C’est ce qu’a déclaré le 18 août sur franceinfo Nathalie Goulet (Union des démocrates et indépendants), sénatrice de l’Orne et ancienne présidente de la commission d’enquête sur les réseaux djihadistes en France et en Europe, en ajoutant qu’il faudrait « éviter l’émotionnel, le compassionnel » et renforcer plutôt nos moyens consacrés à la sécurité alors que ces moyens sont devenus insuffisants.
Après chaque attentat terroriste commis par des individus plus ou moins délinquants, plus ou moins dérangés, plus ou moins ratés et plus ou moins drogués à l’islam, nous appliquons un protocole maintenant bien rodé comportant des déclarations indignées ou pompeuses comme celle, récente, de Tahar Ben Jelloun : « Barcelone, j’écris ton nom », et le dépôt massif de mots, de fleurs, de peluches sur le lieu des assassinats en proclamant que l'on n'a même pas peur.
Une réaction larmoyante itérative qui doit combler de bonheur les assassins par procuration. Ils doivent se régaler à distance en pensant dans leur délire : « nous les vaincrons car ils pleurent et n’ont pas de couilles ». Dans leur mégalomanie il leur échappe sans doute que ce ne sont que quelques piqûres sur une peau d’éléphant, même si elles provoquent des réactions généralisées, et bien qu’éphémères, elles dépassent leurs espérances.
Bien sûr, leur bonheur n’est pas parfait. Ils regrettent que nous n’ayons pas un esprit de vengeance plus poussé et dont, eux, sont bien pourvu : pourquoi ces mécréants ne se retournent-ils pas contre tous les musulmans qui peuplent leur pays ? Pourquoi ne les massacrent-ils pas pour venger les morts qu’ils pleurent ? Une bonne petite guerre civile arrangerait leurs affaires qui battent de l’aile au Moyen Orient.
Ces orientaux totalitaires, misogynes et violents doivent se dire que l’Occident est bien compliqué.
Dessin de Geluck