et notamment avec la volonté de promouvoir telle ou telle catégorie de la population avec comme critères de prédilection : la couleur de la peau, le sexe ou la façon de s’en servir.
On vient de confier à deux femmes (blanches !) des postes de premier plan de l’Union européenne, or les médias ont rapidement glissé sur leurs qualités et leur parcours pour s’appesantir sur leur sexe et de s’extasier sur le fait – qualifié d’historique par certains - que des femmes aient été proposées à de tels postes. Je ne trouve pas ça admirable, je trouve ça normal. Je préfère penser que leur choix est fondé sur leur compétence, et que des hommes plus compétents qu’elles n’ont pas été écartés en raison de leur pénis.
Récemment, une journaliste du Monde trouva regrettable que l’équipe américaine féminine ayant remporté le Mondial de football soit composée en majorité de femmes blanches, bien que, jusqu’à présent, la société américaine est encore à majorité blanche. Le talent pour cette journaliste n'entre pas en ligne de compte, et il semble nécessaire pour elle que la « diversité » soit représentée dans toutes les manifestations publiques. Cette journaliste a-t-elle protesté en voyant qu’il n’y avait aucun blanc parmi les huit sprinters finalistes sur 100m aux Jeux Olympiques ? S’est-elle offusquée de la prédominance des noirs dans l’équipe de France de football ? Le Monde délire, mais c’est chronique.