Publié le 31 Août 2017

Les récoltes des campagnes

Les campagnes électorales, et notamment présidentielles, nécessitent de l’argent dont la provenance est diverse. Tout va bien ou à peu près lorsque la campagne est victorieuse. Dans le cas contraire, le magot récolté et son utilisation peuvent susciter quelques questions de la part des partenaires.

C’est ainsi que François Fillon voulait conserver après son échec le trésor de guerre de 3,3 millions d'euros accumulé par son micro-parti vers lequel la collecte de dons était opportunément dirigée même après la primaire. Ses partenaires ayant insisté, je crois qu’il a fini par rendre à son parti la moitié du magot. Fillon semble enfin avoir trouvé sa vocation et comment assouvir ses appétits en rejoignant un établissement financier.

Mais ce qui se passe au parti socialiste laisse rêveur. Après l’échec retentissant de Benoît Hamon à la présidentielle, certains de ses bons camarades se sont étonnés de la somme élevée dépensée pour un résultat médiocre et émettent des doutes sur la sincérité des dépenses de campagne. D’après le Canard enchaîné (30/08/17), l’accusé, qui s’était empressé de quitter le parti socialiste, aurait carrément menacé ses petits camarades : « Si vous continuez, on balance toute la vérité sur la campagne présidentielle de Ségolène Royal et François Hollande. Et on en connaît beaucoup »

On a vraiment l’impression d’assister à une querelle entre les complices d’une bande de malfrats après un coup foireux avec des menaces de balance réciproque pour imposer l’omerta, le petit dernier, devenu agressif, étant prêt à lâcher le morceau.

Et que s’est-il passé lors des dernières campagnes présidentielles du parti socialiste ? C’est vraiment une ambiance de fin de règne et l’heure des règlements de compte. Pas joli-joli tout ça.

Marinus Van Reymerswaele : « Le banquier et sa femme ».

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Publié le 30 Août 2017

La marche vers la déféminisationJe suis le seul membre (et par conséquent président, secrétaire et comptable au chômage technique) du collectif masculin « Les impertinents ». A ce titre, je proteste énergiquement contre les représentations stéréotypées de l’homme qui se multiplient dans l’espace public. Je voudrais attirer en particulier l’attention sur les images que l'on retrouve à tous les coins de rues et reprises avec gourmandise par les médias d’hommes armés dont le nombre est bien plus élevé que celles de femmes armées. Cette disproportion scandaleuse constitue une rupture manifeste d’égalité.  Ces stéréotypes donnent une image dégradante de l’homme que l’on pourrait assimiler à celle d’un tueur.

Dans le cas où la présence de personnes armées se révèlerait indispensable dans l’espace public, nous exigeons une stricte parité entre hommes et femmes afin de ne pas ancrer dans l’esprit des générations futures qu’il existe une association entre la masculinité et le meurtre.

Voir l’action exemplaire du collectif féministe « Les Effronté-e-s » 

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Publié le 29 Août 2017

François Ruffin, inspirateur des nuits orthostatiques et folkloriques de la place de la République, préconise de ne pas attaquer le gouvernement sur le fond, c’est à dire sur le Code du travail, matière considérée comme trop technique, mais plutôt sur "des trucs à la con". Ce qui est sans conteste une forme de mépris pour le peuple dont il se prétend le défenseur.

Et comme exemples de "trucs à la con", il donne : "les vaccins, le statut de la première dame, les 26.000 euros de maquillage..."

Le statut de la « première dame » ou le maquillage présidentiel ne sont en effet que des épiphénomènes où Macron est plutôt moins pire que ses prédécesseurs, mais considérer que l’obligation vaccinale est un « truc à la con » montre la profondeur du bonhomme et surtout son esprit manipulateur.

Attaques « à la con »

Une autre attaque « à la con », mais autrement plus dangereuse, est celle de la Corée du Nord qui envoie un missile se promener dans le ciel du Japon. Tir considéré par le premier ministre japonais comme « inacceptable », mais néanmoins accepté puisqu’il n’a pas donné l’ordre de le détruire en vol.

Sur la photo (KCNA KCNA / Reuters), Kim Jung-un est hilare, mais on ne sait pas trop s’il salue ainsi la naissance de son troisième enfant qui risque fort de prolonger sa dynastie au détriment de ses concitoyens, ou s’il est heureux, comme un gamin joufflu et bien nourri, d’envoyer de gros pétards exploser dans le Pacifique, océan dont le nom devient de moins en moins approprié.

Sur cette photo on voit au fond la masse des militaires et autour de l’idole un choeur de femmes applaudissant ses exploits (pétards et/ou enfant), émues jusqu’aux larmes. Il ne faut pas plaisanter avec le bonheur.

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Publié le 28 Août 2017

Rencontres bolivariennesLes « insoumis » célibataires ont créé début juillet un site de rencontre « Insoumeetic » qui réunirait au moins 4000 membres. « Sur la forme, Insoumeetic a tout du site de rencontre pour « célibataires intransigeants », comme il se définit lui-même. Dans sa description, le groupe, qui rappelle qu'il n'oublie pas « respect, humour et légèreté », organise, par exemple, des trombinoscopes de ses membres par région pour faciliter les coups de foudre visuels ». (lepoint.fr 18/08/17).

Les photos féminines mises en ligne ont peut-être provoqué des coups de foudre mais également des commentaires graveleux suscités par une « intransigeance » masculine insoumise à la moindre élégance.

J’avoue que je trouve assez rigolo de promouvoir des couples d’insoumis. J’imagine leur conversation au coin du feu (j’admets que c’est une image bourgeoise) sur les avantages respectifs du régime castriste et du régime chaviste, en collectionnant les biographies de Robespierre, et en jetant, de temps à autre, un coup d’œil sur la photo agrandie de leur maître à penser trônant au-dessus du lit. Son image sur papier glacé (et non son hologramme) en ces lieux ne pouvant que favoriser la conception de petits insoumis dont l’éducation risque cependant de s’avérer délicate. L’insoumission aux parents étant la forme la plus spontanée de la révolution bolivarienne.

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Publié le 27 Août 2017

Bien que cette information n’intéresse personne, je dois avouer que je lis de moins en moins de littérature médicale. Je me dis que c’est normal puisque je n’exerce plus la médecine qu’à la marge, et que j’ai moins de raisons de me tenir immédiatement au courant de son évolution, ce centre d’intérêt revêtant moins d’importance pratique.

En fait, la raison n’est pas là. Jadis je dévorais la littérature médicale sans modération et sans appréhension. Le monde était divisé en deux : les gens malades et les gens sains et j’appartenais à cette dernière catégorie sans arrière-pensée. Les gens malades étaient à l’extérieur et je travaillais à les secourir sans craindre la contamination.

Aujourd’hui, j’ai pris de l’âge ou plutôt l’âge m’a pris, et le passage d’un monde à l’autre est pour bientôt, car j’ai la chance de ne pas avoir encore – pour l’instant (j’insiste) - passé franchement la frontière. La littérature médicale m’offrant le programme détaillé des possibles réjouissances à venir, j’évite de plus en plus de le consulter, d’autant plus que je ne peux pas choisir la programmation, et qu’elle me sera imposée.

J’évite de consulter le programme

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Publié le 27 Août 2017

Est-ce bien raisonnable ?

« Depuis le 20 juin et jusqu'au 20 septembre la Ligue contre le cancer propose / sur l’initiative de la fille et du fils d’une femme atteinte d’un cancer du poumon évolué / aux donateurs de partager leur plus belle "grimace contre le cancer" / " Make a Face Challenge"/ et de faire un don entre 1 et 10 euros au profit de la Ligue contre le cancer pour sensibiliser le grand public à la maladie, mobiliser un maximum de personnes via les réseaux sociaux et collecter des fonds pour faire avancer la rechercher sur la maladie. »

« Sensibiliser le grand public à la maladie ». Il s’agit surtout de pousser les gens à donner par l’intermédiaire d’un concours farfelu mais à la portée de tout le monde, car le cancer les effraie suffisamment sans que l’on ait besoin de faire des grimaces pour les sensibiliser. A noter que la dénomination du concours est bien entendu en anglais car « un concours de grimaces » ne faisait sans doute pas sérieux.

Quant aux deux enfants qui ont proposé de faire le clown alors que leur mère est au plus mal, je ne sais pas trop quoi en penser. Les responsables de la Ligue contre le cancer, eux, ont peut-être estimé que c’est une façon de dédramatiser la maladie cancéreuse et il est bien connu que l’argent, surtout lorsqu’il est utile, n’a pas d’odeur.

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Publié le 25 Août 2017

Notre ministre de l'intérieur vient de découvrir le transfert de responsabilité. Il propose, en effet, que les psychiatres aident la police à dépister les individus susceptibles d'adopter les thèses de l'islam radical au point de vouloir passer aux actes terroristes, en avançant que le recours à la médecine est justifié par la fréquence (1/3) des troubles psychologiques constatés chez les individus qui font l'objet d'une surveillance dans le cadre d'une prévention des méfaits de l'islamisme.

Ce sont probablement les personnes « bien connues des services de police » et qui deviennent bien connues de tout le monde au lendemain des assassinats qu'elles commettent ou qu’elles tentent de commettre.

Cette notion de « troubles psychologiques » est d'ailleurs assez ambiguë. Peut-on considérer le fanatisme comme un « trouble psychologique » ? Croire posséder l'unique vérité et vouloir l'imposer à tout le monde, au besoin pas la force, me paraît plus tenir du délire que de l'équilibre mental. Mais, inversement, considérer que ceux qui adoptent une idéologie extrêmiste ressortent tous de la psychiatrie, c'est en quelque sorte nier la force de l'idéologie elle-même, et vouloir ainsi se rassurer : ce sont des « fous », il ne reste plus qu’à les dépister et à les soigner. Ce qui conduirait - le comble - à mettre en cause leur responsabilité !

Quoi qu'il en soit, demander aux psychiatres de prévoir un passage possible à l'acte est illusoire, sauf s'il s'agit d'un débile profond avouant plus ou moins son désir de tuer. On sait qu'après un attentat les voisins et  l'entourage font souvent part avec étonnement de la douceur, de la gentillesse, de la réserve dont faisait preuve l'assassin de masse.

Par contre, si l'on peut douter de l'efficacité de la démarche médico-policière, on ne doute pas de son intérêt politique puisque si une surveillance est relâchée avec l'aval du psychiatre, la responsabilité d'un passage à l'acte incomberait autant au psychiatre qu'à la police ou à la justice. Ce cas de figure est largement illustré par les récidives criminelles non prévues après examen psychiatrique (voir « Le mal mâle »).

On ne s'étonne donc pas des réactions négatives des psychiatres qui se sont exprimés, outre le rappel du secret médical par le Conseil de l'Ordre (qui peut cependant être levé en cas de danger). Par ailleurs, on peut se demander comment la chose serait organisée : examen psychiatrique de tous les fichés S ? Assorti peut -être de soins dévoués mais néanmoins attentifs ? Et dans le cas où l'individu parait dangereux : surveillance accrue (dont on connait les aléas) ou internement ? Ce dernier dispositif sécuritaire étant très mal vu dans un Etat de droit pour un présumé innocent.

Une réaction des psychiatres à laquelle il fallait s'attendre est la dénonciation de l'amalgame*. L’amalgame est de nos jours une valeur sûre. Comment ! Il est scandaleux de rapprocher maladie mentale et terrorisme ! C'est stigmatiser la maladie mentale, la stigmatisation étant le corollaire de l'amalgame. Donc, il ne faut pas dire que certains islamistes sont manifstement déséquilibrés. Curieux, si l'on trouve des troubles psychologiques chez un certain nombre de terroristes, cela ne veut pas dire que les malades mentaux sont  dangereux et prêts à organiser des actes terroristes. La crainte de l'amalgame encourage le déni. Lorsque deux groupes humains ont un point commun cela ne veut pas dire que si l'un des groupes est dangereux, l'autre l'est automatiquement. Cette crainte de l’amalgame conduit à vouloir interdire de signaler le point commun qui, en soi, n’est pas condamnable mais dont il faut tenir compte.

* Aujourd'hui, "l’Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapés psychiques a vivement réagi en regrettant cet « amalgame » entre terroristes et personnes atteintes de troubles mentaux."

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Publié le 24 Août 2017

Quand l’air des montagnes monte à la tête

 Canard enchaîné du 23/08/17

Et Hani Ramadan, Genevois de naissance, « est un enseignant, intellectuel et prédicateur suisse de confession musulmane originaire d'Égypte. Docteur ès lettres à l'université de Genève, en Suisse. Wikipédia ».

Donc, contrairement à ce que l’on pourrait penser si l’on se réfère à ses prises de position, ce serait un personnage de haut niveau culturel. Il est en outre directeur du centre islamique de Genève. La Suisse a de la chance de posséder un tel cador dont la France s’est dispensé, mais on peut craindre que l’islam éclairé a de très mauvais jours devant lui si un docteur ès lettres atteint un tel niveau de bêtise récidivante (car il n’en rate pas une avec une constance qui force l’admiration).

Sa page facebook totaliserait 14829 « j’aime », ce qui montre qu’il est bien entouré, que la bêtise est contagieuse ou très appréciée par les connaisseurs et que sa propagande délirante trouve un écho parmi ses coreligionnaires, ce qui est désespérant mais pas surprenant.

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Publié le 22 Août 2017

La diagonale des fous

Notre ministre de l’intérieur Gérard Collomb a déclaré sur BFMTV et RMC que son attention s’était portée sur un chiffre particulier : "Dans le FSPRT [fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation] nous considérons qu'à peu près un tiers des personnes présente des troubles psychologiques." 

Seulement ?!

Klaus Enrique Gerdes : "Série Arcimboldo"

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Publié le 20 Août 2017

En consultant lepoint.fr (18/08/17), je suis tombé sur ce titre et de ma chaise :

« Cancer : les "médecines alternatives" augmentent le risque de décès

Selon des chercheurs de l'université Yale, les remèdes alternatifs seuls ne suffisent pas pour soigner un cancer, et font augmenter le risque de mourir. »

Vous lisez bien : les remèdes alternatifs - il s’agit d’homéopathie, plantes, qi gong, yoga, naturopathie, acupuncture, diètes, méditation, prières... – ne suffisent pas seuls pour soigner un cancer.

Parce que certains se posent réellement la question, dont apparemment les chercheurs de Yale à l’origine de l’étude.

Ce qui est intéressant à noter est que « le groupe ayant eu recours aux médecines alternatives était en meilleure santé au départ, plus jeune, jouissait d'un meilleur niveau d'éducation et de revenus plus élevés ». Ce qui veut dire que les plus modestes sont les moins cons.

Pour les détails, je vous renvoie à l’article, en soulignant que l’étude ne porte que sur la période initiale de la maladie, la différence serait probablement plus catastrophique sur une période plus longue et d'autant plus grande que l'on dispose pour un cancer donné d'un traitement standard efficace. Par ailleurs, il existe des biais, notamment le recours au traitement standard après une phase « alternative ».

Je suis tombé de ma chaise

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Publié le 19 Août 2017

C’est ce qu’a déclaré le 18 août sur franceinfo Nathalie Goulet (Union des démocrates et indépendants), sénatrice de l’Orne et ancienne présidente de la commission d’enquête sur les réseaux djihadistes en France et en Europe, en ajoutant qu’il faudrait « éviter l’émotionnel, le compassionnel » et renforcer plutôt nos moyens consacrés à la sécurité alors que ces moyens sont devenus insuffisants.

Après chaque attentat terroriste commis par des individus plus ou moins délinquants, plus ou moins dérangés, plus ou moins ratés et plus ou moins drogués à l’islam, nous appliquons un protocole maintenant bien rodé comportant des déclarations indignées ou pompeuses comme celle, récente, de Tahar Ben Jelloun : « Barcelone, j’écris ton nom », et le dépôt massif de mots, de fleurs, de peluches sur le lieu des assassinats en proclamant que l'on n'a même pas peur.

Une réaction larmoyante itérative qui doit combler de bonheur les assassins par procuration. Ils doivent se régaler à distance en pensant dans leur délire : « nous les vaincrons car ils pleurent et n’ont pas de couilles ». Dans leur mégalomanie il leur échappe sans doute que ce ne sont que quelques piqûres sur une peau d’éléphant, même si elles provoquent des réactions généralisées, et bien qu’éphémères, elles dépassent leurs espérances.

Bien sûr, leur bonheur n’est pas parfait. Ils regrettent que nous n’ayons pas un esprit de vengeance plus poussé et dont, eux, sont bien pourvu : pourquoi ces mécréants ne se retournent-ils pas contre tous les musulmans qui peuplent leur pays ? Pourquoi ne les massacrent-ils pas pour venger les morts qu’ils pleurent ? Une bonne petite guerre civile arrangerait leurs affaires qui battent de l’aile au Moyen Orient.

Ces orientaux totalitaires, misogynes et violents doivent se dire que l’Occident est bien compliqué.

« Arrêter d’allumer et éteindre la tour Eiffel »

Dessin de Geluck

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Publié le 18 Août 2017

Un ministre de la justice aux antipodes de la justice

© Nine News Australia Pauline Hanson est arrivée au Parlement vêtue d'une burqa (capture d'écran).

Peu importe la couleur politique de la sénatrice australienne qui est venue siéger pendant plusieurs minutes en burqa au Parlement dans le cadre d’une campagne visant à interdire le port de ce vêtement intégral dans son pays, ne serait-ce que pour des raisons de sécurité.

Ce qui est plus intéressant est la colère et la réaction indignée du ministre australien de la Justice affirmant : "Ridiculiser cette communauté, la mettre au ban de la société, se moquer de ses vêtements religieux est épouvantable, et je vous demande de réfléchir à ce que vous avait fait".

Ce qui veut dire que ce vêtement est ridicule en soi puisque l’on n’est pas censé voir la personne qui le porte et encore moins connaître sa religion, ce qui veut dire également qu’aux yeux du ministre ce vêtement cesse par miracle d’être ridicule si la personne masquée se déclare musulmane. Mais en portant la burqa, c’est elle-même qui se met au ban de la société en se stigmatisant (volontairement ou non) par cet accoutrement dans un univers de femmes libres.

Peut-on faire remarquer à ce ministre australien de la Justice que la burqa n’a rien de religieux (le Coran ne préconisant que des vêtements préservant la pudeur et non cet emballage macabre), mais vise à masquer totalement le corps de la femme dont la vision ne doit être réservée qu’à l’éventuel époux et resté toujours invisible aux hommes étrangers.

C’est une marque de l’asservissement total de la femme par l’homme et donc la marque, Mr le ministre australien de la Justice, d’une injustice flagrante et d’une forme de sévices à l’encontre de la femme qu’aucune religion ne suffit à justifier. A moins que le souci de la liberté pour tous permette l’enfermement de quelques-unes.

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Publié le 18 Août 2017

Bien qu’étant largement sorti, je me préoccupe comme les plus jeunes que moi qui sont largement dedans ou comme ceux, encore plus jeunes, qui ne sont encore jamais entrés ou comme ceux plus vieux qui, après être entrés, en sont sortis, et tentent à nouveau d’y entrer, je me préoccupe, dis-je, de la rentrée qui se profile à la sortie de ce mois d’août en entrant en septembre.

Pour l’instant le calme règne dans les tranchées. Ce silence est inquiétant et on aimerait éclairer l’avenir et prendre ses dispositions avant le fracas des armes.

Quoi de plus naturel que de se tourner vers son horoscope. J’ai consulté le mien. Certes, on ne peut pas extrapoler de ma petite destinée à celle de l’univers, mais mon destin dépend de lui.

Certes, il s’agit d’un horoscope destiné à une femme puisqu’il a été tiré d’un journal féminin (Elle 11/08/17), mais on peut légitimement se poser la question : les planètes sont-elles capables, malgré la distance, de distinguer mon sexe ?[1] Et sont-elles aussi politiquement incorrectes au point d’avoir une influence « genrée » ? Ce qui suggérerait qu’elles sont elles-mêmes influencées par des stéréotypes socio-imposés par le système aussi solaire soit-il.

Comment se sortir de l’incertitude de la rentrée

Malgré une rentrée annoncée « sous haute tension », pour ce qui me concerne les prévisions sont plutôt favorables : je vais construire avec Saturne, il faut dire qu’avec ses anneaux, ça turne bien. Et Jupiter me permettra de réussir ! On pourrait donc faire confiance à Macron ? Et Uranus qui va faire des pieds et des mains pour me donner un coup de pouce (doigt ou orteil, au choix), je savais que l’on pouvait compter sur lui, à condition, bien sûr, que j’adoucisse mon côté rebelle bien connu (brut de décoffrage) et que comme premier de cordée, je puisse vaincre le handicap de mon vertige afin de ne pas me planter (mis à part avec le piolet), ce qui, en alpinisme, ne pardonne pas.

Espérons que malgré cet horoscope, je ne tomberai pas de haut.

 

[1] Pour cet objet, je suis insensible à la flatterie.

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Publié le 17 Août 2017

Note d’août

A Paris, le ciel est aujourd’hui gris. Alors que nous sommes à la mi-août, les arbres pressés d’en finir nous donnent un avant-goût de l’automne. Les uns sont déjà roux, la feuille basse et branlante, à côté de leurs voisins restés verts, la feuille dressée et triomphante. Les végétaux nous montrent dans leur simplicité que par nature la recherche de l’égalité est une démarche vaine.

Comme chaque année au mois d’août, les Parisiens sont ailleurs pour laisser la place aux touristes venus en général d’un ailleurs plus lointain. Les langues se croisent dans les rues. Même lorsqu’il est silencieux, le touriste se reconnaît aisément car il porte son sac à dos sur le ventre. Jadis en Italie, le Français se méfiait de l’Italien, aujourd’hui c’est l’Italien en France qui se méfie du Français. Quant au Chinois il doit sans doute, avant de venir chez nous, suivre par prudence des cours de survie.

Je dois avoir une tête d’indicateur car à chaque fois que je sors de chez moi et même lorsqu’elles disposent d’une géolocalisation sur leur smartphone, des personnes ne manquent pas de me demander leur chemin et parfois plusieurs fois au cours de mon déplacement. C’est le seul moment, s’il ne s’agit pas d’un Français, où je tente de parler anglais. C’est aussi le moment où je constate avec dépit que tout le monde parle mieux l’anglais que moi et ce, quels que soient la nationalité, l’âge ou le niveau socio-économique apparent du demandeur.

Lorsque l’on me demande le chemin pour aller au Moulin Rouge (dont l’attractivité m’a toujours étonné) ou aux Galeries Lafayette (monument incontournable pour le Chinois), c’est aisé. Mais des passants ne manquent pas de me demander, en se fondant sur ma tête d’indicateur, d’éclairer leur route là où je cherche également la mienne. Et, croyez-le ou non, en étant défaillant, j’ai l’impression de manquer à tous mes devoirs.

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Publié le 15 Août 2017

La douceur féminine n’est plus ce qu’elle était

En tombant par hasard sur un site du « mouvement matricien », « plateforme d’anthropologie sur le matriarcat et le patriarcat », j’ai trouvé un florilège de citations de féministes radicales dont il m’est impossible de vérifier l’authenticité, mais ce « mouvement matricien » ne semble pas antiféministe puisqu’il serait partisan du matriarcat comme structure familiale :

- « Tous les hommes sont des violeurs et c’est tout ce qu’ils sont. » « Toutes les femmes apprennent durant leur enfance qu’elles ne sont que la proie sexuelle de l’homme. » « … toute violence masculine envers les femmes fait partie d’une campagne concertée. ». Le complot.  Marilyn French, auteur, (plus tard, conseillère lors de la campagne présidentielle de Al Gore).

- « Si la vie doit survivre sur cette planète, il faut qu’il y ait décontamination de la terre. Je pense que cela sera accompagné d’un processus évolutionnaire qui résultera en une réduction radicale de la population mâle. » Mary Daly, ancien professeur à Boston College, 2001. Un féminisme génocidaire.

- « La proportion des hommes doit être réduite et maintenue à approximativement 10 % de la race humaine. » Sally Miller Gearhart, dans "The Future – If There Is One – Is Female". Encore un génocide !

- « Tout rapport sexuel, même s’il est consensuel, entre un couple marié, est un acte de violence perpétré contre la femme. » Catherine MacKinnon.

- « Quand une femme jouit avec un homme, elle ne fait que collaborer au régime patriarcal, rendant érotique sa propre oppression. » Sheila Jeffrys. La collaboration par le coït. 

- « J’estime que la haine envers les hommes est un acte politique honorable et valable, en cela que les opprimées ont droit à la haine de classe contre la classe qui les opprime. » Merle Morgan, éditrice du MS Magazine. Un aspect non marxiste de la lutte des classes.

- « Le féminisme est la théorie; le lesbianisme est la pratique. » Ti-Grace Atkinson.

- « Question : On pense que vous êtes hostiles aux hommes. Réponse : Je le suis. » « Sous le régime patriarcal, le fils de chaque femme constitue son traître potentiel et aussi le violeur inévitable ou l’exploitant d’une autre femme. » Il ne reste plus qu’à l’étouffer dans le berceau.  « Le mariage est une institution développée à partir de la pratique du viol ». Exact. « Je veux voir un homme battu en bouillie sanglante avec un talon haut dans la bouche, comme une pomme dans le groin d’un cochon. ». Charmant. Andrea Dworkin.

- « Comme, au mieux, la vie dans notre société est d’un ennui profond et aucun de ses aspects ne sont pertinents aux femmes, il ne reste qu’aux  femmes civiques, responsables et en quête de frissons de renverser le gouvernement, d’éliminer le système monétaire, d’introduire l’automatisation complète et de détruire les hommes. ». La fin de l’humanité, en somme.

- « Le mâle est un accident biologique - le gène Y (mâle) n’est qu’un gène X (femelle) incomplet - une série incomplète de chromosomes. En d’autres termes, l’homme est une femme manquée, une fausse couche ambulante, un avorton congénital. Être homme c’est avoir quelque chose en moins, c’est avoir une sensibilité limitée. La virilité est une déficience organique, et les hommes sont des êtres affectivement infirmes. ».

- « Les hommes irrationnels, les malades, ceux qui essaient de nier leur sous-humanité, en voyant les SCUM arriver sur eux comme une lame de fond, hurleront de terreur … » Valerie Solanas, fondatrice de SCUM (Société pour mettre les hommes en pièces) (Society for Cutting Up Men.). Cette charmante Valérie a cependant fini à l’hôpital psychiatrique.

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Publié le 13 Août 2017

L’uniformisation de la diversitéJ’ai lu que Peter Schuck, un essayiste américain, avait déclaré que « dans le panthéon des biens non questionnés, la diversité se situe juste à côté du progrès, de la maternité et de la tarte aux pommes ».

James Damore, un ingénieur de l’entreprise Google, vient de constater que l’on ne peut pas lutter contre la tarte aux pommes. Il avait rédigé un mémo destiné à ouvrir un débat à propos de la parité hommes/femmes dans l’entreprise et en prenant bien des précautions : « J'attache beaucoup d'importance à la diversité et à l'inclusion, et je ne nie pas l'existence du sexisme, comme je ne promeus pas le recours aux stéréotypes. » Le malheureux, tout en ne niant pas des biais à corriger pour que les minorités aient un vécu similaire à ceux faisant partie de la majorité, a osé conclure sa prose de cette façon :

« Les différences de distribution de certains traits entre hommes et femmes pourraient partiellement expliquer pourquoi nous n'avons pas 50% de représentation féminine dans les secteurs techniques et aux postes de direction. Avoir recours à la discrimination pour atteindre une représentation égale est injuste, clivant et commercialement préjudiciable. ».

Là, le malheureux tend les verges pour être fouetté. Suggère-t-il que les femmes sont moins douées que les hommes en informatique ou qu’elles sont moins attirées par cette branche ? Mais il précise :

« Je veux pas non plus dire que nous devrions limiter les gens à certains rôles du fait de leur sexe. En réalité, je défends l'inverse : traitez les gens comme des individus, pas comme un énième membre de leur communauté (tribalisme) ».

Autrement dit : cesser de choisir en fonction de la communauté à laquelle on appartient, mais en fonction de la capacité de chacun. Imposer 50% de femmes dans une branche pourrait aboutir à imposer à des gens de faire ce qu’ils n’ont pas envie de faire, tout en empêchant d’autres de réaliser leurs rêves.

Cet ingénieur était donc partisan d’une installation naturelle vers la parité basée sur le talent individuel, sans l’imposer. Une position qui ouvre la discussion sur les obstacles que peuvent éventuellement rencontrer des minorités pour prouver leurs capacités.

Mais ce mémo de James Damore a immédiatement soulevé de vives protestations sur les réseaux sociaux contre son odieux sexisme, le réseau social étant épidermique et non cérébral, si bien que le suicidaire a été licencié par Google pour « non respect de son code de conduite » et « perpétuation de stéréotypes genrés ».

Le politiquement correct, comme la tarte aux pommes, ne se discute pas, ce n’est pas son genre, il s’impose.

Source : « Non, personne n’a écrit de manifeste à Google disant que les femmes ne sont pas faites pour l’informatique »    

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Publié le 12 Août 2017

 

DEREGLEMENT DES SENS

Ils s’appartiennent les amants
L’un contre l’autre, joue contre joue
Pas aveugles mais malvoyants
La tête dans le sac de l’amour fou
 
La maigre osseuse est élancée
La dépensière a de l’élégance
La grosse de la volupté
L’obèse de la prestance
Le violent de la virilité
L’entêté de la constance
Et la séduction excuse l’infidélité
 
Les amants après avoir été aveuglés
Sortent du sac et deviennent sourds
Ils n’écoutent que ce qu’ils veulent entendre
Ils n’entendent que les mots d’amour
Que les mots consentis, les mots tendres
Ils n’entendent pas les mots amers
Les mots d’ennui, les mots de colère
 
Et les amants finissent par ne plus s’entendre
Par ne plus se voir
Leur amour n’a plus de sens
Il n’a plus d’espoir
Et ils remettent le sac pour l’indifférence


Paul Obraska
 
Magritte : "les amants"

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 9 Août 2017

L’antiracisme comme argumentDans une chronique parue dans « le Monde Afrique » à propos d’un portrait de la conseillère presse de l'Elysée, Sibeth Ndiaye, paru dans Le Canard enchaîné (2/08/17),  et du SMS que celle-ci aurait adressé à un journaliste qui lui demandait confirmation du décès de Simone Veil : « Yes, la meuf est dead » (ce qui est à présent nié par l’intéressée), l’auteur Ibrahim Diawadoh N’Jim affirme que « Ce qu’on reproche à Sibeth Ndiaye, c’est d’être une femme noire qui a réussi » et de relever un racisme insidieux encore bien présent en France.

J’ignore si ce SMS est authentique, et s’il l’est, il ferait preuve d'un irrespect et d’un humour (je n’ose pas dire noir) du plus mauvais goût. Je pense comme l’auteur qu’il existe en France, et à mon avis moins qu’ailleurs, du racisme plus ou moins insidieux. Mais là où je ne suis plus d’accord, ayant lu ce portrait bien moins corrosif que d’autres portraits (de blancs) rédigés par la même journaliste, c’est de qualifier de raciste la description plus ou moins satirique (mais s'appuyant sur des faits et des déclarations) de cette personne parce qu’elle est noire.

Il n’est pas question pour l’auteur de la chronique de déterminer si le portrait est exact, mais puisqu’il est critique et ironique, il devient raciste car le sujet décrit est noir.

Le statut d'ancienne victime, aujourd'hui le plus souvent par voie héréditaire, ne donne pas droit à l'exemption de la critique, de l'ironie ou de la condamnation et les subir comme tous les autres est aussi une forme d'égalité.

Pourtant, il devient de plus en plus difficile de critiquer un noir ou un arabe sans être taxé de raciste ou d’islamophobe (en confondant abusivement ethnie et religion). Le bouclier de l’antiracisme est trop souvent utilisé comme un argument définitif même lorsque « l’issu de la diversité » est dans son tort.

Je me souviens d’avoir été témoin d’une altercation entre deux automobilistes, l’un blanc, l’autre noir, après un accrochage. La discussion portait sur la responsabilité de l’accident. Les échanges furent vifs mais d’ordre purement technique. A ma surprise le noir a fini par accuser le blanc d’être raciste et lui aussi fut autant surpris que moi.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 8 Août 2017

Brèves du 8.08.17SANTE. Le ministère de la Santé conseille aux parents de nos chères têtes blondes et brunes (diversité oblige) de leur faire manger une omelette préparée avec des œufs provenant des Pays-Bas pour les débarrasser éventuellement de leurs poux.

Un commentaire signale à juste titre, qu'un shampoing aux oeufs contaminés serait plus efficace.

DES NOUVELLES DE LA COUR. Le personnel affecté à la Reine Brigitte devrait – en toute transparence – comporter : « un directeur de cabinet, un chef de cabinet, une secrétaire, les hommes du GSPR en charge de protection, mais aussi les personnes chargées de gérer le courrier de la première dame. Le nombre de fonctionnaires dédiés à cette tache aurait progressé ces derniers mois, pour passer d'une personne à "un peu moins de dix", se félicite l'entourage du président de la République » (L’express). Et en plus, la cour de son auguste époux se félicite ! La première dame ? késako ? Et Mr Merkel, c’est le premier monsieur ? Il paraît que la Reine Brigitte ne sera pas rémunérée pour ses éventuelles actions (que personne ne lui demande), et en vertu de quoi le serait-elle ? Et pourquoi sa petite cour devrait-elle se composer de près de dix personnes payées sur les deniers publics ? Seules celles affectées à sa sécurité étant justifiées.*

Brèves du 8.08.17

Dessin de Jerc

* Cette petite brève n'a rien à voir avec la pétition lancée par l'artiste peintre contre le "statut de la première dame". L'initiateur de cette pétition semble beaucoup plus connu pour ses protestations publiques itératives que par ses talents artistiques.

ASTRONOMIE. La Lune ne fut masquée que partiellement par la Terre

Brèves du 8.08.17

Rihanna a encore moins éclipsé ses sphères célestes au carnaval de la Barbade.

Brèves du 8.08.17

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 6 Août 2017

En dehors des reportages sans intérêt, pour ne pas dire stupides, sur les embouteillages des routes de France, l’actualité ces jours-ci a été dominée par deux évènements : l’accouchement d’une femelle panda en location, et l’arrivée d’un joueur de football au club qatari de Paris vendu pour une fortune par un club de Barcelone.

D’une cage à l’autreLa location des pandas par la Chine n’est pas donnée, mais cet animal attire du monde, ce qui explique cet investissement. On peut cependant se demander pourquoi. Le panda ressemble à une peluche, mais il semble aussi en avoir le comportement. Pour le journaliste américain David Plotz : « Les pandas n'ont pas un mauvais fond, c'est encore pire : ils n'ont pas de fond du tout. Ce sont les animaux les plus emmerdants que vous puissiez imaginer…Ce sont des mollusques à poils. Ils sont atrocement paresseux… Toute leur vie, ils ne font que dormir et manger du bambou ». Et pour lui, si l’on empaillait un panda en lui mettant des bambous dans les pattes personne ne verrait la différence avec un panda vivant. N’ayant vu que des photos de pandas, j’ignore si le panda a plus de vivacité que son image.

D’une cage à l’autreLe footballeur, lui, est bien différent. Il est très actif. Il sait faire des choses avec les pieds et même avec la tête, plus avec son crâne qu’avec son contenu. A son arrivée dans le stade, alors qu’il ne jouait pas, il a reçu un triomphe de la part de milliers de spectateurs parisiens en se montrant simplement à leurs regards, comme un panda dans un zoo.

La supériorité de l’homme sur le panda, même s’il a moins de poils, ne fait aucun doute.

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Rédigé par Dr WO

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Publié le 4 Août 2017

247. Quand la bouffe nous bouffe

Les gens deviennent de plus en plus vigilants et de plus en plus méfiants sur ce qu’ils mangent. Certains se sentent même victimes de complots et s’estiment perspicaces en soupçonnant un empoisonnement. Tout vient alimenter la vigilance et la méfiance des consommateurs :

Les médecins d’abord, qui, par leurs conseils diététiques pour lutter contre l’obésité, l’hypercholestérolémie, le diabète, l’hypertension artérielle etc… ont fini par condamner plus ou moins le gras, le sucre, le sel, les viandes rouges en privilégiant notre côté herbivore. Des médecins – ils en portent le titre - ou même des amateurs se sont engouffrés dans ce créneau porteur et rémunérateur en proposant des régimes plus ou moins farfelus et parfois dangereux censés nous éviter des tas de maladies et notamment les cancers, en nous promettant une longue vie si l’on obéit à leurs conseils sans la moindre preuve sérieuse de leur validité.

Les écologistes ensuite, qui, à juste titre, se sont élevés contre la pléthore et le danger de produits chimiques utilisés en agriculture et dans l’industrie alimentaire risquant d’avoir un effet nocif sur notre santé et notre environnement.

L’intervention des pouvoirs publics, enfin, qui, en imposant certaines mesures, étiquetage, interdictions ou autres, vient authentifier la menace alimentaire.

A cela, il faut ajouter la masse énorme d’informations contradictoires drainées par internet qui vient nourrir l’angoisse alimentaire et le complot des multinationales.

"Nous vivons une mutation culturelle de l'alimentation qui nous amène à douter fondamentalement de ce que nous mangeons à cause de l'éloignement du producteur et du consommateur, de la délégation du contrôle par le consommateur à des institutions lointaines, des crises alimentaires..." (Patrick Denoux, AFP).

Pour beaucoup, et notamment pour les nouvelles générations, se nourrir peut devenir une préoccupation pour ne pas dire une hantise, et le choix des aliments lors de leur achat et lors des repas, un véritable parcours du combattant. Un de mes petits-fils, qui n’a fait aucune étude pour devenir médecin, biologiste ou chimiste, connaît tous les produits chimiques (dont je suis incapable de retenir le nom) susceptibles d’être ajoutés aux aliments ou aux friandises, il connaît ceux qui en contiennent (sans regarder leur composition) et, bien sûr, leurs effets possibles sur l’organisme.

Choisir une nourriture la plus saine possible n’est évidemment pas un défaut, mais la vigilance et la méfiance peuvent parfois tourner à l’obsession jusqu’à devenir dangereuses. Il arrive ainsi que le plaisir de manger se transforme en peur alimentaire et que l’obsession de la santé finit par rendre malade.

L’orthorexie est une attitude vis à vis de l’alimentation qui toucherait 2 à 3% des Français, notamment dans les classes dites supérieures, attitude qui pousserait par ex. à "Manger un fruit uniquement s'il a été cueilli il y a moins d'une minute, faire des mini repas assortis de compléments alimentaires... », et à devenir crudivore et frugivore jusqu’à refuser de manger toute protéine animale (vegan). Des régimes sources de carences multiples et de maladies risquant de ternir la pureté recherchée et d’abréger l’immortalité promise par une sélection alimentaire déraisonnable.

 

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Rédigé par Dr WO

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