On a beau pousser Greta à faire la tournée de popotes gouvernementales et des doctes assemblées en émoi devant ses prestations, la pauvre enfant semi autiste (dont l’angoisse et le désarroi sont cependant manifestes) a beau encourager les écoliers et écolières à faire l’école buissonnière une fois par semaine (ce qui est toute de même séduisant), les partis politiques ont beau verdir à vue d’œil parallèlement aux bulletins de vote des électeurs, la masse, elle, qui voit surtout l’écologie sous la forme de taxes, reste réticente et ne ressent pas assez dans sa chair la nature et l’environnement, et donc comprend difficilement les efforts nécessaires pour les préserver.
Comme d’habitude la solution nous serait donnée par des études étasuniennes. Le mal viendrait de notre déconnexion avec la nature qui serait responsable de la catastrophe écologique, nous reconnecter avec elle serait donc primordial. Mais comment ? En prenant des champignons hallucinogènes. Tout simplement.
Un certain Forstmann qui a étudié la chose « pense que les hallucinogènes favorisent cette connectivité (et l'activité pro-environnementale induite) par le biais d'un phénomène très débattu parmi les spécialistes : la dissolution de l'ego. Normalement, nous comprenons clairement où nous nous arrêtons et où commence le monde extérieur, mais les psychédéliques brouillent cette ligne et permettraient aux individus de faire corps avec l'environnement » (Slate).
On voit que si l’on veut sauver la planète, les autorités devront assurer la distribution gratuite de champignons hallucinogènes avec des distributeurs à chaque coin de rue comme il existe des distributeurs de préservatifs. Notons que l’état des consommateurs permettrait peut-être de diminuer la circulation automobile citadine. La ville de Denver est d’ailleurs sur la bonne voie puisqu’elle a légalisé les champignons hallucinogènes le 9 mai dernier.
Illustration : Michel Basquiat